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Mes études de médecine

Nos capacités mnésiques sont limités – Bloguer, archiver – Relire, se souvenir

 

La deuxième année de médecine 18 octobre 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 20:59

Si je devais la qualifier d’un seul adjectif, caractériser selon moi le mieux ce nouveau rythme de vie, englober cette toute nouvelle façon d’appréhender mes études, l’investir avec un mot qui prend tout son sens : la deuxième année de médecine est agréable ! Et ce n’est point sans réflexion, j’aurais aussi pu dire «différemment studieuse» ou encore mitigé entre un «constamment festive» et un «récréative à la demande», entremêlé de beaucoup de travail, une besogne laborieuse très voire trop présente !

Le point tout spécial est qu’on compare cette année avec la P1, autrement dit et pour ne pas amplifier la réalité, on compare la P2 avec l’année la plus difficile, la plus sombre, la plus morose, la plus dur autant physiquement que moralement… Il est alors excessivement aisé de percevoir cette nouvelle année comme excellente, tout est une question de relativité, d’échelle, ce n’est pas un cadre fade, le contraste y est frappant. Ainsi il m’est apparut plus qu’évident et c’est sans rien forcer ou chercher, que cette qualification d’ «agréable» était vraiment de circonstance.

Avant on se faisait mal pour remplir son cerveau, maintenant, c’est presque agréable de se le combler de matière un peu plus médicale…

La première année de médecine est une école de vie, de rigueur et de choix. Au jour d’aujourd’hui je ne regrette pas et presque en rien mon redoublement. Même si je ne suis que partiellement en mesure de pouvoir juger sur le bénéfice de cette seconde première année de médecine car il m’est impossible de me voir P2 passé bizuth et de comparer avec ce que je suis aujourd’hui. Tout vaut le coup ! Alors oui, je concèderais à beaucoup (entre autre aux actuels redoublants) que je tiens ces propos étant en deuxième année de médecine, à posteriori de beaucoup de difficultés, ayant passé ce cap non point facile d’accès.
Paragraphe au rapport concernant : voici quelques signes distinctifs des bonnes choses : elles sont toujours trop courtes, par ailleurs, elles sont aussi attirantes pendant qu’après et pour finir, on aimerait dans la plupart des cas les continuer, les refaire, revivre ces bons moments. Encore que tout est une question de jugement sur la définition et l’appréciation personnelle de la «bonté» d’une expérience…
Quoi qu’il en soit c’est un fait ! Ainsi, à refaire ma réussite, pourquoi pas ! Mais sans façon tout ce qui l’accompagne donc au final, revivre une première année de médecine, et je figure cela en terme de rythme de vie, tout simplement non ! J’y suis passé, c’était dur, très dur, je ne regrette pas, je suis passé. Je ne suis pas masochiste. Mais alors selon l’introduction de ce paragraphe, la simple conclusion serait que la première année de médecine n’est point une «bonne chose». Et paradoxalement si, c’est une expérience unique et formidable quand on se focalise sur son bénéfice. Résultat des courses je ne sais plus pourquoi j’en suis arrivé là puisque de tout façon, on en a pas le choix, il faut y passer ! Bilan et débriefing ne sont qu’inutilité et perte de temps mais inutilité assez intellectuelle…

Les cours sont plus agréables, plus médicaux. Pour ne donner qu’un simple exemple, on sait de mieux en mieux comment théoriquement sauver des vies ! C’est cool, même si ça fait parallèlement incontestablement flippe. Je connais mon cours de premiers secours, devant moi une personne tombe inanimé, que dois-je faire ? Que fais-je ?

La deuxième année de médecine c’est aussi être P2, un statut, un titre avec tout ce qui accompagne, qui transcende cet état particulier en tant que tel, autant par sa possession que par tout ce qui inclus cet avoir. En particulier vis-à-vis de mes pseudo-compères, parfois collègues, d’autres fois purs inconnus. Mais avant tout il s’agit de ces sub-contemporains, les petits comme on les appelle aussi, de ces «ce que j’étais et que je ne suis plus». Vous l’avez devinez, je parle des premières années. Et vous vous doutez que le paragraphe suivant porte sur mon proche rapport avec ces «autres» qui peuplent l’amphi voisin, préparant d’arrache pieds leur concours, tentant de le mériter.
Dans ma prépa, j’ai quelques bizuths à superviser, à aider. Fournir, prêter voire donner mes cours et mes fiches… Répondre aux questions de tout genre. Remotiver, Rassurer, Soutenir… Le juste et légitime retour d’un investissement dont j’avais précédemment fait le bénéfique usage. Mais cela est un autre point que j’approfondirai peut-être ultérieurement avec un intitulé qui pourrait prendre la forme d’ «accompagnement et rapport étudiant-étudiant au sein des études de Médecine». (Je suis aussi colleur de Bioch ! La classe !)
L’autre rapport que j’ai eu avec ces nouveaux cette dernière semaine fut le bizutage, opposé du précédent dans la forme mais point dans le fond. Tout différent de «mon bizutage», car cette fois là, de l’autre coté de la barrière : «Chef P2 intégrant les nouvelles recrues», le but premier étant de leur accorder gracieusement et gratuitement le meilleur souvenir possible de cette journée que nous avons rendu mémorable. Avec bien évidement, tous les dommages qui accompagnent ces quelques heures. Le second but, celui-ci plutôt pour les P2 et donc à fortiori pour moi, était de s’amuser aux maximum avec nos petits jouets, nos petits P1. Pour sûr ils en garderont d’excellents souvenirs, de toutes les couleurs à la mesure de ce qu’ils ont subit ! Mais croyez moi, c’est réciproque ! J’ai bouffé de la boue, je me suis quelque peu fait pourrir par mes P1 mais de façon plus que décimale comparé à ce qu’ils ont pris de ma part !

Alors oui, nous avons joué dans l’original et dans l’innovant mais en restant bien évidement dans les clichés, les traditions étaient de mise pour cette sympathique après midi d’octobre. Les grands classiques ne seraient se perdre, car toujours d’actualité et je dirais même plus, actuellement significatifs. Et quitte à les «trasher» comme on dit dans le jargon, autant prévoir des moyens conséquents et à la mesure de l’enjeu, l’occurrence n’est pas question de négligence et de fait à la va vite. Une organisation béton, du mortier d’animations, des engins d’exception à en casser la baraque. L’improvisation est la solution pour combler les moments sans action mais la préparation hors du commun que tous les deuxièmes années ont fourni à la réalisation de cette intégration compta pour beaucoup !

Il est vrai que dans ces moments, notre conscience personnelle habituellement très présente tend irrémédiablement à s’estomper au profit d’un pervers sens d’une étrange générosité. Celle d’un sens que je trouve assez naturel car présent à notre insu, ressurgissant de n’importe où, jamais entrainé mais déjà terriblement efficace. Derrière nos tenu de chirurgiens, blouses blanches, bleu ou vertes comblés d’accessoires de bloc, derrière ce magnifique déguisement, nous n’étions plus nous mais nous étions vénérables P2, deuxièmes années de médecine. Ainsi dans ce royal apparat, nous étions respectés de ce seul fait. L’habit ne fait pas le moine mais la tenu ne trombe pas. Très rapidement, T-shirt déjà plein de ketchup, de bétadine, de farine, d’oeufs, de substances diverses, de marqueur de tout genre le tout surmonté d’une petite tête de bizuth innocent contrastait radicalement avec cette autre classe, pourrisseuse, criarde, sûr d’elle et préparé pour cette peureuse après-midi d’un coté mais somptueuse et malicieusement orchestrée de l’autre.

Pour moi qui l’avais vécu en P1 que je fus, je peux vous l’assurer : c’est autre chose ! Différemment agréable ! C’est toi qui incline, toi qui courbe, toi qui instaure ta pseudo-dictature toute provisoire et incroyablement fugitive, juste le temps de quelques heures. C’est toi qui la gère, qui en profite, qui en abuse, qui en découvre les aspects cachés, tu tente le coup d’état, le jeu à la limite de l’acceptable, est-ce que ça va passer ou casser ?…Tous s’inclinent et tu goute à ce drôle de bonheur que l’on appel pouvoir ! Mais c’est justement la courte durée de ce volatil statut qui en a fait toute son intensité ! Le tout dans une excellente ambiance, joviale mais particulièrement salissante !

Bref un bizutage comme digne de ce nom !

(Cet article sera bien évidement complété par la suite au fur et à mesure de l’avancement de cette deuxième année. Mais n’ayant toujours pas de connection internet permanente, il ne m’ai point aisé de tenir régulièrement à jour mon blog…)

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Entre la Première et la Deuxième année de Médecine (PART1)

Classé dans : Non classé — admin @ 20:52

Alors voilà, par quoi commencer ? Il y a tant à dire…
J’aurais pu me classer par ordre thématique mais il me semble plus approprié de traiter de façon chronologique cet ensemble de choses que je vais de suite écrire ou décrire, ce qui n’est pas encore présent sur ce blog, ce qu’il est nécessaire et/ou bénéfique d’y ajouter. Si je commençais à énumérer toutes les choses que j’ai faites pour la première fois de ma vie, cela en constituerait une très longue liste alors commençons par le début et laissons nous tirer et guider par l’inspiration.

Between P1 And P2… Je dois dire que mes vacances ont été d’une grande richesse d’expérience et de rencontre. Une abondance de moments nouveaux et inoubliables. Le tout dans une atmosphère personnelle plus que sereine, sans soucis de mon proche avenir, aux antipodes des précédentes homologues qui elles étaient hantées par le sombre et triste avenir d’un redoublement qui faisait suite à mon échec.

Là tout était différent ! «Vous faites quoi dans la vie ? Boulot ? Études ?», «Je suis étudiant en médecine, je rentre en deuxième année» petite réponse assez réconfortante qui en toute modestie accompagne avec elle son ombre signifiant : «un jour je serai médecin» (si tout se déroule sans embuches). Plus de trop de soucis à court et à long terme. (Dans la mesure où je ne considère pas le dur labeur de ces études comme un souci). Et je vous avouerais qu’il est très réconfortant de savoir son avenir «tracé». Cela enlève certes une part de piment dans la vie (on ne vit plus au jour le jour, plutôt pour le moi de dans 10 ans…), et pour moi qui n’apprécie gère le trop épissé, ça ne me dérange un rien. On trouve ensuite à modeler son existence sur d’autres aspects plus ludique et distractif que celui du permanent souci voire de l’angoisse de préparer avec acharnement ce dont on a le désir d’être. Il faut le reconnaître et pour peu dire, la vie d’étudiant est relativement agréable. Alors je suis étudiant et fier de l’être !

Continuons, profiter de ces dernières vacances comme un gamin de primaire qui les attend déjà depuis plusieurs mois avant leur commencement, puis qualifié par ce même état «en vacances», il n’a que faire du reste du monde, il est en vacances et c’est tout ce qui compte, la rentrée arrive et c’est un désastreux retour à la réalité, la fin d’un rêve éveillé !

Bref ces trois bons mois de temps libre furent de loin les meilleurs depuis quelques années et croyez-moi, cela en décuple une récompense déjà immense… Je disais précédemment «riche en expériences et en rencontres». Car j’ai eu la chance de voyager quelque peu sur notre petite planète. Et même si je suis qu’au début du très long et fastidieux cursus, c’est avec un regard médical entre autre que je découvrais de nouvelles choses, de nouveaux horizons. Les ambulances des Paramedic américains équipées de sirènes très distinctes attiraient autant mon attention que les énormes trucks des highways de l’Arizona. Partir en mission en brousse à bord des pick-up jaunes caractéristique du ministère de la santé sud africain aux allures de convois de la croix rouge me faisait bien plus d’effet que je ne sais quelle autre excursion en motocross à travers les champs de canne à sucre sur les bords de l’océan indien… Et si je n’avais pas la chance de le faire, je me l’imaginais, comme ce tour en hélicoptère au dessus du grand cayon, il aurait été tellement mieux si se serait greffé au vol une mission de sauvetage… Ou encore, nous somme un groupe d’une petite dizaine en excursion en montagne, l’un se fait mal, qui appel-t-on ? : Le doc’. Et oui, ça commence et c’est loin de me déplaire. Partiellement malgré moi car j’ai travaillé pour, j’assume sans trop de difficultés cette étiquette que l’on m’attribue. A l’excès c’est un peu oppressant mais dans les limites du raisonnable c’est bien gérable et agréable et de toutes façons, il me faut m’y habituer.

Des berbères aux indiens navajos en passant par les zoulous, j’ai pu observer une petite parcelle de cette immense et magnifique plaine de diversité ethnique et culturelle, à perte de vue, fleurie tout simplement et individuellement par les populations humaines, femmes et hommes qui peuplent notre Terre à leur manière, qui l’habitent avec leurs uses et coutumes, leurs traditions…
Voyager, une chance qui peu paraitre aujourd’hui un luxe mais qui je pense, devrait être inséré de façon obligatoire dans l’enseignement médical. Avec bien évidemment des modalités qui pourrait s’adapter aux gouts et aux envies de chacun. Mais quelque chose de plus fort qu’une simple forte recommandation, c’est actuellement un conseil trop passif dans la mesure où il n’est pas clairement accompagné de facilitations pédagiquement excessives. La validation obligatoire de ce genre d’expérience me parait clairement une issue nécessaire et incontestablement utile dans un cursus comme le notre ! Pas forcément besoin de partir loin, la juste distance se trouvera dans le dépaysement et le côtoiement de ce que l’on oublie très vite dans nos pays occidentaux : la misère, l’insalubrité, la pauvreté, la souffrance comme pain quotidien, ces régions que j’appellerais atteins par une pathologie globale : le plus souvent politique, sociale, économique dont les répercussions se font directement sentir sur l’hygiène et la santé. Certes on peut se rendre très utile dans notre proximité mais le voyage offre ce petit plus, point aisé d’explication mais tellement limpide une fois réalisé ! De plus, je mentionnais dans un autre article, quelques caractères des bonnes choses, cela en fait parti : les voyages sont toujours trop courts, une fois rentré on aimerait de suite repartir !

Il est vrai que nous sommes très sensibilisés aux faits médicaux des sociétés «xéno-occidental», des peuples de l’Est, d’Afrique, d’Asie, du Proche et Moyen Orient, d’Amérique du sud. On relate plus que fréquemment les douleurs et les déboires de ces victimes, ravagé par des famines, épidémies, des catastrophes naturelles, des guerres civiles, tant de pathologie comme je les appelle qui martyrisent des millions de personnes. Et pour introduire un projet auquel je tiens particulièrement, celui de l’humanitaire : On ne peut rester insensible ! Il s’agit de vies humaines !
Je me suis un peu éloigné mais ce point est si important qu’on ne saurait le taire !

Mais racontons plus en détail ce que je tâtonne depuis le commencement de cette nouvelle missive. Il n’importe gère de raconter sur ce blog les voyages, les activités de loisir qui on remplies ces trois mois, en revanche, ce qui concerne le médical, le para-médical vient trouver une place de choix ici même.

Mon stage fut déjà en petite parti raconté et je pense qu’il n’est pour l’instant pas nécessaire d’en rajouter excepté qu’il fut, et je le répète encore une fois, il fut d’une excellente richesse. Pour apporter encore une simple illustration, aujourd’hui en technique de premiers secours nous avons traité les comas. Ayant assisté en direct à un Glasgow 3, quoi de plus parlant dans ce cours que de retrouver en majorité l’ensemble des gestes, les choses, les manipulations, les protocoles, toute cette machinerie de réanimation à laquelle j’ai eu la chance de participer ! Tout est bien plus parlant et captivant. Cela fait aussi parti des plaisirs de la P2. Première expérience médicale d’un mois donc, qui restera et tiendra une place importante dans mon parcours initiatique, en médecin que je serai tout me paraitra banal mais en étudiant que je suis, ce banal fut au final absolument génial et je dirais même plus inoubliable.

Mais ce qui a par-dessus tout marqué mes vacances «médicalement parlant» est bien plus court et bien plus intense. J’ai vu ce qui n’existe ici très rarement, ce qui ne s’observe que dans les bouquins. Car l’absence de moyens médicaux sophistiqué rend la médecine bien plus ardue, couplé à l’absence d’éducation médicale et d’hygiène, on assiste pratiquement pour toutes les maladies quelles qu’elles soient à des états pathologiques très avancées. Que ce soit pour des choses banales comme une simple otite ou pour des pathologies plus graves, infections de tout genre ou urgence atypiques… comme ce vieillard qui venait de marcher trois jours pour attendre notre petit hôpital et qui s’effondra devant la porte du médecin, il retira chaussures et chaussette, petits vers et asticots rongeaient ses chevilles… Si l’on rajoute en plus de cela le fait que certaines pathologies ont disparues chez nous, et pour couronner le tout qu’une proportion incroyable de sidéens peuplent cette région, on en arrive à un tableau bien sombre. Des endroits comme celui que j’ai pu observer, il en existe des milliers qui ne divergent entre eux que très peu, tout est à peu de choses près similaire car les humains sont physiologiquement pratiquement tous identiques et sans moyens médicaux ils le sont à fortiori tous aussi !
Moi, c’est au pays des Zoulous que j’étais : en visite à Untunjambili hospital si mon souvenir est bon. Une petite structure au beau milieu du Kwazulu-Natal, une province de l’est de l’Afrique du sud, bordant le magnifique océan indien. What an experience! It was really awesome !

Ma présentation au personnel soignant par le médecin que j’accompagnais était simple : «Hey have you met Ben? He is a French medical student !» De suite suivit par un insistant interrogatif (les sourcils à demi froncés) : «you know France…?!», «Anyway, it far away from here» et à vrai dire la plupart des gens, des infirmières n’avaient absolument aucune idée, ou peut être qu’une très vague de la où était la France. Mais qu’importe, j’étais blanc et je venais de très loin, j’avais même pris un avion… ainsi pour tout le monde : quel chemin ! Faire ces milliers de kilomètres pour venir les voir, les visiter, les aider… J’ai une offre d’emploi permanente là-bas, on a fait que me la rappeler pendant ma courte visite, je peux y retourner, y travailler dès demain. Il me faut d’abord finir mes études. Malgré ce CDI offert, les quelques médecins que j’ai pu accompagner étaient tous francs et directs avec moi. D’un coté ils me suppliaient presque de venir y séjourner sans limite avec un bungalow à ma disposition. D’un autre ils m’avouaient que c’était vraiment un travail difficile qu’ils faisaient dans cet hôpital perdu au milieu de nulle part, en pleine brousse, peuplé par la misère, ravagé par le sida. Et ils me conseillaient par conséquent de me diriger, dans la mesure où je retourne en Afrique du sud ultérieurement, vers des structures plus modernes, moins archaïques, tout autant désastreuses médicalement parlant mais plus passionnantes et plus enrichissantes d’un point de vue pédagogique. Des hôpitaux de ville, pourquoi pas à Durban au Addington hospital ou encore au King Edward VIII Hospital.
D’ailleurs en parlant de Durban, petite annecdote, savez vous qu’il y a une aile rattaché au principal hôpital de la ville, spécialement dédiée aux dommages collatéraux du sport national : le rugby ! Activité à risque qui est (sans oublier le cricket) énormément pratiqué là-bas, c’est une culture, les «Springboks». On y retrouve un service d’urgence, chirurgie orthopédique à gogo, et tout ce qui est sensible d’accompagner médicalement les nuisances physiques causées par la saine violence de ce sport !

J’ai observé en trois jours dans cet hôpital autant de pathologies qu’en un mois de stage en chirurgie. Palpé des foies de pierre, écouté des souffles cardiaques incroyablement pathologiques, examiné des patients atteints du sida avec toutes les maladies qui les accompagnes, observé des radiographie de pathologie orthopédiques diverses et parfois très pathologiques ! … Avec entre autre quelques classes d’éducation de physiothérapie, de l’éducation médicale toute particulière, des cours d’anatomie captivants pour ces mamas africaines qui passé la cinquantaine ont toutes les articulations démolies par leur travail pour le moins physique dans une culture où le repos n’est pas feminin, un labeur chronique. C’était aussi Kwashiorkor à répétition et tuberculose à récidive, pathologie commune et presque banale parmi ces patients sidéens - Je vous avouerai que la médecine que j’ai pu observer est bien différente de la notre - J’étais à la fois ému et sans voix, sans moyens, sans pouvoir d’amélioration, d’alternative quand le médecin indien qui me disposait ses cours magistraux personnels tout en examinant les malades me communiquait discrètement en anglais incompréhensible pour garder un certain secret médical bien différent du notre que tel ou tel malade allait surement mourir dans la semaine ou le mois qui vient, laissant derrière lui un foyer, une famille, des enfant…

Ou encore comme cette jeune mère et son fils, tout deux atteints du sida qui viennent dans la petite clinique car l’état du petit bonhomme de 5 ans se dégrade. Mais le fait est qu’elle prend à son compte la pension alimentaire de son fils accordé à chaque sidéen sud africain, sans doute pour ne pas mourir de faim. L’enfant va mal, très mal, ses grands yeux ronds plein de larmes qui ne coulent pas, qui inondent juste son visage innocent et implorent une pitié sans compréhension de ce qui lui arrive en ce moment, cachent cette injustice. Tout d’abord la terrible décadence de ses lymphocytes indiqué sur cette note de labo, puis ce gros ventre bien rond (caricature du petit noir de nos livres de géographie mais triste tableau dans cette galerie de misère), signe que le médecin ne tarde pas à traduire comme une sous-nutrition aggravée, et tous ces autres symptômes que j’ai la «chance» de pouvoir observer, palper, toucher, à l’épicentre d’un cas médical unique pour ce jour, infecté de la tête aux pieds. Lui n’a rien demandé, il n’est même pas encore conscient du mal qui le ronge. Il tousse à s’en faire gémir tout en restant très muet peut être cloué ainsi par son atroce fièvre. Le médecin me fait signe de sortir puis avec un langage simple mais grave et sérieux, il m’explique que pour démarrer le traitement, il est requis un minimum de suivit et d’autonomie en plus d’une alimentation régulière. Cet enfant n’a rien de tout ça, il habite peut être à des dizaines de kilomètres de la clinique et son état pathologique est si avancé que l’on peut avec peine le qualifier de terminal. Il n’est pas en mesure de commencer la médication, mais alors que faire ? La mère va mourir d’ici peu, elle aussi gravement malade. La trithérapie stabilise tant bien que mal l’évolution du sida et fait vivre les malades presque comme si de rien était mais les pathologies qui accompagnent cet état de santé sont rapidement fatales. Il prescrivit finalement quelques petites pullules contre la douleur et le traitement en question, sans oublier le détail important : dans la culture zoulou, il n’est pas rationnellement concevable que les médicaments aient un effet sur le corps et qu’en général ils ne sont pas pris ! Malgré les essais du médecin, pour un jeune enfant comme celui-ci, il est aussi vraiment difficile voire non envisageable d’être laissé seul en court séjour à l’hôpital, c’est culturellement délicat et ici clairement refusé.
Ainsi, il est repartit en fin de visite avec sa maman et son traitement. Perte d’argent, peut être. Mise en danger de la vie de l’enfant, peut être aussi. Quoi qu’il en soit si on ne faisait rien, il allait mourir. Ici on avait donc le choix entre deux issues : mourir ou peut-être vivre, le dilemme en est riche en conséquence mais quoi que bien réfléchie, la décision est simple. Drôle de paradoxe. Choisir la peut-être mort en espérant la peut-être vie pour éviter la certaine mort.
Cet enfant dans un état de vie si sombre, si noir et si critique, allongé sur une table d’examinassions recouverte de draps blancs, quel contraste ! Croyez-moi, ça marque ! Au jour d’aujourd’hui il est peut être mort. On a fait tout ce qu’on a pu, tout ce qui était dans la mesure de nos moyens.

Quelle leçon de médecine quand on dépasse le simple cadre médical ou du moins quand on aborde un cadre différent. Il s’agit de sauver des vies dont on est incapable mais il faut tout de même essayer, faire du mieux possible et c’est le quotidien de ces médecins. Pas de problème de procès, d’assurance, pas de salaire non plus. Agir, aider de son mieux, sauver à longueur de journée, combattre les maladies. Struggle against each disease. Intolérable cruauté ou simplement autre pays, autre population, autre médecine ?

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Entre la Première et la Deuxième année de Médecine (PART2)

Classé dans : Non classé — admin @ 20:49

Encore un drôle de détail culturel : En Europe, pour un mariage, c’est le grand évènement. On s’achète de nouveaux vêtements, on prépare un somptueux festin, on réuni tout ses proches et ses amis. C’est l’occasion de se rassembler et de faire la fête. Au jour d’aujourd’hui, en Afrique du sud, dans les régions assez reculées, tribales et triviales, c’est l’enterrement et la sépulture qui ont remplacé le mariage et toutes les choses énumérées ci-dessus se font à ce moment, on met le mort de coté et on passe un moment comparable à nos mariages. Très étrange, étonnant, presque choquant ! Drôle d’évolution ! On comprend mieux quand on sait que la population avoisine les 50 millions et que 35% d’entre eux sont infecté du VIH, 70% des patients dans l’hôpital où j’étais et 100% dans la petite clinique de sidéen que j’ai visité !

Dans cette excursion en brousse, la simple différence est que pour moi, c’était la première fois de ma vie que je vivais une expérience de ce genre. A tel point que je peux encore, pratiquement un mois après, vous raconter tous ces moments dans les moindres détails. Cette journée de septembre au milieu de patients à l’immense majorité sidéens fut vraiment spéciale, le médecin m’avait remis le carnet de pathologies lié à l’infection par le VIH, je le tenais en main et je les observais défiler devant mois les unes après les autre, «en vrai» !

Ah oui !!! Et aussi cette ponction de glaire cervicale, speculum en main sur des organes désastreusement «syphilisé», dégoutant, j’en ai encore un léger relent gastrique rien que d’y repenser… mémorable !
Comme je l’ai dit «j’ai vu plus de pathologie en trois jours qu’en un mois de stage». Plus, peut être pas, mais des différentes qui comblent et surpassent largement tous nos petits bobos d’européens. Je suis au fait que j’abuse et accentue mon ressenti en comparant cette dernière expérience à mon stage de chirurgie général, que j’exagère peut-être en disant qu’une prothèse de hanche peut attendre demain, qu’un implant mammaire ne sert pas à grand-chose : il y a plus urgent sur notre planète. La France présente aussi ses pathologies non moins graves mais je ne peux atténuer ces moments passés dans cet hôpital au beau milieu de nulle part. Et l’intensité de ces journées «africaines» rend relativement fade la «médecine chirurgicale du sud de la France». Je voulais comparer, nuancer, mais c’est trop opposé, tranché, trop contrasté !

Autre annecdote. Drôle d’ironie, je rentre en salle «sensé stérile» tout équipé, masque et tablier non pour ne pas infecter le grand brulé qui est présent dans cette petite pièce et à qui on doit faire de la rééducation car il a les deux bras collé et les nerfs détruits tant les brulures furent profondes, mais simplement pour ne point attraper on ne sait le quel de ses germes… Ne point infecter l’immunologiquement faible européen que je suis. C’est plus une quarantaine qu’une salle de soin. C’est d’ailleurs, pour l’instant le seul endroit qui m’a pour la première fois fait me sentir vraiment mal dans ma toute jeune carrière de soignant ! J’ai malgré moi du quitter la salle à la limite de mon empathie ou simplement à mes limites : chaleur, humidité, drôle d’odeur et gémissements interminables étaient au bout d’une petite vingtaine de minutes intenables. Ne pouvant plus supporter ces cris de douleur sans fin qui suivaient paralèlement l’intensité de sa souffrance. Couvert de bandes tachées de la tête à la taille pour couvrir ses énormes cloques infectés et purulentes, une cette scène repoussante qui ne devait rien me faire, ça fait parti de mon “métier”, je suis là pour son aide et comment l’aider si je me sent mal…
Mais je n’en pouvais plus, depuis dix minutes je cherchais le peu d’oxygène présent dans cette salle en tirant de quelques centimètres mon masque, au point où j’en étais, j’y restais deux minutes de plus et j’étais par terre ! Déjà là c’était grosse bouffée de chaleur, respiration difficile, audition transitoirement abolie et voilage partielle de la vision ! Once again, first time of my life ! Le commun malaise vagal ! Tu sors cette chambre prison, arrache masque et équipement en respirant très fort et amplement, heureusement dans le seul petit couloir climatisé de l’hôpital. En attendant le prochain soin tu as quelques minutes pour reprendre tes états car tout s’enchaine, on a besoin de ton aide ailleurs. Ouf, personne ne m’a vu, personne ne l’a remarqué pourtant j’étais très mal ! Aucun des 30 jours du mois en chirurgie ne m’a fournit de telles sensations…

Encore un détail, en Afrique du sud il n’y aucune pénurie de médicament. L’épidémie du VIH/sida a rapidement accru la demande d’agents sanitaires dans la région, étant donné non seulement l’augmentation du nombre de cas, mais aussi l’impact du VIH/sida sur les agents sanitaires eux-mêmes. Ce pays très touché est donc chouchouté à justes raisons par toutes les ONG mondiales, ils reçoivent des quantités presque à volonté, tout particulièrement pour le sida. Mais n’oublions pas qu’il y a seulement 74 doctors per 100,000 people (US today*). Ce qui est mieux que le Nigeria (Africa’s most populous country) qui a seulement 23,000 physicians for its population of 124 million. (This is a ratio of only 18.5 physicians per 100,000 !!!). Mais largement insuffisant. Cumulé à l’exode massif, à l’exorbitante émigration des médecins vers l’australie et le canada, le pays est mal en point mais ne manque pas de traitement même dans les endroits les plus reculés.

Un autre épisode me revient. J’accompagne toujours ce jeune médecin indien, on a quitté la clinique des sidéens, quelques minutes de piste en 4×4 pour retourner à l’hôpital, on a besoin de nous, c’est une grosse pagaille. Une petit centaine de personnes attendent et il n’y a que deux médecins. (Encore toute une histoire. Venus pour une grippe, ils se battent pour une place dans la salle d’attente, ils en viennent aux poings, l’un est viré l’autre part en salle de soins, le visage démoli). Je suis donc à présent pour les deux prochaines heures dans la salle de soins, huit lits et un médecin, salle qui sert aussi pour les urgences. Le médecin manie seringues et scalpel contaminé du HIV comme si de rien était, c’est l’Afrique. A ma gauche un homme souffre «à voix haute» d’un accident du travail : il s’est à moitié coupé le bras avec sa machette en récoltant les champs de canne à sucre. Derrière moi une infirmière retire un plâtre, scie à la main, un travail manuel et physique d’une bonne demi-heure ! Plus au fond, une dame est allongée avec une minerve, elle ne bouge pas. (Plus tard dans la journée j’ai pu voir la radiographie de son rachis, deux vertèbres cervicales fracturées ou plutôt explosées…). Le docteur dont j’ai oublié le nom et moi nous nous occupons d’une petite fillette de huit ans, assise sur le bord du lit, ses jambes pendantes se balancent et se crispent au rythme de sa douleur. Sidéenne pour changer, très mal en point aussi, il m’explique rapidement que ses poumons ne sont plus qu’un tas d’emphysèmes, conséquence de la tuberculose. Mon boulot est alors de lui tenir en position le masque à oxygène d’une main et de l’autre lui tenir la main pour tenter de la rassurer (le sourire empathique est une valeur universelle, français ou zoulou !) pendant que le médecin procède à des prélèvements sanguins sur l’autre main. Avez-vous vu un enfant pleurer de douleur ? On ne peut rester insensible. Ce n’est pas une tristesse, pas un chagrin, pas une peine ou un caprice, non, une douleur. Une fois les gestes médicaux terminés, le médecin me fait palper son foie, on sent clairement une arrête horizontale prédominante puis l’examiner, l’ausculter, écouter son cœur et sa respiration. Je lui tiens toujours le masque et la fait respirer profondément encore pour quelques minutes. Elle pleure toujours. Au milieu de ce spectacle, de cette exhibition de mals en point et de maladif, je n’ai qu’un regard de spectateur participatif.

Je voudrais à ce moment pouvoir être déjà médecin, influer, corriger, taire ce vacarme de pathologies. Arranger positivement cette fourmilière de patients venu chercher de l’aide. Participer et prendre part à ce combat sans fin mais ce combat si noble pour la vie. Pour l’instant je faisais du mieux que je pouvais ce qu’on me demandait de faire, de toucher, d’apporter. On continua par beaucoup d’autres patients, tout aussi mal les uns que les autres.
On partit ensuite en salle de radiologie, il voulait me montrer quelque chose à propos d’une dame que je venais d’ausculter. Ah oui j’ai oublié de préciser que là-bas, on abuse vraiment des radios, tu arrives pour un mal de dos : tu repars avec les radiographies de l’ensemble tes 206 os. Le cliché en question était une radio thoracique avec un cœur qui occupait tout simplement tout le thorax !!! De gauche à droite, une énorme tache blanche ! Impressionnant !

Et on pourrait en rajouter encore et encore. On dit que les médecins sud-africains sont parmi les meilleurs du monde. Je n’en doute pas. Ils assistent à des pathologies énormément diversifiés, ils sont tout à la fois, généraliste, spécialiste, chirurgien. Le mien, tout jeune, avait fait deux césariennes dans la nuit, la journée un peu de chirurgie cardiaque (ce qui le passionne) ou encore balistique (blessures par balles, ce qui est très courant là-bas). Il est aussi ophtalmo, orl, dentiste… dévoué à cette cause sans fin, et sans le blasonner, il excelle dans son domaine qui est pour trouver un mot juste : généraliste. Il a même trouvé le temps de me faire pendant le déjeuner un petit cours sur les traitements du sida. Il est tout à la fois dans cet hôpital où mercredi dernier il est resté le seul médecin en fonction la journée entière. Que l’on soit dans un couloir ou n’importe où, il n’y a pas de formalité pour soigner ou faire son auscultation. C’est l’Afrique. Une médecine différente pour un contexte différent !
Le tout accompagné d’un seul et unique problème : la langue, l’anglais médical est encore relativement compréhensible mais le Zoulou ! : très difficile et ainsi, maintes fois, à part mon «yebo, siabonga et saobona» (oui, merci, bonjour) je n’avais qu’un simple sourire à partager là ou j’aurai voulu rassurer, aider, apporter mon aide, rendre utile ma présence… (Prochain voyage du genre, Madagascar, au moins la langue y sera plus facile…)

Quand on rentre à Lyon continuer se études, comprenez que tout parait un peu fade ! Surtout quand ces deux mondes ne sont séparés que de quelques heures ! Rentré le dimanche après-midi, le lendemain, lundi de rentrée fut bien difficile ! Presque violant, cumulé à la fin de ces trois mois de «vacances», en tous les cas brutal et point aisé.

Mais il ne m’a fallut que quelques jours pour me remettre dans le rythme, me convaincre à nouveau que pour arriver à ce que je veux devenir et ce qui m’est de plus en plus confirmé, je dois encore parcourir un long et point aisé parcours.
Enfin bref, les études continuent et le temps passe très vite ! Mais quelles vacances, quelles expériences.

PS : Ah oui, j’ai oublié de rapporter à propos de toutes mes rencontres, que l’on traduirait de l’anglais «open dors», portes ouvertes : des lieux, des personnes, des contacts même parfois des amis, des confrères, étudiants ou médecins d’ailleurs… Très profitable. Mais cet article est déjà bien assez long, il faudra en écrire d’autres, alors gardons en pour plus tard.

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– ? – 19 août 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 6:33

Londres – Denver – Las Vegas.
Un vol de 14 heures, assez pour rédiger un très long message ! Incroyablement riche en bonne idées, en excellente mise en forme, on peut s’accorder le loisir de se laisser énoncer des réflexions ou des projets tout à fait innovants et captivants. Un article où se mêlaient profusion de démagogie et propositions sans avance, simple archétype d’opinion… Le genre de message qui une fois terminé vous donne cette satisfaisante adhésion à votre éloquence écrite… Je voulais préciser ces aspects, les voilà on ne peut plus clairs. J’avais deux ou trois schémas sur un sujet, le voilà parfaitement convenablement développé, limpide et justement compréhensible !
Vient l’hôtesse pour me proposer une collation, je plis mes brouillons, les range dans la poche du siège en face de moi puis me voilà arrivé à bon port ou plutôt à bon aéroport. Où sont ces sept pages petits carreaux pleines et combles de mon écriture italique, de toutes mes réflexions ? – Lost – Honnêtement même si c’est quelque peu futile et que le monde continue de tourner sans n’avoir que faire de ces quelques lignes. C’est tout de même une perte moindre certes mais assez considérable car l’altitude inspire énormément et de plus, elles seraient venues apporter impeccablement leur complément à ce blog… On se tient la tête, c’est une bénigne douleur, une triste, regrettable et évitable perte, et dire que celle ou celui qui les trouvera ne considérera en rien la valeur qui leur est due, celle du temps et de l’effort de rédaction, de la rare saisie d’un moment d’inspiration…
Il me reste le voyage de retour, je me souviens de la plus part mais tout était écrit de si belle manière…

PS : je continue de potasser mon petit bouquin, «pratique de l’anglais médical» je pars en Afrique du Sud les deux premières semaines de septembre. Entre autre pour accompagner un médecin en brousse parmis les Zoulous…

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Stage infirmier – Episode 6 – Fin et bilan – I 2 août 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 17:26

Article un peu décousu, rédigé entre 1 h et 5 h du matin la nuit du 1er au 2 aout, à moitié allongé sur un brancard dans le couloir du service…

Et voilà, déjà quatre semaines consécutives de stage terminées. Un temps convenable. Si l’on m’en avait proposé plus, j’aurais refusé ! S’il y en avait eu moins, peut-être n’aurait-ce pas été assez, pas suffisant ?

Mais pour un premier contact je m’en suis comblé de satisfaction. Pas un moment je ne regrette ce stage. J’ai tellement appris, tellement vu, tellement vécu de choses inédites et nouvelles. Il me semble qu’aucun jour ne soit passé sans que je n’ai mille choses à raconter à peine ce dernier terminé, et chaque jours était différent. Une absence totale de routine. Et ça j’aime !

Peut-être donc cette durée est tout juste approprié pour faire gouter avec parcimonie, pour donner de l’appétit tout justifié à cette grandiose, à cette unique, cette inégalable qu’est la Médecine et au corps médical en général. En ces quatre semaines j’ai pu observer, assister et faire vraiment vraiment beaucoup de choses. Vraiment ! comme dit-on, j’ai eu la chance de bien tomber !
Alors certes, c’est avec beaucoup d’appréhensions et d’attentes qu’on se présente pour un premier stage : tout début d’une longue collection, temps d’inauguration de tant d’aspects qui feront plus tard le pourquoi de ce que je serai… Il me semble que la «première fois», en chaque chose est importante voire souvent déterminante pour la suite ”“ et ce n’est rien de le dire ”“ car au fond c’est ces commencements qui motiveront la poursuite ou l’arrêt, le dégout ou la passion !

Mais alors la question à se poser est : qu’est ce qui conditionne cette motivation ? Quels sont les facteurs principaux et prépondérants à l’agréable et au bon vécu de nos premières fois ? Et la réponse n’est pas évidente d’entrée mais il est primordiale d’en trouver une. Car bien plus qu’une simple réflexion, ce questionnement porte sur des choses ou des aspects, des concepts ou des personnes qui agissent de façon absolument non négligeable dans la direction que prendra notre existence !

Combien vous on déjà dit : j’en suis arrivé là grâce à telle rencontre à tel moment de ma carrière. Pour prendre plus simple, j’ai commencé le golf suite à une excellente première fois. Il y a des moments incontestablement déterminants ! Et ce stage, ce premier stage, cette première expérience fut particulière et je pense jouera favorablement pour une suite confirmée. Une bonne appréciation, bien agencée dans une mosaïque de circonstances.

Ainsi si j’ai décidé de devenir un jour médecin pour me mettre au service de l’humanité. Si je me suis arraché deux ans pour décrocher ma place dans le numerus clausus. Si ensuite je me suis assuré qu’un jour, pour de bon, je serai ce que je veux devenir… Il réside d’un autre coté cette part d’inconscient, d’imprévisible : Et si je n’étais pas fais pour devenir docteur, si ma vocation, mon engagement hors du commun n’était que futile et absurde car aux antipodes du vrai, de l’authentique de mes espérances inconscientes ? Et me voilà arrivant devant un malade, désarmé, sans motivation car me rendant compte que cette profession ne me plaisait point. Le risque était présent.
Vous me l’accorderez, je n’avais plus trop le choix, une fois la machine lancée, l’arrêt est impossible mais donc l’accident en était tout autant inévitable si obstacle il devait y avoir. Quoi qu’il devrait arriver durant ce premier contact sérieux, pour le moins tangible avec ce que l’on appelle Médecine, je devrais continuer les études qui portent ce beau nom. Si j’en suis arrivé à cette réflexion c’est que malgré moi, je me suis constaté capable et dans la capacité de devenir ce que n’importe qui, ou plutôt ce que tout le monde ne peux devenir ! Car je l’ai déjà dite grandiose et unique mais je rajouterais comme compléments : spéciale et très particulière.

Plus tôt cette semaine, je faisais le pansement d’une jeune et adorable demoiselle et au cours de mon acte, après avoir appris que j m’apprêtais à devenir un jour médecin, elle me lança : «et vous aimer tout ça ?», moi de répondre «comment ça ? Tout ça» et avec un geste du bras me montrant son pansement recouvrant la large cicatrice d’une prothèse de genoux elle me répéta : «et ben… tout ça !». Je fus un peu pris de court, car oui, j’aime faire un pansement parce que c’est nouveau, parce qu’au début c’est assez marrant mais une petite cinquantaine m’a suffit pour m’en lasser, il n’y a vraiment rien de passionnant à faire un simple pansement (ce qui est bien différent de la pose de la prothèse de genoux mais c’est un autre sujet). Alors je lui ai répondu que non, je n’aimais pas spécialement faire des pansements, que le métier d’infirmier n’était d’ailleurs pas spécialement non plus passionnant voire presque banal et rébarbatif. Mais que toute la différence portait sur le fait que des gens souffrent et que des gens souffrirons encore et toujours et qu’il faudra toujours et encore des personnes dévouées pour en prendre soin, et c’est la raison pour laquelle je suis là !

Je venais en partie de répondre à une question que je me posais et si ma réponse fut juste et vraie, elle ne me convenait pas car avec moi travaillait une très ancienne infirmière qui à quelques mois de la retraite, après plus de presque 40 années d’exercice, était toujours passionnée par son travail.

Mais revenons-en au cadre d’approbation et de confirmation de ce stage. Comme je l’ai dit, j’ai pu bénéficier d’une vision vraiment globale d’un établissement de soin et de santé. Au niveau médical bien sur, j’ai accompagné une cohorte de tous types de médecin, et j’ai côtoyé pratiquement toutes les personnes en présence : l’ensemble du personnel qui compose la formidable équipe soignante qui conduira le patient malade dans un cheminement plus ou moins rapide vers sa propre guérison. Étant dans une clinique chirurgicale j’ai assisté à un paquet de gestes techniques, du chirurgien à l’aide soignante, de l’anesthésiste à l’infirmière… J’ai aussi gouté à l’ambiance particulière que l’administration et la hiérarchie impose à ce condensé de petites révolutions, ragots, rumeurs et revendications. Mais bien au-delà de tout cela, j’ai été confronté avec plaisir et malgré moi à une dimension tout autre et unique qu’est cet aspect humain, relationnel et psychologique dans la relation de soin !
Et je pense sincèrement qu’il découle de ce petit plus inhérent au corps médical, un détail qui fait toute la différence. Il me faudrait tester un stage vétérinaire pour confirmer mes propos, car un «je vous fais mal ?», ou un «j’ai mal, je souffre», puis un «merci de m’avoir soulagé», un «rassurez vous, je suis là, appelez quand vous voulez» sans parler de toutes les conversations de générosité dialectique et pseudoaffectives. Ce sont tant de petites phrases qu’on ne rencontre que très peu voire pas ailleurs, un corpus caractéristique. Et même vis-à-vis de quelqu’un qui ne se rend pas compte que l’on prend soin de lui (comme cet adorable papi un peu fou que j’ai surveillé durant son sommeil avec attention chaque quart d’heure de cette nuit) la dimension humaine est toujours omniprésente. Évident, on a en présence deux humains qui se parlent ou qui communiquent. À part exceptions, résultat d’une conception normale, d’une évolution logique. Dimension présente mais toute différente entre un malade et un soignant, entre un malade et moi !

Pour continuer en énonçant encore mes pensées. Faire du bien est agréable, parfois valorisant et gratifiant. Mais il faut rechercher nos motivations à ces actes de générosité. Par exemple, un désintéressement total dans ces circonstances est nécessaire pour conserver un tempérament d’action qui rendra cette dernière juste et bonne. Certes, l’absence complète de perspective de gains quel qu’il soit lors de n’importe quelle action est presque impossible. Car même si nous n’attendons vraiment rien, un «merci» nous fera toujours plaisir, preuve d’une autosatisfaction inconsciente qui à posteriori dévoile les entrailles cachées d’une loyale et franche mais partielle générosité. Au-delà de cet infime seuil qu’est notre égoïsme inconscient, il est tout de même possible d’agir pour faire du bien avec une motivation juste et honnête, constituant de l’action de soigner. J’aide les gens non point parce que je suis rémunéré pour le faire, non point car je sais que je vais en tirer un bénéfice physique, matériel ou moral. J’aide les gens parce qu’ils me le demandent simplement, et même s’ils ne me le demandaient point, j’aspire à un monde meilleur et cela commence par l’amélioration de la santé de chacun. Point-barre. On y retrouve un peu des bases de conceptions théologales comme la charité, mais je pense sincèrement que c’est dans un bon altruisme qui découle d’une convenable «empathie médicale» qu’il faut trouver les fondements d’un soin sans intérêts. Et si l’on assiste aujourd’hui à une médecine fondée sur une économie de gain, sur des soins de prospérité, sur une santé de coûts. Ce n’est pas là qu’il faut chercher nos «motivation médicales».

Tout en gardant donc nos motivations premières, on assiste tant bien que mal aux dommages collatéraux de nos bons et loyaux services dont nous sommes les premiers bénéficiaires. Je m’explique. S’il y a parfois bénéfice matériel, comme une simple boite de chocolat au départ de la clinique du patient guérit, il y a, en tous les cas pour moi, constamment un bénéfice moral et ce point en terme personnel qu’il faut le comprendre. C’est un bénéfice non voulu aux prémices de l’action mais qui une fois cette dernière terminée se manifeste comme la démonstration d’une utilité au sein d’une multitude dans le besoin. Le tout noyé dans un cosmos d’autres actions mais qui mises ensemble forment cette particulière récompense. À notre manière, même par un acte insignifiant on a contribué à l’amélioration de l’instantané ou du durable d’un personne souffrante dans un besoin de santé ! Et à la fin d’une journée, même si tout notre «travail» aurait pu être exécuté par quelqu’un d’autre, on a participé à ce petit plus. Ainsi, si peine, saleté, fatigue, principes, odeurs et on pourrait en rajouter, si tant d’aspect brident nos actions dans la vie courante, ici il n’en est plus question, l’apogée du service de la personne souffrante se dévoile sans complexes. On est libre dans la liberté de faire tout – ou presque – ce que nous demande un malade. Ainsi si cette nuit encore j’ai nettoyé les dégâts d’un monsieur qui inconscient avait uriné un peu partout et bien humidifié le sol de sa chambre. Je m’y suis mis presqu’à m’en faire vomir pendant qu’il dormait paisiblement, c’était pour le seul et unique bien être de cette personne. Dans ces moments, il ne faut pas trop se poser de question car la raison nous pousserait à laisser à autrui cette tache ingrate et à laisser ce somnambule incontinent dans ses propres déjections. Un service donc au-delà de la raison pour un bénéfice qui l’est aussi.

Se rentre utile dans une utilité d’essence naturelle, d’existence légitime tout en considérant cette utilité comme devoir premier de sa réalisation et non comme fin en soi.

S’il faut être un peu fou pour se lancer dans une carrière de ce genre, je le reconnais. Il faut aussi être fou pour ne pas reconnaître que ces soins ont leur raison d’être ! Par conséquent considérer comme génial et louable le travail des soignants tout en disant «moi je ne pourrais jamais faire ce travail !», c’est une forme d’égoïsme caractéristique et significative et ainsi une forme de folie !

Oulala, je m’éloigne !

Revenons. Bref, résultat des courses, après une journée de boulot, après un mois de boulot et par suite après une vie de boulot, je pense que le bénéfice est relativement bon et contrecarre les difficultés qui s’y opposent. D’un coté comme de l’autre. Et pour dire vrai, je crois que j’ai pris gout à cette luxure d’altruisme qu’offre la médecine. La voie de prédilection par excellence vers une profession hors du commun ! Ce qui confirme mes motivations pour devenir un jour médecin ! Et beaucoup de facteurs ont été présent en convergence pour m’encourager dans la filière que j’ai choisie.

Trêve de philosophie et de réflexions où mon esprit fatigué divague…

Ce stage fut aussi une initiation globale à la vie d’une clinique. J’ai assisté à beaucoup d’examens complémentaires : radiographies, échographies, écho-doppler, épreuves d’effort, électromyogrammes, électrocardiogrammes…
Toute la différence de ce stage et le drôle de paradoxe est que j’étais stagiaire infirmier étudiant en médecine. Et je dois dire que je ne manquais pas une occasion de me retrouver avec des médecins ou des chirurgiens qui me le rendaient bien. A chaque visite j’étais présent, j’ai souvent eu le droit à des cours magistraux particuliers sur telle ou telle pathologie ou technique. Et oui, j’étais le seul étudiant en médecine de cette petite clinique et parmi la vingtaine de chirurgien, ça se su vite. Alors je tournais d’un docteur à l’autre, invité par roulement ! Je crois que c’est ce qui a aussi fait la réussite personnelle de mon stage, cette excellente satisfaction, chaque jours nouveau comme je le disais. Assisté, j’ai fait une ponction d’ascite, des colo avec un appareil pas si facile à manier (il faut se repérer et ne pas se perdre dans le grêle…), j’ai posé des sondes urinaire assez compliquées, j’installais des intubations sous le regard pédagogue de l’anesthésiste (on s’en foutait ils dormaient déjà !), j’ai piqué dans le cou pour une voie parentérale, j’ai piqué avec des aiguilles électrodes dans les bras, les jambe pour tester si les opérations n’avaient pas abimé ces derniers ou alors pour les endormir spécifiquement… Plein de truc qui pour moi, en plus de tous les soins infirmiers, étaient fantastiques ! Et tout cela seulement dans mon premier stage.

Mais par-dessus tout je dois dire que je me suis vraiment plu au bloc opératoire, entouré de petit martiens tous vêtus de vert, cagoule et masque… Et les deux dernières semaines, le matin je restais dans le service de 7 heures à 8 heures puis en général, si ce n’était pas moi qui partais de mon gré pour assister à une opération passionnante, c’était l’infirmière qui me proposait de descendre au bloc et je dois dire que je n’ai aucune fois refusé. J’ai donc assisté à un paquet d’opérations de tout genre, de l’orthopédique, a peu près tous les membres, toutes les articulations, tous les os, tous les tendons et tous les ligaments Du petit doigt broché jusqu’au poignet au canal carpien, prothèses, genoux, hanches, chevilles. Fractures un peu partout. Du viscéral, vésicules, appendices à ne plus les compter puis des cancers et quelques autre truc plus important et impressionnant. Dans un des blocs on faisait dix coloscopies par matinée… De l’ORL, amygdales, sinus, oreilles, gorge, chirurgie des sens… Un peu de stomato, des dents de sagesse, quelques opérations de gencives. De l’urologie. De l’esthétique, implants mammaires, paupières, liftings, nez… Je crois que c’est à peu près tout. Je n’ai point vu de gynéco, pas d’accouchements, ni de cardio, pas de pontage ou de greffe de cœur, ni de neuro… Et même si mon boulot se résumait le plus souvent à tenir les écarteurs… c’est super excitant. ça en vaut bien le prix de rester debout immobile beaucoup de matinées des heures durant !

La chirurgie c’est top !

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Stage infirmier – Episode 6 – Fin et bilan – II

Classé dans : Non classé — admin @ 17:00

Et voici l’une des anecdotes les plus marquantes de mon stage :
Ce matin j’ai décidé d’arriver de bonnes heures à la clinique.
6 heures 55 je suis dans le bureau des infirmières.
Un peu encore dans le flou, assis sur la chaise du fond, dos à la fenêtre, le soleil d’azur me chauffe déjà fort le dos.
(Les détails qui ne servent à rien c’est important !)
Le matin c’est assez dur !
6 heures 58 je tiens ma tête entre mes mains, coudes sur les genoux, je sens que ça va être une grosse journée
Les infirmières de nuit vont apparemment bien, tout va bien.
7 heures, les infirmières de jour arrivent.
7 heures 01 l’ambiance est bonne et conviviale, la relève peut commencer.
7 heures 02 une aide soignante rentre en sursaut dans la pièce.
Le visage affolé, pas très sereine, pas normale, ce n’est pas un vieux qui a pissé dans son froc !
«La femme de la 12 (bien sur ce n’est pas ce bon numéro, secret médical) n’est plus consciente !»
A partir de ce moment le service ne fonctionne plus comme à l’habitude.
On est passé en mode urgence.
Et si ce genre d’accident arrive peut être régulièrement dans des services de réanimation,
Moi c’est la première fois que je vois un coma !
Tout branle bat de combat, on ramène chariot de réanimation.
L’anesthésiste arrive d’urgence.
Le Coma est profond, un bon Glasgow 3, 22/17 de tension !
Je prends sa température, 41 !
Elle a plein de petites convulsions, les jambes contractées tendues.
7 heures 15, une équipe du SAMU arrive.
Vous avez déjà vu ça dans les séries de petits docteurs, et ben c’est identique !
En quelques minutes tout est en place, ils commencent la réanimation.
Et moi je fais le relais entre la chambre et la salle de soin.
J’ai du me taper trois ou quatre super sprint pour aller chercher du matériel requis.
Heureusement je suis là depuis trois semaines, je commence à connaître les emplacements des choses.
Voir cette scène est très particulier.
On lui injecte différents produits, curare entre autre qui donne des petits spasmes sur l’ensemble de son corps inerte à part son cœur qui bat.
L’équipe du samu n’est pas très optimiste.
À ce moment, si on coupe le son, si on retire les bip bip du cardio et les pfchou.. du respirateur,
Si on remplace ce vacarme par une musique approprié, si on passe le tout au ralentit, c’est un film.
Mais non ! C’est du vrai, c’est du réel, c’est maintenant, elle est dans le coma.
À ce moment tous les autres patients du service sont accessoires.
Et dire que j’ai rencontré cette dame hier soir, rentré pour un cancer du grêle, bloc du jour.
Tout allait presque bien, même il y quelques minutes de cela et ce matin le coma !
Rien n’avait été encore fait ce qui veut dire qu’elle aurait fait ce coma chez elle.
Mais quand même, aurions-nous pu éviter ça ?
7 heures 40 L’équipe du samu l’emmène dans l’hôpital le plus proche en service réanimation.
Voilà, elle est partie.
Je lui souhaite tout le meilleur pour la suite.
J’appris le lendemain qu’elle avait fait une grave hémorragie méningée.
Elle est toujours dans le coma…

Ce stage fut vraiment une très bonne expérience. Je m’en suis tiré avec un «excellent stage, très bonne participation aux activités du service» comme appréciation.

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Projets… 26 juillet 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 18:21

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Stage infirmier – Episode 5 24 juillet 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 15:18

Aujourd’hui motivé pour une bonne journée d’infirmier j’arrive à 7 heures exact à la clinique.
La relève est mouvementée. Les infirmières de nuit ne sont pas commodes…
Les infirmières du matin sont de mauvais poil. les aides soignantes aussi.
Moi je suis crevé.
Pour la première fois depuis trois semaines, règne une sale ambiance dans le service.
Tous les “bons”, sympas, drôles et marrants sont cet après midi.

7 heures 15, j’en ai déjà marre.
Ca crie, un papi furieux a arraché sa sonde urinaire,
une autre a repeint les murs pendant la nuit et continue sur les aides soignantes qui tentent de lui faire son lavement.
Pour quitter cette ambiance je descends les valgus d’hier en radiologie.
Une, c’est cool !
Puis un autre patient pour une échographie. On s’arrète 3 minutes en chemin, sa tête tourne.
Puis je fais toute la clinique pour chercher un fauteuil roulant qui a disparu pour pouvoir descendre le deuxième valgus.
J’ai carte blanche, je me balade avec la liste de codes de tout l’établissement.
Je trouve plein de nouveaux coins comme la terrasse et le bar au 5ème (désaffectés pour l’été au profit de la pinède.)
Je rencontre un cardiologue dont j’avais fait la connaissance, on discute 5 minutes.
Puis après, 5 minutes avec les cuisinières, toutes adorables.
Je commande mon menu pour le déjeuner.
Puis encore avec la pharmacienne quelques minutes.
J’évite la débandade soignante du 3ème, 30 lit et 4 infirmière dont une qui embête tout le monde !
Je suis très ami avec tout le monde, même avec l’infirmière que personne n’aime.
Je suis le médiateur. Benoit, tu peux dire à … de faire …
Honnêtement ça me soule.
8 heures, la brancardiers viennent chercher une patiente pour une prothèse de genou.
J’étais vraiment motivé pour rester avec les infirmières, ce en quoi devrait consister mon stage.
Mais je prends l’ascenseur avec les brancardiers et je descends au bloc.
La malade part en salle d’op et moi je fonce au vestiaire, je passe du blanc au vert, calot et masque…
Aille ! Un bloc d’ortho est déjà occupé, on a finalement démarré une autre opération, ma prothèse elle commence à 11 heures.
Et me voilà reparti comme d’habitude à jongler d’une salle de d’op à l’autre.
Parmi les six je trouve ce qui me plait ! Je fais mon choix.
Pour commencer la blépharoplastie, quatre paupières, sup inf droit puis sup inf gauche.
Une réussite, vraiment incroyable.
Ensuite pendant que l’on prépare le bloc pour l’opération prochaine.
Je vais voir une réduction mammaire, mammoplastie de réduction. Impressionnant aussi.
Puis quelques minutes à discuter avec toute la bande de chirurgien et anesthésistes,
qui préparent leur trip en Harley sur la road 66 pour l’automne 2010.
C’est reparti pour un nez, rhinoplastie. Il y a l’avant et l’après, ce que l’on ne voit pas dans une colectomie par exemple !
Entre temps vite fait, je suis passé avec en urologie.
Avec un chirurgien assez atypique. Musique à ne plus s’entendre, à fond dans la salle d’op !
Pour continuer la matinée : une prothèse mammaire, on vide tout puis on rempli avec une prothèse de silicone, ou plutôt deux.
Une chirurgie particulière car on est tenu à une obligation de résultat.
Un sein puis l’autre du 90C, standard, au bas mot 5000€ pour une bonne heure !
Mais je préfère la chirurgie de la face !
La prothèse de genou ou PTG va bientôt commencer.
C’est parti pour deux heures et demie d’opération.
Le chirurgien passe bien la soixantaine mais malgré toute son expérience c’est un cas très compliqué.
100 fois plus intéressant que la prothèse de hanche.
Il me décrit beaucoup, répond amplement à toutes mes questions.
Un anesthésiste me dit, ce qui n’arriverait jamais en hôpital, nous ne somme que 4 dans le bloc.
Je suis en tenue. Après un interminable lavage de main.
J’ai pour mission de tenir la jambe et les écarteurs quand on me le demande.
On retire les ligaments croisés puis on s’occupe de faire le fémur au carré puis le tibia.
On pose la prothèse, ça fait parti des grosse interventions chirurgicales.
Bien garder l’axe, pas que le patient n’ait une jambe de travers.
De l’orthopédique certes alors clou, vis, marteaux, scie, perceuse.
Mais un travail d’artiste, un style harmonieux
Et une évolution très continuelle tout au long de l’opération.
Du compte a rebours du garrot que l’on doit détacher au bout de 120 minutes,
alors ensuite les artères crachent à pleins pots ou plutôt à pleines compresses !
A celui en fin d’opération où l’on a que 6 minutes avant que la colle des prothèses ne durcisse.
Dans l’ordre la rotule, le tibia puis le fémur puis on allonge la jambe, replace la patella et on recoud le tout.
Tout est au top ! Je n’aurais pas pensé qu’on fasse ainsi ! Tout est une histoire d’équerres.
Vraiment passionnant, j’ai même étonné le chirurgien à me tenir debout immobile sans bouger presque trois heures
De 11 à 14 heures sans un seul signe de faiblesse. Car c’est bien plus long d’observer que de faire…
Ca fait tout de même un peu mal en bas du dos ! Mais je n’avais pas trop le choix !
Mais après avoir vu orteils, chevilles, genoux (prothèse et ligaments), hanches, épaule et mains,
Si un jour je serai chirurgien, ce ne sera pas en orthopédique.
En revanche l’esthétique de la face m’a vraiment plut !
J’ai quand même une chance inouïe de voir autant de trucs pour un premier stage !
C’est ça les clinique !

Le bloc, un microcosmos particulier, parfois une chapelle de concurence et un temple d’exaltation d’égo…
Mais vraiment dans une ambiance excellente presque toujours festive !
Le chef de bloc y est pour beaucoup, c’est je crois l’homme le plus expressif que j’ai rencontré dans ma petite vie !

Et encore une fois, réussir sa première année de médecine ça change tout !
Ce matin un chirurgien inconnu (dans un sens mais point dans l’autre car je l’avais déjà vu opérer une prothèse de hanche) est venu me chercher pour m’offrir un café !
Ancien étudiant lyonnais il voulait faire ma connaissance.

Qui sait peut-être un jour je serai un grand patron.

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Stage infirmier – Episode 4 23 juillet 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 14:19

Aujourd’hui encore, matinée au bloc : Des ligaments croisés, une prothèse de hanche, une où j’ai manqué le début alors je n’ai pas bien su mais c’était sous cœlioscopie, une gastroscopie (de la bouche au duodénum) et une colo (de l’anus au grêle). Et pour bien finir, une colectomie, opération d’une heure et demi avec un véritable cours magistral, le chirurgien m’a tout décrit dans le détail. Et ce n’était dans ce cas pas sous cœlio donc j’ai pu vraiment bien tout voir. Au petit déjeuné ce matin j’avais relu rapidement quelques planches du Netter mais en vrai c’est autre chose !

Hier j’avais assisté à l’opération de deux valgus qui s’était très bien déroulé, ce matin nous allons donc pour changer ses pansements et en retirant les anciens, aux deux pieds des points ont sautés (en tous les cas abimés), ça pissait le sang, petite flaque dans le lit et malade en panique… C’est le genre scénario catastrophe pour des infirmières qui sont plutôt habitué à du “propre et facile”. Deux pansements assez difficiles.
Hier encore j’ai enlevé un redon de genoux, jusqu’ici tout va bien sauf que le patient était sous une dose très forte d’anticoagulants du coup pendant un bon quart d’heure j’ai du tenir mes pinces appuyées en changeant successivement mes compresses (qui en moins d’une minute s’imbibaient complètement), là encore beaucoup de sang !
Et pour finir avec les difficultés, ce matin on a du poser une voie parentérale dans le cou de la coléctomie, le retour veineux était excellent mais l’anesthésiste n’avait pas le feeling de la veine… il essaye cinq ou six fois d’un coté, le guide ne rentre pas, puis de l’autre, rien à faire, si, de force, heureusement qu’il était encore endormi ! Et voilà, on est dedans, espérons que ça ne remonte pas jusqu’à la tempe…

C’est assez bizarre comme goût, si on peu appeller cela comme ça, mais du seul point de vue pédagogique bien sur, j’aime assez quand ça se passe mal ! ça rajoute du piment, de l’atypique !
(Bien évidement encore seulement en tant qu’observateur ! car je compatie avec malades et soignants…)

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Stage infirmier – Episode 3 18 juillet 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 21:55

Aujourd’hui, encore une journée formidable !

Nommé stagiaire d’excellence par l’équipe soignante du service de chirurgie, je peux donc disposer mon emploi du temps comme je l’entends. Mais aujourd’hui malgré tout le luxe que l’on me proposait, invité par les chirurgiens pour contempler leurs prouesses (à croire qu’ils en son fier, ou simplement, ils se plaisent à un exercice de pédagogie dont ils sont les maîtres…). Malgré tout cela ce matin j’ai opté pour le contenu infirmier que je dois apprendre. Je ne me débrouille déjà pas trop mal mais il y a beaucoup de choses à affiner. J’apprends encore et encore et dans mes temps de pause je potasse un petit manuel d’infirmière, apparement la bible des protocoles… Ainsi couplé à beaucoup d’observations je suis assez en confiance lors de mes premières fois, à chaque nouveau soin.

Dans le courant de la matinée l’infirmière que j’accompagnais me proposa de faire un gros pansement (dans la taille de la cicatrice, 14 points). Relativement simple (pas inflammatoire et bien «refermé»). Le seul problème était que le patient en question était un patient sur-anxieux, un hyper-angoissé, une sommité en matière de stress… Je n’ai donc pas bien senti le coup, il m’en aurait voulu à jamais de lui faire mal… et je m’en serai voulu a jamais de lui avoir fait mal ! Comme je l’ai déjà dit, dans cette clinique on voit de tout, et j’en détaillerai plus dans la suite. Ce patient avait travaillé toute sa vie dans le spectacle, en matière de mimes et de comédie, c’était un pro, c’est lui qui me l’a avoué, il s’est même découvert douillet comme jamais…. J’ai donc encore une fois regardé faire ce pansement non point difficile dans sa réalisation mais un peu mouvementé en théâtre. Il se tordait de douleur tout en nous disant «je n’ai pas mal, c’est de la comédie ! Mais je ne peux m’en empêcher…». Sur un aspect plus psychologique, il me disait aussi se faire beaucoup de film, de scénarios catastrophes sur l’évolution de sa maladie et là encore il ne pouvait s’en empêcher, quoi qu’il arrive le cerveau tourne et à rester seul dans une chambre d’hôpital on peut le comprendre… Un malade ce n’est pas seulement quelques points de sutures après un acte chirurgical quel qu’il soit. C’est un ensemble !
Alors ensuite pour bien faire j’ai passé une bonne demi heure à m’entrainer avec des pinces de tout genre pour devenir un expert en maniement de ciseaux et de compresses, cœur même d’un pansement bien fait…, figurez-vous que ça n’est pas si évident ! Toujours être stérile, avec des protocoles draconiens que je n’ai en aucune façon le droit de dévier… Mais je crois que je ne me débrouille pas trop mal, je peux maintenant entrer en pro pour faire mes pansements, ce qui met de suite plus en confiance «mes malades». Je manie comme un chef tous ces ustensiles du scalpel au plus petit ciseau. Ce sont des gestes tout simples mais pas de suite evidents comme par exemple changer une perfusions avec quatre entrées, on en a plein les doigts et plus d’une fois je me suis emmêlé pédales, un nœud de tuyaux ! En débutant tout ça est assez délicat cumulé au regard du patient qu’il faut aussi savoir gérer, alors je m’entraine, c’est un peu le but de mon stage !

Plus tôt, comme d’habitude un docteur était venu faire ses visites matinales. Mais celui-ci, je ne le connaissais pas et comme je commence à avoir l’habitude de le faire, je me présente et je ne sais pas bien comment le décrire, j’ai déjà vu pas mal de médecins mais là, «le courant passe», il est ORL (la spécialité on s’en fou) mais c’est typiquement le genre de médecins que je voudrai devenir. Un type absolument génial, toujours à l’écoute, attentionné, compréhensif, autant dans le couloir avec moi que devant les patients, ce qui n’est pas toujours le cas ! Au fil de la discussion j’ai compris qu’en plus d’être ORL il faisait aussi de la chirurgie plastique de la face… Et en fin de visites, j’ai réussi à me réserver pour jeudi prochain quatre opérations, ce sera un nez et trois paupières !

Ma matinée continue et j’apprends de façon très assidue mon métier d’infirmier avant de devenir médecin, le tout toujours dans une ambiance génial, petits croissants, chocolat chaud ou café, climat méditerranéen et personnel soignant toujours adorable et très instructif, parfois à l’excès, j’ai du leur faire comprendre que je devais apprendre alors ils ne s’en privent pas !

Encore une nouveauté du jour, dans le service est admis un patient atteint de la maladie d’Alzheimer, une maladie certes terrible mais aussi assez amusante (toutes proportions gardées) comme j’en ai fait la sympathique mésaventure. Un bon 75 ans, adorable, drôle, amusant, même presque attachant, le seul et unique problème est qu’il perd cruellement la mémoire et cela le place en conséquence dans des situations pour le moins cocasse. Alors on est loin de l’hospice psychiatrique mais ce fut ma première expérience en tant que soignant avec une personne du genre.
Il y a des images, des moments qui marquent, des situations que l’on oubliera jamais, me voilà dans le couloir, face à lui, prêt pour partir se faire opérer : de haut en bas, son bonnet de bloc porté soigné comme un béret français, sa tunique bleu marine de bloc enfilée à la Romaine en grande cape, son slip (de papi bien sûr) remonté à mi-ventre, et pour bien finir des sandales spartiates ! J’ai du répondre à son «je suis prêt» un poli «mais que faites vous ? votre opération est dans une bonne heure, allons, rentrez dans votre chambre ! Il nous reste encore un peu de temps.». Pour moi, ce patient fut un César, un empereur, un portrait très spécial. Toute la matinée une personne devait se tenir en permanence dans sa chambre pour éviter le pire, de l’arrachage des perfusions au saut par la fenêtre. Je l’ai surveillé une bonne heure et j’ai vu un peu de tout, du médecin qui voulait le tuer au chat mystérieux qui miaulait sous son fauteuil (fauteuil sur lequel les infirmières l’avaient solidement attaché avec des draps…). Je devais le ramener à la réalité mais il récidivait dans ses histoires aussi tôt que l’une était terminée. Il cherche les trous sur sa couette pour l’enfiler comme une chemise, il s’exaspère de toutes les idioties que la télévision nous raconte tout en louant ces gens exceptionnels que l’on appel journalistes, il me raconte des histoires farfelues sorties de nulle part, il me fait rire mais je me dois de lui dire la vérité, il n’y a pas de loup dans le service, ni de piste d’aéroport dans le couloir…
La mémoire est la base de l’orientation spatiotemporelle et quand cette dernière nous fait défaut, on observe une dialectique très particulière, des aberrations aussi grosses les unes que les autres… Alzheimer c’est ça !
Mais c’est une maladie difficile et terrible, dégénérative et d’une insoutenable injustice. Dans la matinée on est venu lui rendre visite, lui apporter compagnie et essayer de tenir une simple conversation, exercice presque impossible, ce on finit par sortir de la chambre au bout de quelques minutes en pleurant. C’est dur, très dur !

Encore une fois, au-delà des seuls soins techniques, ce versant relationnel est très fort et très présent ! Passer quelques minutes pour calmer une malade qui est dans une angoisse insoutenable, qui mutile son moral à s’en empêcher de respirer et s’étouffe tellement sa poitrine est serrée, qui fait monter artificiellement sa tension à presque 20/12… Discuter simplement mais tenir une compagnie nécessaire et utile à ce genre de personnes inculque une dimension de plus à ces professions médicales qui sont déjà hors du commun !
Côtoyer la douleur, la difficulté, la souffrance, le mal autant physique que psychique et cela du plus jeune âge où l’on redoute par-dessus tout les piqures jusqu’à un âge bien plus avancé où l’une des principales craintes est la solitude. Avoir cette constante empathie tout en trouvant la juste frontière entre le partage d’émotions, le permanent soucis de l’aide, et l’appropriée distance qu’un soignant se doit de garder pour conserver une lucidité et un sens de la décision médicale orphelin de quelconques subjectivités.

Un autre point où selon moi il n’est pas donné à n’importe qui de savoir gérer de telles situations et se gérer dans de telles situations est que l’on entre dans l’intimité des malades, leur pudeur nous est dévoilé, avec des mots justes : «mis à nu». Et selon moi encore, les grandes différences qui tournent les malades de la gêne et de l’embarras vers une commodité et une simplicité, presque une aisance de déshinibition sont : premièrement ce que j’appellerais «l’effet blouse blanche» ou l’étiquette soignante qui nous définie, médecin ou étudiant en médecine (ces gens sont là pour mon bien, pour me soigner, je peux en avoir confiance…). Deuxièmement le fait que dans ce colloque singulier et particulier l’intimité soit quand même et malgré tout bien conservée. Et ma troisième raison serait simple : ils n’en ont pas vraiment le choix car devant la médecine s’inclinent tous principes, positions ou croyances. La santé prime en rendant presque accessoire et annexe nos états d’âme personnels, nos sentiments de tous les jours. Mais par ailleurs il faudra bien sûr pour chaque patient et chaque situation savoir s’adapter, chaque personne est différente et la maladie transpose et décuple l’importance de convenables relations…

Si la mort reste encore relativement un tabou en médecine, d’autres tabous n’en sont plus…

J’entre dans une chambre, j’adapte comportements, façons d’être, propos… Parfois on a besoin de leur apporter un peu d’humour et de gaité, parfois du réconfort, parfois il faut leur parler de nous, leur raconter notre vie, parfois il faut savoir les laisser parler, les écouter, parfois encore simplement se taire mais être présent en agréable discrétion. Même pour un acte chirurgical banal et sans risques, il y a toujours des appréhensions, des craintes (la douleur, l’anesthesie…) et donc à fortiori bien plus pour de graves pathologies. C’est une chose de le savoir en théorie, c’en est une autre de le pratiquer, de l’employer, de l’exercer, de le mettre en œuvre, en application, en pratique, de le réaliser, de s’y adonner, de s’y appliquer, de le manier, de l’entrainer, de l’utiliser, de suivre ce «perfect way of being» et de s’y tenir au mieux, c’est une partie du soin…

Plus j’avance dans ce stage, plus je me dis que c’est vraiment un corps professionnel unique et spécial, corps qui me plait, qui correspond aux schémas et aux maquettes que je m’étais préconstruits et prédessinés. Et sincèrement après avoir observé beaucoup d’opérations et suivit différents docteurs, être chirurgien m’attirerait vraiment, ce coté technique de précision, ces qualification et ces aptitudes qui justifient la place qu’ils tiennent dans la clinique et de l’autre, la médecine comme on aimerait la pratiquer. Paradoxalement pour l’aspect relationnel on dit que ce n’est pas l’idéal quoi que certain manient avec une dextérité hors du commun ce corps dépouillé de douleur pendant leurs opérations et cette personne humaine qui une fois réveillée retrouve toute son intégralité !

PS : Je pourrais décrire mes gestes plus techniques mais cela n’aurait pas trop d’importance, on les trouve dans n’importe quel manuel infirmier, sauf que peut être pour certains je tremble un peu… En revanche j’estime plus des reflexions auquelles je suis confronté, des constatations réfléchies…

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Pas très bien tout ça… Mais très confortable ! 16 juillet 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 18:32

Diagnostique d’une maladie grave : ma conscience professionnelle me fait déjà défaut, je vais passer mon jeudi entier au golf. Après tout je ne pointe nulle part et j’aurai le temps de rattraper toutes ces heures, quoi que je ne les ai pas perdues puisque je ne suis indispensable pour personne, si je suis absent, rien ne change, tout tourne normalement. Je pars donc la conscience tranquille (même si je vais rater les deux liftings…).
En fait pour le dire honnètement, je fais un peu ce que je veux, aujourd’hui j’ai regardé faire dix pansements puis j’en ai fait deux (avec tous les protocoles…), j’ai observé la façon dont on enlève un redon puis j’en ai enlevé un et j’ai fait quelques piqures. Ce matin ils ont mis une bonne demi heure pour parvienir à poser un cathéter sur une mamie qui n’avait aucunes veines, ils s’y sont repris à quatre fois, moi je ne m’entraine pas sur ce genre de patients, on m’en offre d’autres qui ont plus de veine ! Je pose mes perfs, mes topalgic, mes perfalgan, mes augmentin, mes lovenox…
Et puis sur le coup de 10 heures 30 je suis descendu voir une opération de deux cataractes ( comme celle-ci pas sur les mêmes patients bien sûr ) J’y suis allé pour la seule et unique raison que j’en avais l’envi et la curiosité…

J’ai un forfait open bloc !

Je suis dans un luxe complet, je regarde et fais, j’apprends à ma guise mais une guise un peu forcée et obligée par les infirmières, je suis poussé à l’eau. En rentrant dans la chambre : “Bonjour, je vous présente Benoit c’est un étudiant en médecine, accepter-vous qu’il vous fasse…” puis on nous répond : “je ne préfère pas servir de cobaille”, “j’ai peur d’avoir mal…” ou alors “cela ne me dérrange absolument pas”, “il faut un début à tout”, “on a tous été élève un jour…”. (certains sont même fiers de me servir comme “terrain d’entrainement” !)

Bref demain je prends un jour de vacances, bien merité après deux semaines de travail intensif !

PS : C’est la première et la dernière fois de ma vie !

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Stage infirmier – Episode 2 15 juillet 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 16:41

C’est l’été et qui dit été dit peu de patients et qui dit peu de patients dit peu d’opérations et qui dit peu d’opérations dit peu de travail pour les infirmiers et donc encore moins pour moi…
La tension, la température, les piqures et les pansements ça va bien cinq minutes mais sur une journée de 7 heures quand on fait disons 3 heures de soin en cumulé et que le reste du temps on attend que l’alarme sonne pour avoir du boulot, ce qui est déjà arrivé deux jours la semaine dernière, quand tout le monde va bien et que tu reste planté sur ta chaise à discuter et à faire de la paperasse, ce n’est pas très marrant. D’autant plus quand tu te fais réquisitionner par l’aide soignante pour faire la trentaine de lits ou pour prendre la tension à tous les patients car on a rien à faire d’autre. C’est bizarre mais parfois on aimerait que les patients aillent mal pour avoir de quoi s’occuper mais là tout le monde allait bien… et… on s’ennuie ! Tant mieux. Les infirmières se consolaient en me disant que certains jours c’est la cohue, on ne sait plus où donner de la main… Bref, là ce n’est pas le boulot qui est de trop !

Donc ce matin je suis allé passer ma matinée au bloc accompagnant un chirurgien orthopédique. J’ai pu observer, la pose d’une prothèse de hanche (en une bonne heure et demi), une méniscectomie par arthroscopie (celle-ci n’a duré que 10 minutes), une vérification sur prothèse de genou (toujours sous arthroscopie, c’est hallucinant l’ultra haute définition de la camera…), un tendon d’Achille (la rupture et la réparation de celui-ci, en 10 minutes de charcutage et 25 minutes de couture pour eassembler tout ces lambeaux de tendon…) et pour finir le chirurgien a retiré des broches d’un genou, là encore avec un marteau et une tenaille de 30 cm…

Résultat des courses : l’ortho c’est un vrai job de bourrin ! Frapper bien fort une vingtaine de coups avec un maillet pour enfoncer la prothèse en toute délicatesse dans le fémur après avoir coupé (tronçonné) ce dernier !
C’est assez paradoxal ! Une adresse un peu brutale, une dextérité aussi souple et retenue que violente…

De l’autre coté, au programme, on me proposait : vésicules biliaires, kyste du tractus, polypes de la vessie, appendicectomie, amygdalectomie, coloscopies et fibroscopie en pagaille, canal carpien, cataracte, rhinoplastie et plein d’autres observations passionnantes mais ce matin j’ai opté pour l’orthopédique. Il faut en garder pour la suite.
Quoi qu’il en soit la chirurgie c’est vraiment pas mal !

Je devrais si tout se passe bien assister à deux liftings jeudi prochain, il parait que ça mérite aussi d’être vu !

Après “les infirmières de service”, me voilà entre chirurgiens, anesthésistes et infirmières de bloc…

PS : je relativise sur une grande partie des propos de l’épisode 1.

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Stage infirmier – Episode 1 14 juillet 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 21:34

Après deux ans de théorie médicale, me voilà passé à la pratique ou dirons nous plus compliqué ainsi, immergé dans un contexte favorable et idéal à une découverte tangible de cette dernière.

Tout d’abord, le lieu de ce stage, j’ai voulu associer et concilier suite à une très courte réflexion, vacances et travail. Ainsi mon choix c’est logiquement orienté vers le sud de la France, plus précisément sur la côte Varoise. Beaucoup n’y vont que quelques jours par ans, pour du tourisme pur et dur mais pour moi, ce sud ne signifie pas que farniente et camping, mais grands-parents. Et qui dit grands-parents dit habitude de séjours fréquent depuis ma naissance dans une belle bastide provençale avec tout le luxe possible, excellente gastronomie, nourri logé donc, mais aussi blanchi et chouchouté… Alors à mi-temps en vacances agréables, paisibles et reposantes d’un coté et à mi-temps d’un autre coté occupé avec mon stage hospitalier ou clinicien.

Comme je l’ai dit, la réflexion de ce choix fut courte et sans trop d’hésitation car je dois dire que passer un mois à Lyon, en ville, avec une météo bien moins clémente, bosser, rentrer, c’est presque métro boulot dodo avec quelques sorties en plus. Tout ça ne faisait pas le poids par rapport à ce qu’on me proposait de l’autre coté.

35 à 40 heures par semaine c’est peu. Mais je n’ai jamais vraiment bossé pour quelqu’un, je n’en ai jamais eu le besoin et les quelques petit boulot que j’avais réalisé étaient tous dans des structures bien plus souples, pas d’horaires fixes, mais me voilà pour la première fois dans un établissement où je goûte à mon premier faux boulot qui en a tout l’air d’un vrai : STAGIAIRE (de plus je ne peux prétendre à aucune rémunération…). On compte donc facilement 7 heures par jours, 5 jours par semaine, en fait je bosse 8 heures par jour, soit de 7 heures à 15 heures dit «du matin» soit de 14 heures à 21 heures dit «du soir»… ce qui fait au final tout de même de grosses journées !
Un choc car depuis un bon mois, je ne faisais plus grand chose, jamais ennuyé mais conduisant mon rythme de vie à ma guise oscillant entre loisir et loisir, là, je travail !

Mais Toulon n’est pas une ville étudiante, les facultés les plus proches sont Nice et Marseille, les cliniques ont bien l’habitude de recevoir des cohortes d’étudiantes infirmières ou aides soignantes mais en 40 ans d’histoire de cette petite clinique je suis le premier étudiant en médecine à faire un stage infirmier, il faut dire que mon parcours est un peu original mais c’est tout ce qui le rend d’autant plus captivant.

Mon stage d’initiation aux soins infirmier à pour but de bien porter son nom. C’est pour cela donc que je suis placé dans un service et qu’ainsi, entouré d’infirmiers et d’aides soignant je m’initie ou on m’initie.
Mais il est aussi là pour me familiariser avec la vie hospitalière, son fonctionnement, son protocole, ses «coutumes», sa gestion, son organisation… J’ai pour cela une liste d’objectif à compléter et il ne m’a fallu qu’une petite semaine pour en voir 95%. L’établissement est une ptite clinique chirurgicale d’une cinquantaine de lits et pour bien faire je suis en chirurgie générale ! On voit donc vraiment de tout mais plus précisément du viscéral, de l’ORL, de l’orthopédique et de la plastique.

Si l’aphorisme, l’adage, le dicton ou la maxime énoncent tous un principe général, ils se distinguent en ceci : l’adage et le dicton prétendent énoncer des vérités éprouvées, des lois, et ont un caractère plus anonyme ; la maxime a une connotation morale. Ils ont donc un caractère sentencieux. À l’inverse, l’aphorisme est un trait de l’esprit qui présente un caractère plus descriptif. Alors quoi que ce soit, j’ai pas mal de principes mais aussi nombre de petits auto-proverbes personnels auxquels mon inconscient profite largement, de simples idéaux momentanés pour profiter de la vie… Comme par exemple «découvrir le plus souvent possible des choses uniques et originales, rares et atypiques ou communes mais curieuses, ludiques et captivantes», «s’éblouir du nouveau et donc par suite toujours en trouver», «s’enrichir de l’inédit», «se fasciner de l’incapable», «tenter d’explorer le plus fréquemment possible des domaines que l’on ne connaît peu ou pas», mais par-dessus tout, «faire chaque jour des choses pour la première fois de sa vie…». Et je pourrais continuer ainsi encore longtemps…
Je dois dire que par conséquent, le fait de me retrouver dans un lieu de soin pour la première fois de ma vie de l’autre côté de la barrière avec des milliers de choses nouvelles, là, pour le coup j’étais comblé, presque à l’ivresse, tout me paraissait génial. Et de plus, tout en blanc, cela décuple le mode d’appréhension de tant de découvertes.
Le banal et le quotidien de certain ne l’était point pour moi au début (Mais il se banalisa très rapidement. Il faudra le quitter pour pouvoir encore et encore essayer de caller aux besoins permanents de curiosité et de dégout de la monotonie. Alors mon stage infirmier va bien vite se transformer en stage d’observation chirurgicale et médicale… Bref !)

On dit que la vérité sort de la bouche des petits enfants mais on devrait plutôt dire, la vérité sort de la bouche d’un regard neuf et innocent sans apriori, sans expériences passées qui interfèrent sur la partialité de son jugement… Un bon sens naturel et originel brut de tout élément qui viendrait brider la libre exclamation de cette vérité.
Dans cette optique, nul n’est «petit enfant» !

Maintenant, en suite, abordons un sujet relativement délicat mais malheureusement véridique et confirmé dans la plupart des cas dont j’ai fait face au début de mon stage en «petit enfant» que je suis dans cette clinique :
Tu te tiens entouré d’aides soignantes et d’infirmière et un médecin vient pour ses consultations. Face à lui ou à un chirurgien tu te présentes : «Bonjour, je m’appelle Benoit Coulin, je suis étudiant, je suis là pour un stage d’un mois» En réponse tu t’en tire avec un regard certes sympathique mais distant et si tu as de la chance avec un bonjour assez faible et lointain car préoccupé par tout le travail qu’il a devant lui. Ça en reste là.
Ou alors, «Bonjour, je m’appelle Benoit, j’ai une tenue d’infirmier, je travail avec des plein infirmières, je fais du boulot d’infirmier, mais je suis étudiant en médecine, je viens de réussir ma première année et nous avons à effectuer un stage dans une structure médicale ce qui explique ma présence ici». En retour : «Ah ! Génial, je te souhaite un excellent stage, si tu veux m’accompagner n’hésite pas ou encore, viens nous voir au bloc…». Et en général de longues conversations s’établissent où se confondent pédagogie et discours plus divers et j’accompagne ainsi, anesthésiste, urologue, ORL, cardiologue et chirurgien en tout genre…
Dans le premier cas mon interlocuteur me prend pour un banal élève infirmier, dans le second pour un futur confrère. Et j’ai été plusieurs fois choqué par ce contraste, cette hiérarchie impitoyable !
Par exemple, le premier jour je devais aller chercher quelques petites signatures d’un anesthésiste pour un dossier médical. Me voilà devant la salle de pauses où les chirurgiens prennent leur petit café sur le coup de 10 heures… Ils discutent de leur dernier weekend, de tout et de rien. Nous avons attendu avec une infirmière à mes cotés, une bonne dizaine de minutes avant qu’un d’eux daignent nous adresser la parole, une complète ignorance malgré pas mal d’essais de polies intrusions.
Ainsi, parallèlement à la hiérarchie qui existe entre les agents de service médical (agents de surface), les aides soignantes et les infirmières, qui est déjà assez forte et distincte, à un autre échelon, on trouve celle entre les médecins et le reste de l’équipe soignante qui est autrement plus marquée. Hiérarchie que je trouve parfois vraiment excessive, une organisation sur une structure de subordination non négociable, un système justement compréhensif mais je le répète qui peut dériver comme je l’ai constaté à l’excès.

Avec les infirmières c’est bien différent, je suis tout d’abord perçu comme un mignon et sympathique petit étudiant qui va les accompagner un mois durant. Dans l’ensemble et même plus, pour l’ensemble ce sont toutes des personnes adorables, très agréables, on passe d’excellents moments et elles me laissent beaucoup de liberté «médicale» malgré que je ne connaisse pas grand-chose de technique sur leur profession, elles me poussent à l’eau : “tu as déjà fait ça ?”, en général je réponds non et elles continuent avec un “et ben alors vas-y, ne t’inquiète pas, je suis derière toi !”, il m’arrive parfois de refuser (de peur de me “louper”) mais c’est vraiment très appréciable.
Parfois c’est instantané pour ceux qui ont le moins de tact ou le plus de culot ou alors ceux qui en ont rien à faire, parfois il faut plus de temps mais tu es vite regardé comme quelqu’un qui un jour sera médecin et donc qui les «commandera» et la façon de se comporter envers toi peut en être modifié d’autant plus quand elles te voient chouchouté par les médecins pendant qu’elles sont considérées comme de très bonnes mais très simples infirmières. Et je ne cache pas que par conséquent je suis parfois placé dans des situations assez ambigües. Mais les relations n’en sont pas moins agréables, il y persiste toujours une super ambiance ! (peut-être spécifique à ce service?)
Mais ce qui rends encore plus atypique ma position, comme je l’ai déjà dit, c’est que c’est une grande première dans l’histoire de cette clinique de recevoir un étudiant en médecine qui fait son stage infirmier et de mémoire de vieille et très anciennes aides-soignantes, on n’a jamais vu ça ! Ainsi un soir après avoir accompagné un cardiologue dans sa dizaine de consultation puis après avoir discuté une bonne demi-heure sur les études, sur la vie, la profession, sur le système de santé… Il conclu par une phrase bien sympathique : «Mais tu sais, toi, ta place n’est pas vraiment ici, descend au premier étage et viens nous rejoindre (au bloc), tu apprendras beaucoup plus sur ce que sera ton futur job» avec un accent très prononcé… Des relations humaines assez spéciales et ne parlons pas des ragots, des rumeurs et autres potins… c’est encore une autre histoire !

Mais mes propos sont selon moi complètement orientés et ce manque de recul me contraint à me résoudre sans casser les lois établies à me comporter en conséquence. Mais n’est-ce pas aussi ce manque de recul, ce regard neuf qui en donne une essence d’autant plus intéressante, un parfum d’exactitude, un élixir d’authenticité,
une substance de lucidité et de spontanéité ?

À un niveau plus technique j’apprends au fur et à mesure en observant puis en agissant. Des gestes des plus simples aux plus compliqués, de la tenue, de la conduite, de l’attitude… Comme on l’apprenait en sciences humaines et sociales : ce colloque singulier entre soignant et soigné, le fait d’entré dans l’intimité du malade, l’action unique d’être en présence d’une personne souffrante avec toute son histoire, ses précédents, son contexte. Tout ça, là, je suis en plein dedans.
Des plus simples comme lire une feuille de soin et préparer chaque jour les prémédications à une intervention chirurgicale, prendre la tension, le poult, la température… Aider le malade pour ses taches quotidiennes, sa toilette, l’écouter quand il en a besoin. Les patients restent d’une demi-journée pour des amygdales à plusieurs semaines pour une éventration infectée… On a donc parfois le temps de créer une certaine relation, de la petite fille qui anime joyeusement le service avec des cris où l’on ne sait jamais si elle pleure ou si elle rie, et elle rie tout le temps. En passant par le papi prof de géographie passionné d’histoire de la littérature qui te récite ses plus beaux poèmes, pour arriver à la mamie qui à chaque fois que tu entre dans sa chambre s’exclame. ” Oh quel beau jeune homme ! Qu’il est mignon ! Qu’il est adorable ! Qu’il est charmant ! ” Et qui active sa sonnette juste pour vous revoir…. Je vois de tout, vraiment ! Et parallèlement aux soins qui sont captivant, cette autre dimension de la relation humaine, de cette interpénétration des consciences, de ce rapport de communication plus profond qu’un simple bonjour… Tant d’aspect qui tendent à rendre la profession d’infirmière vraiment passionnante ! Ainsi comblé par tant de nouvelles choses je profite vraiment de mon stage.

Ou d’autres choses plus difficiles comme du plus simple au plus compliqué, changer la perfusion (ce n’est pas si facile), les pansements de tout genre, et les piqures. Intramusculaires dans la cuisse ou dans le ventre sont bien facile mais les intraveineuses c’est une autre affaire. Et si dans le premier cas j’enai déjà fait un paquet, dans le second point encore et même pour une ancienne infirmière, c’est toujours délicat même parfois bien plus que pour le patient… Alors je regarde faire.

Vous savez, venant de ma première année de médecine, n’ayant eu aucun vrai contact avec une réelle expérience “gore”, je ne savais pas si la vue du sang et toutes ces choses pas très esthétiques et difficiles à regarder n’allaient pas violemment me repousser.
Ouf ! Cela ne me dérange pas trop, sauf quand peut être, vers 13 heures, n’ayant pas mangé depuis 6 h 30, en bonne hypoglycémie, une infirmière me propose de la suivre pour aller vider une poche qui draine le pue d’une plaie ouverte sur un bon 15 cm suite à un refus à une «plaque de fermeture» et une infection généralisé de l’abdomen… En gros c’est bien moche, on voit les boyaux à vif mais ce qui fait toute la différence c’est que ce n’est pas au bloc mais dans la chambre que l’on fait est et pendant ce temps le patient nous parle comme si de rien était… Donc moi, regardant attentivement tous les faits et gestes, debout, pendant une dizaine de minutes, j’ai commencé à ne plus me sentir très bien, je respirais très fort et profondément, je crois qu’à ce moment je n’étais pas très serein et heureusement que l’intervention s’est terminé quelques minutes après car il me semble que si ce mixe de chair à vif et d’observation pas très stable aurait continué, j’aurais été contraint de sortir… Personne ne l’a remarqué !

On voit donc du sang mais aussi l’épreuve du mal que traversent les malades, souffrance d’autrui que l’on peut souvent ressentir à leur vue. Mais j’ai été vraiment surpris de constater que d’assister à la souffrance des autres mais d’être là présent dans le but d’améliorer leur santé transforme complètement ce rapport au mal, ce rapport difficile quand en face de toi un homme ou une femme serre les dents, ferme les yeux et se tord de douleurs… On est là présent, nous comprenons leurs douleurs mais nous sommes là pour les soulager et c’est toute la différence. Ainsi par exemple quand tu assiste à la pose d’une sonde urinaire d’un papi qui a la vessie qui va exploser, quand le médecin tente de la poser mais qu’il découvre qu’il a le «zizi bouché», qu’il demande alors une pince et lui enfonce très fort et profond pour déboucher tout ça, histoire de pouvoir introduire sa sonde, que le papi enlace ses draps en poings serrés et pousse des petits gémissements de douleurs. Ça fait mal ! Mais quand tu vois qu’au final la sonde parvient à être de force enfoncé grâce à une tonne de lubrifiant et un gros effort de l’urologue… quand tu assiste à l’immense soulagement de ce pauvre papi … tu revois obligatoirement ton rapport à la douleur. Alors il y a différentes échelles bien entendu.

Mais appréhender la souffrance dans le but de la combattre c’est la vivre bien autrement que sur soit,
loin d’être appris dans une première année de médecine, c’est une expérience personnelle.

En conclusion, je vois et fais beaucoup de nouvelles chose et ce qui est classique et commun, fade et habituel, courant, ordinaire et quelconque m’est apparu neuf et magique, singulier et passionnant !
On pourrait en rajouter encore et encore mais cet article se nomme Stage infirmier Episode 1, alors gardons en encore pour les épisodes à venir !

PS : définitivement, la mentalité du sud c’est tout de même bien différente !

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10 juillet 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 10:50

 

———

Mon stage se passe excellement bien, tout ébloui de voir des dizaines de nouvelles choses.

Rien qu’au bout d’une petite semaine, j’aurais déjà des miliers de choses à raconter ! Et ça ne serait tarder…

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Proposition 3 juillet 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 23:40

Si vous avez des questions, des interrogationsJe serai ravi de pouvoir apporter, si j’en ai la possibilité, ma contribution à une éventuelle réponse….

Ou de simples propositions d’articles. Ce qui m’avait par exemple amené l’année dernière à décrire plus en détail mes méthodes de travail ou encore expliciter pourquoi j’avais choisi de faire ma médecine…

Postez alors en commentaire à ce message !

(Répondu)

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Stage, filière, idéaux, confrère…

Classé dans : Non classé — admin @ 23:25

Chirurgie orthopédique ou cardiologie ?
“Trop de piston tue le piston” ou du moins te place dans des situations assez cocasses et ambigües. Quand on se retrouve avec deux stages excellents pour lesquels des gens se sont pliés en quatre et que l’on doit choisir un des deux… Le choix va bien sûr au mieux quitte à refuser la proposition d’un grand patron… J’ai opté pour la chirurgie, c’est sur ces patients que la semaine prochaine je vais me faire “initier” aux soins infirmiers, apprendre à faire des piqures… Après deux ans de théorie, un peu de pratique… pratique que j’appréhende vriament… Et avec 35 heures par semaine, c’est bien loin du boulot de P1. Cela me laisse beaucoup de temps.

J’étais hier au choix de filières, ce moment où tu choisis médecine, dentaire, kiné ou sage-femme, moment où tu choisis certes si tu en as le luxe ou alors simplement, tu prends ce qu’il reste… On t’appelle, tu t’avances, plus ou moins applaudit, tu énonces ton choix, et retournes à ta place et on passe ensuite au suivant en descendant au fur et à mesure dans le classement. Ainsi quand on arrive au bout d’une bonne heure aux alentours des 120-140 et que les dernières places de médecine filent au fur et à mesure, quand tu fais d’énormes prières pour que celui ou celle qui s’avance choisisse sage femme ou kiné et laisse des places en médecine car tu as une amie qui, mal classé, attend désespérément une place en médecine. Et qu’au final cette dernière vient manquer sa médecine à une place près en prenant la dernière place de dentaire.
Ce sont des moments vraiment intenses en émotion, même s’il ne s’agisse pas personnellement de nous, c’est dur ! A une seule petite place près, cela détermine le reste de la suite de ta vie entière… enfin bref. Une petite idée à combien ça se joue ? 0,01 point sur 250 !!! Honnêtement, c’est absolument rien !!! Un petit item sur une petite question dans une petite épreuve à petit coefficient, une faute d’orthographe dans la dissertation et encore, je crois que ça vaut même plus que ça !!! Ça se joue à vraiment rien, c’est comme ça, ni elle ni celui qui a pris la dernière place de médecine sont dans le top 100 et qui de lui ou d’elle mérite le plus de devenir médecin ? La question ne se pose plus, mais c’est d’une abominable et rude, implacable et inhumaine réalité !!! Ça en vaut bien des larmes !!!

Moi j’ai fièrement choisi médecine ! Oui, au cas où je ne l’aurais jamais dit, ce n’est pas dentiste ni kinésithérapeute que je veux devenir mais médecin. J’aime masser mais j’adore bien plus que tout me faire masser et quelle frustration de masser autrui sans pouvoir en avoir les bénéfices physiques… Je suis un sceptique des professions et un vrai avec des principes bien fondés et justement compréhensibles, mais celui qui arrive 10ème sur 700 et qui choisit kiné, te diras que kiné ça n’est pas que ça, à la manière que médecin ce n’est pas chaque jour voir le malheur du monde, et quand la passion parle, il n’y a plus d’arguments… Mais tout de même la passion du massage ? Bref, moi je vais sauver des vies, mais sauver des muscles est tout autant louable, honorable, respectable, socialement reconnu… Je fais de l’ironie et je n’aime pas ça ! Mais bon, on est tous différent et il faut de tout pour faire un monde. (Et ne parlons pas de la fraise de dentiste…)

Je sais, tout peut arriver et je le souhaite sincèrement, mais je me dois de mentionner ici que mes pairs, ceux qui m’accompagneront pendant 5 ans encore, mes collègues de promos ne forment pas une belle unité. Ainsi pour l’instant, mais c’est surement l’ambiance de concours qui a voulu ça et j’espère que tout se dénouera en P2, à l’heure d’aujourd’hui, j’aurais le bizarre sentiment de ne pas pouvoir générer une appartenance, une fierté à ladite promotion…
Je m’exaspère à en voir certains que je pensais abrutis par la P1, mais même celle-ci finie ils sont toujours les mêmes et je doute qu’ils changent… Mais peut être suis-je aussi de la sorte, quoi qu’il en soit, on se doit d’avoir une certaine élégance dans ses propos et du respect au delà des plates euphories et des injustifiées traditions qui n’en sont pas.
Car j’adore cette ambiance de carabin, ce chahut communicatif, ce permanent survoltage et ces cris à tout va, autant j’entonne volontiers de bonnes rengaines et je me joint pour crier et taper encore plus fort les grands classiques, autant la façon dont certains se permettent des remarques humiliantes et désobligeantes en amphi me consterne et me soucie. C’est mon avis et je le partage !

On se construit chacun, aux vues de son expériance et de ses convictions personnelles, un idéal de ce que l’on veut devenir et c’est par conséquent remarquable voire même parfois choquant de constater que d’autre n’ont pas ce même idéal… (Voire n’en ont pas du tout)

Quoi qu’il en soit, nous seront tous médecin et au delà de la dimension purement pédagogique, cet autre aspect qu’est la dimension humaine pose un poids non négligeable dans la balance pour conserver un respectable “équilibre” de vie et d’exercice. Social, communicatif, et tel que doit se comporter un médecin… cet autre aspect est constamment à travailler pour en faire au delà de simples règles de bonne conduite un mode de vie naturel. (Enfin bon, je me comprends)
Par les exemples de médecins que l’on a vu à l’œuvre, pourquoi pas aussi par des séries comme Urgence, Dr House ou Grey’s Anatomy, par tout ce que l’on a vu et observé, on se forge, au delà d’un crédo de préceptes, une opinion, des avis et des convictions sur le médecin que l’on sera, en tout cas que l’on désire devenir.
Et la P1 en poche, on sait pertinemment que tôt ou tard ce moment ou l’on exercera arrivera, et là-bas, on devra faire preuve de toutes les qualités intellectuelles et humaines que l’on aura acquises, ou simplement des idéaux auxquels on sera arrivé ou pas. Mais fixons la barre haute, le jeu en vaut la chandelle. Ainsi, si mon médecin généraliste me remis les pieds sur terre en me faisant part que quelque soit le médecin que je deviendrai, ce sera pour sûr passionnant mais pas toujours tout beau tout rose, il y a des jours tristes moroses et identiques entre eux, monotones… quoi que l’on puisse dire, cette profession me fait toujours rêver, et j’espère encore pour longtemps. Je l’ai déjà maintes fois expliqué dans ce blog. Mais je voulais encore insister sur des idéaux que l’on se fixe, idéaux qui sont nécessaires mais surtout bénéfiques.
Paradoxalement, je discutais la semaine dernière lors d’un diner avec un chirurgien pédiatre américain que j’ai par un bel hasard rencontré (vous me direz celle-ci était peut être un peu provoqué…). Il s’étonnait de me voir et m’entendre avec toutes mes idées idilique, mes stéréotypes préconçus, la bonne volonté et les espoirs que se fait un tout jeune étudiant… Il me dressa par la suite un tableau noir de la médecine et du système de santé aux Etats-Unis… L’accès aux soins infernal, les déplorables conditions d’égalités, les assurances, royaume ou empire où l’argent est roi ou empereur… avec par ailleurs des salaires de médecin exorbitants… Mais bon, au jour d’aujourd’hui, je ne me fais que de bons idéaux de ce qu’ils sont tous et de ce que ou plutôt de ce “qui” que je serai !

Sans presque rapport aucun, la semaine dernière pour une petite douleur à mi-dos je consultais mon médecin généraliste.
Il m’appela “confrère” et m’offrit la consultation !
On m’avait déjà appelé confrère mais pour la première fois cette appellation pris une autre signification. Car en première année, rien n’est encore fait, tout peut encore changer alors que cette dernière réussie, tout est très différent, définit, tracé.
Je suis pour de bon entré dans cette “confrérie”. Comme je l’ai déjà dit la réussite va de paire avec les félicitations. On en reçoit des proches mais aussi d’un peu n’importe qui, même des gens que l’on ne connait pas mais qui nous connaissent… En revanche, les quelques médecins qui ont eu l’opportunité de le faire, je pense entre autres à mon oncle, à un des meilleurs amis de mes parents… eu m’ont tous appelé “confrère” ! Avec des mots pour dire les choses qui ont plus de valeur que tous les autres ! Avec plus ou moins de dextérité ils se souviennent de ce temps et voient ainsi la nouvelle génération arriver…
Le serment d’Hippocrate stipule entre autre que le médecin pourvoira l’éducation “sans salaire ni engagement” aux enfants du maitre qui désirent apprendre, autrement dit aux autres étudiants en médecine. Ainsi c’est le début d’une reconnaissance sociale… Car entre confrères ce qui je pense compte vraiment, ce sont des valeurs comme l’estime, le respect, la générosité, la confiance… Peut être un jour je devrai porter ces qualités à d’autres étudiants, comme ce médecin se fut un plaisir de me le confirmer tout en s’appelant “un vieux crouton…”.
Encore une fois, la P1 réussit donne ce plaisant, savoureux et en même temps impatient sentiment de se dire qu’un jour je serai médecin. Alors “confrères”, une grande famille, peut être la plus honorable, la plus louable et légitime. Car au fond, ils sont et je serai au service de tous. Là pour aider, sauver des vies… Faire du bien et rendre santé et bonheur au plus grand nombre. Que tu sois japonais, néo-zélandais, afghan, argentin, canadien ou français…

Pour continuer, “Ah, félicitations Benoit, bravo pour ta première année”, récurrente positive sentence qui me fait toujours plaisir par qui que ce soit qu’elle soit dite… Mais suit pratiquement toujours un “et tu veux te spécialiser ? Que veux-tu devenir ?” à cette question je réponds oui mais sans trop insister.
Alors généraliste, spécialiste, chirurgien, je ne sais toujours pas. J’aurai bien moulte stages pour m’en faire des idées et des envies… Les études sont longues.
Une spécialité me tenterait bien (ophtalmo, ORL) ou la chirurgie même si je n’ai aucune idée de la réalité au quotidien que sont ces différentes professions, du métier en lui même. Mais au fond, peu importe, je serai médecin. Il y a du pour et du contre un peu partout mais selon moi la passion vient effacer tous les mauvais aspects. Après 30 ans d’exercice, un médecin m’a dit “je ne me suis jamais ennuyé !”.
- Généraliste, j’adore vraiment le contact social mais pour l’instant non, pas assez “d’action”.
- Urgentiste, très attirant mais il faut voir à long terme (ce conseil n’est pas de moi).
- Gériatre, tu te bats pour la santé et pas pour la vie, dur pour moi qui veut sauver des vies…
- Pédiatre, avec les nourrissons, génial mais il y a une absence de communication directe…
- Une spécialité pourquoi pas, j’espère y arriver !
- L’enseignement, la recherche, c’est pour plus tard mais la encore, pourquoi pas !
Pour sûr et de nouveau pour reprendre un conseil qui n’est pas de moi, si tu veux arriver à quelque chose de bien, il ne faut pas relâcher la pression pendant les 5 ans qui vont suivre encore jusqu’à l’examen classant national. Il faut savoir ce que l’on veut… Le médiocre ? Le passable ? Le tout juste ?, non, l’excellent, le superbe, l’achevé, l’admirable, l’exquis, l’extra, le fameux, le sans-pareil, le parfait, le meilleur…

Et comme le disait déjà Hippocrate : “Ὅρκον μὲν οὖν μοι τόνδε ἐπιτελέα ποιέοντι, καὶ μὴ ξυγχέοντι, εἴη ἐπαύρασθαι καὶ βίου καὶ τέχνης δοξαζομένῳ παρὰ πᾶσιν ἀνθρώποις ἐς τὸν αἰεὶ χρόνον. παραβαίνοντι δὲ καὶ ἐπιορκοῦντι, τἀναντία τουτέων.” (ici en gerc ancien)

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Les résultats ! 25 juin 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 20:50

Quelques heures après mes résultats…

J’ai réussi, un jour je serai médecin, enfin, je suis entré dans la voie qui mène à cette magistrale profession. Ce soir je suis heureux, réjouit, comblé.

Cette dernière nuit fut difficile, je n’ai pas beaucoup dormi voire même pas du tout, car comme je l’écrivais dans mes derniers messages cette attente est désagréable car on ne sait vraiment point trop à quoi s’attendre. De plus la veille de ces résultat tout est beaucoup plus intense. Et ce matin, du levé jusqu’à 10 heures de ce mardi 24 juin, date d’affichage, j’appréhendais vraiment la vue de mon résultat. Une étrange excitation, une désagréable trépination…

Me voilà devant la faculté, je suis dans le «sens de l’aller», beaucoup sont dans le sens du retour, les grilles sont affichés depuis une bonne demi-heure, et sur chaque visage, les traits caractéristiques décrivent sans difficulté le résultat qui vient d’être appris, c’est ainsi que j’en vois pleurer, triste. D’autres remplis d’une joie pour le moins bruyante et communicative… Wao !!! Là, tous mes sens sont abasourdis par la seul et unique pensée de ces résultats, peut-on parler de totale adrénalisation corporelle, de mise en condition excessive et brutale mais justifié par cette immense portée et les multiples graves ou heureuses conséquences qu’accompagnent ces résultats… Ce ne sont pas de moments habituels, des actions quotidiennes, c’est assez unique, incroyablement atypique, rien n’est pour moi physiquement normal à ce moment, je suis dans un état second…

Le stress des examens, celui où tu te dis «vais-je réussir ?» est bien différent de celui de l’attente des résultats où c’est plutôt une angoisse : «ai-je réussi ?». Et celui des deux minutes avant de les voir est encore différent, plus dense, plus intense, dans l’extrême… en même temps puissant et violant !

À mesure que je m’approche des grilles mon cœur bat fort, très fort, très vite, presque je l’entendrais… un branle-bas de combat infernal, tous mes sens vibrent avec moi…

Je rentre dans la faculté, monte les marches qui mènent à ce tableau, ils sont sur la gauche et à ce moment je crois que plus rien ne compte.
En montant ces escaliers, la croisée des regards d’une amie qui tire sourire hors du commun me présage de bonnes augures, je me retourne, je suis seul, ce sourire m’est bien destiné, mais je suis dans un drôle d’état, une lévitation tout en marchant.
Et là, comme l’année dernière règne une ambiance bizarre, d’un coté on explose de joie, on s’embrasse à tout va, on pleure de bonheur de l’autre les larmes ne viennent pas pour la même raison, tout est mélangé ici, devant les grilles mais bien séparé à chacune des personne : euphorie ou affliction, rire ou chagrin, rayonnement ou dégout, satisfaction ou désolation, crève-cœur ou félicitation…
C’est une ambiance vraiment particulière, car ayant vécu l’année dernière cet énorme traumatisme de ne pas se voir inscrit dans le numerus clausus, ayant ressenti ce mal insoutenable et cette indescriptible douleur, même si cette année je me place du bon côté, je compatis vraiment dans cet amalgame de joies et de tristesse.
Je m’approche des grilles par ordre alphabétique, cherche mon nom, le trouve, à partir duquel mon regard se tourne de quelques centimètres vers la droite toujours sur cette même ligne et tombe sur mon classement :

COULIN Benoit Joseph Jacques — ordre de mérite 39ème !

Mes mains tremblent, mes jambes aussi, tant d’émotions, me voilà fixé, j’en ai les larmes aux yeux avec un sourire que je ne peux plus quitter. Je suis en effervescence… Je téléphone ensuite comme il se doit, aux parents puis aux proches de la famille, puis aux proches collègues, entre autre pour annoncer la nouvelle ou apporter un message de soutient…

La médecine est une des seules filières où la première année est la seule vraiment décisive pour y entrer, ensuite il suffit de ne pas la quitter et de s’appliquer à y rester pour suivre une évolution logique et graduelle qui te conduira à ce dont tu as l’ambition de devenir. Et je viens de passer ce cap. Je suis dans le top 100.

Je vole ! Il y a dix minutes de cela tout était différent et maintenant, pour le reste de ma petite vie, ce résultat aura une incidence. Cette joie immense ! Difficile et ambiguë de l’exprimer ou de la brider, en tous les cas de la contenir parmi ceux qui ne l’on pas eu, leur fameuse P1. Et cette pensée qui m’inonde : un jour, pour de bon, je serai médecin : Docteur Coulin, Professeur Coulin.

Je ne suis pas doué ou excellent de nature, il n’y a que du travail. Et même si 39ème est un classement respectable et suffisant, je n’ai pas encore mes notes mais je pense m’être peut être bien planté en SHS. Je verrai mais je mise plus sur de bonnes notes et un gros carton qui explique ce classement que sur un ensemble de moyennes bonnes notes.

Au commencement de mon redoublement, les statistiques me prévoyaient 99% de réussite, je ne les ai pas fait mentir. Je me suis contenté malgré moi de les confirmer.

Alors que dire ? Ce soir j’écris ce message dans le TGV qui me mène dans le sud, je suis bloqué à l’arrêt depuis une bonne heure et le diner de félicitation en famille se voit de plus en plus compromis. Autant l’année dernière, cette soirée qui suivit les résultats fut l’une des pires de mon existence, et j’imagine douloureusement avec compassion qu’elle l’est pour plusieurs de mes proches. Autant ce soir, je suis calme et paisible, rassuré et heureux. Et j’ai le temps pour écrire ces quelques lignes aux suites de la réussite de ma première année du premier cycle des études médicales. (Encore une fois les «écrits sur le vif» sont toujours plus vrai)

La tristesse est incontestablement contagieuse, comme le sourire ou la parole (plus rarement le silence). Quoi qu’il en soir, la joie l’est. Se retrouver entre proches qui ont réussit, quels moments ! On s’envole, ce sentiment de libération est contagieux et exponentiel !!! On n’en peut plus de se féliciter, une ivresse communicative de satisfaction partagée, pour soi et pour les autres… Même si chacun est unique on comprend ce que l’autre ressent, on capte son feeling parce qu’on a exactement les mêmes sentiments à quelques petites variantes près ! Encore ici des moments magiques…

Mais ambiance bizarre et presque désagréable et insoutenable quand tu te retrouve avec ceux qui ont loupé deux fois. Ils ne seront jamais médecin mais toi tu le seras ! Dur, très dur. Les deux ont des larmes mais point pour la même raison. On aimerait tellement leur donner un peu de notre euphorie et prendre leur tristesse, un 50/50, mais ce n’est pas possible, c’est la vie, c’est cruel! (D’autant plus quand ça touche des proches…)
Et si ce soir j’en ai presque mal aux joues à force de sourire, un sourire que l’on ne peut retenir, au fond de moi je garde de sincères pensées qui s’adressent à tous ceux qui n’ont pas réussit et à qui je pense.
Cruel encore une fois de ne pas pouvoir partager. J’aimerai tant pouvoir le faire mais je ne le peux et c’est pour moi bien difficile de me résigner douloureusement à me dire que rien ne peut plus changer, en bien ou en mal !
Je suis d’une nature relativement émotive et rien que de penser aux «défunts de la médecine» me donne une tristesse généreuse et des frissons de compassion. Une empathie peut être excessive et illégitime, en tous les cas difficile à gérer mais surpassée par cette joie immense et personnelle.

Certes, au-delà de ce mixe de sentiments, je suis plein de projets, des plans pour la suite qui ne devaient s’accomplir que dans la mesure de ma réussite. (Entre autre l’humanitaire…)

Je suis toujours dans le TGV, à l’arrêt, déjà deux heures d’attente on nous annonce qu ce serait à cause de quelqu’un qui aurait défoncé un passage à niveau ou apparemment maintenant c’est le moteur du TGV qui est endommagé, le diner est pour de bon annulé tant pis, j’ai réussit médecine.. J’aurais toutes les raisons pour m’énerver (à la manière de tous les autres voyageurs) mais un jour je serai médecin alors peu importe… Ce soir beaucoup de choses sont secondaires…

Une «success story». Un simple étudiant choisit de se lancer dans sa médecine, il manque de peu sa première première année, redouble pour réussir et me voilà. (je vais devoir modifier mon autobiographie…)

Quel plaisir !!!

En bizuth je m’attendais au meilleur mais étais préparé à louper, en carré je m’attendais au fond de moi à réussir mais j’étais terrifié à l’idée de ne pas passer et les dix minutes avant de voir mon résultat furent d’une intensité que je n’avais je crois jamais encore connu, j’angoissais d’espérance, j’espérais au mieux, au mérite, en avançant vers une possible agonie…

Je m’étais dans un coin de mon esprit préparé à louper pour prévenir le terrible si terrible il devait y avoir mais je crois que ne pas réussir aurait été vraiment dur. Tant mieux, je n’ai plus besoin de m’y pencher, j’ai réussit, je vais faire les 5 ans qu’il me reste puis mon internat puis ma thèse… ça y est !

Alors certain me disent : «tu l’as bien mérité», Mais l’ai-je plus mérité que d’autres qui ont loupé ?, je veux dire : n’auraient-ils pas plus mérité que moi de réussir ? C’est oui une question de mérite mais pas totalement, incontestablement partiellement !

En conclusion, (que j’aurai surement le temps de développer dans un message ultérieur). J’ai passé deux premières années de médecine qui m’ont apporté beaucoup. Riches en sensations, je crois que j’ai connu à peu près tous les états possibles et imaginables. Riches en émotions, en histoires, en anecdotes, en réflexions. J’y suis entré à 17 ans, sorti à 19, mais malgré que ces deux années m’ont demandé un boulot intense, un travail parfois même dingue et aberrant, qui s’est accompagné d’une dévotion et d’un investissement total et complet, ces deux années se sont écoulées comme deux claquement de doigts, autant dire très très vite !
Et l’immense joie de réussir je pense cache, comble et me fera rapidement oublier tout les sacrifices, toutes les choses que mon boulot ne m’a point permi d’accomplir !
Mais pas d’inquiétudes, je me rattraperai !!!

(J’avais préparé la semaine dernière mon testament, celui de la mort de mon rêve de docteur qui se serait éteint si je ne passais pas, celui aussi du génocide de toutes mes espérances… Les dernières volontés d’un mourant sont toujours des propos qui ont un grand poids, ils sont le plus souvent très réfléchit, ce ne sont pas des phrases légères et sans significations, car écrites dans des situations qui forcent au sérieux… Et à posteriori, mon année ratée, ce testament aurait pris une valeur non négligeable. Il se trouve que je n’en aurai pas besoin. Je sais, je suis spécial… )

PS : le TGV arriva avec trois heures de retard. Mais je n’en avais que faire, un jour j’allais devenir médecin… Le diner fut annulé et reporté et si la veille je n’avais pas pu dormir d’angoisse, la nuit suivante je ne pu non plus dormir mais cette fois là d’excitation !!! La semaine fut accompagnée par nombre de felicitations…

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Just happy ! 24 juin 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 22:42

Journée intense.

Quel bonheur, quel plaisir, quelle joie, quel délice, quelle euphorie, quelle ivresse de réjouissance, quel régal de satisfaction…

Et cet interminable et inextricable sourir à en avoir des crampes aux zygomatiques…

I’m flying, I’m really really happy !!!

Et cette pensée qui revient toujours, ça y est, un jour je serai médecin…

I did it !!!

Coming soon a very special message called : “Success story”…

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Petite frayeur ! 22 juin 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 20:01

Ce soir, au retour d’une magnifique journée en mer, bien fatigué, même creuvé, juste après le diner…

” En 2007 le 24 juin fut un dimanche.
Jusque là tout va bien.
Je sais petinement que les resultats sont le 24 juin.
Ce que je ne sais pas,
C’est que ce calendrier que je regarde date de 2007.
Je fixe la case.
Puis le mois.
Puis de nouveau la case.
Puis le jour : DIMANCHE.
Puis le mois de nouveau.
Et là wao !
Le temps de quelques secondes un gros gros flip.
Les resultat un dimanche. Pourquoi pas.
J’ai passé la journé sur le bateau sans mon portable.
Je fonce pour voir si quelqu’un m’a appellé.
Personne. aucun appel manqué.
Mais je suis persuadé de ce 24 juin pour les resultats.
Mais j’ai quand même un doute.
Et si je m’était trompé.
Aucun appel.
Si j’avais réussit, on m’aurait forcément appellé.
J’ai donc loupé…
(tout ça l’histoire de quelques secondes)
Mais de suite, me voilà sur le site de la fac.
Sur les PDF du calendrier de fin d’année.
Et c’est bien un MARDI 24 juin.
Je retourne sur la porte des petits-coins.
Arrache le calendrier.
2007 ! ouf !
J’ai tout de même envi de dechirer ce calendrier…
C’est donc toujours bien le MARDI 24 juin. et non pas le dimanche.
Mais c’est un sujet trop serieux.
Et ce calendrier m’a fait une bien mauvaise plaisenterie !!!
On ne rigole pas avec ce genre de choses.
Surtout que j’y suis particulièrement sensible !
Plus que 36 heures ! “

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J’attends 18 juin 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 22:51

We are the damned students…
The year is over, I hope for ever but we never know…
Laennec is such a bad faculty,
even maybe the worse…

Je suis en vacances et qui dit vacances dit temps libre et qui dit temps libre dit temps pour penser à tout ça ou tout au moins (ou au plus, je ne sais), ce temps que je ne passe pas devant mes cours, je peux le consacrer à d’autres choses autant utiles mais disons plus distractives.
J’ai donc le temps pour m’amuser bien évidement mais aussi pour réfléchir. Et oui, même si je ne veux pas y songer, ils arrivent (…qui ça ?) ces fameux, ces sacrés, ces solennels, ces terrifiants : les RESULTAT. J’y pense, je n’en parle point mais j’y pense et même si je sais pertinemment que je ne peux plus rien changer, ces moments de mardi prochain me préoccupent plus qu’un petit chouilla.

Mais le drapeau à damier est secoué, les jeux sont faits, le concours est passé, la course est terminée !
(Et si dans notre belle langue française, l’expression
“la fin des haricots” se definie comme la fin de tout, la perte complète d’espoir, je me rassure : il reste encore beaucoup de haricots !!!)

Mes réflexions précédentes (”Espérer”, “Tragique alternative”…) sont différentes de celles d’aujourd’hui, car la proximité de ces résultat me pousse vers du plus concret, cette gloire ou cet enfer qui m’attendent, soit l’un, soit l’autre, pas de demi-mesure ni de purgatoire, aucun rattrapage… Il y a un an, à peu de chose près dans les mêmes conditions, j’attendais mes résultats et j’écrivais “j’y crois, je suis prêt à redoubler mais bien plus prêt à passer en deuxième année…”. Mais au jour d’aujourd’hui tout est différent car je n’ai pas de seconde chance et je ne mobiliserai ni ne demanderai de troisième chance, j’ai ma P1 ou je ne l’ai pas.

Ainsi ce temps d’attente est cruel. Mitigé entre un certain espoir de réussite relativement justifié par mes bons sentiments, le fait que dans chaque matière je pense avoir fait mieux que l’année dernière et donc, l’absence de carton dans aucune des épreuves selon mon avis tout à fait incertain. Mitigé donc entre réussite (encore cette nuit j’ai grandiosement rêvé que j’avais terminé 13ème) et ce noir désir de n’absolument rien m’avouer gagné ou acquis ! Car si d’un coté tout concour à croire que j’avais largement les capacités pour réussir cette année, de l’autre, je sais mieux que quiconque que je ne suis pas à l’abri d’un accident et je ne veux donc en aucun cas porter une attente positive ou une prévision optimiste à des résultats qui sont encore voilés !

Alors que faire, attendre simplement ? se permettre des fantaisies de divination ? se laisser rêver ? rester dans un scepticisme intolérant et radical, sans ne s’autoriser le simple plaisir de laisser son esprit s’imaginer aux petites étoiles, à des résultat positifs ?
Pour sûr, je ne peux ne point y penser, et même si je m’y forçais, mon subconscient prendrait la relève. Ce sujet reste tabou et tacite, présent et personnel. Complete crédulité en une forme de succès ou obstination déraisonnée d’occulter un futur imminent jusqu’au pessimisme excessif ?

Et en Plan B, une seconde chance en cas d’échec, Montréal, Genève, ostéopathe, faculté de droit, de commerce, licence scientifique, exil, suicide… Non, simplement non, aucune autre voie ne serait égaler celle que j’ai choisi et qui me sera bientôt confirmé, en une félicitante validation ou en une simple mais terrible annulation par mon classement…

Ce temps d’attende est court, il reste moins de 6 jours, mais ce court est long, trés long !!! Il existe beaucoup de paradoxes mais celui-là est je crois, pour moi, en ce moment le plus véridique. Disons que l’énorme impatience de voir un résultat positif, couplé à la totale abnégation et à l’intense refus de me faire foudroyer par son contraire… ce mixe infernal rend ces quelques jours assez insoutenables. Une attente donc bien longue !

Petite métaphore…

Beep….beep….beep….beep….beep….beep….
Tel fait le doux bruit ou le cinglant vacarme de toutes ces machines dans un bloc opératoire traduisant simplement le : “je suis toujours vivant!” “je vais bien” “je vais mal” “je suis mort!”…
Entre la fin de ces concours qui fut un “beep” et le 24 juin qui en sera un autre, on trouve un moment de silence, trop calme, trop long.
Et va-t-il y avoir un autre beep suivit de milliers de “beep.beep.beep.beep!”, symbole d’un homme qui a le cœur qui bat d’excitation et de bonheur, d’agréables palpitations…
Ou va-t-il n’y avoir qu’un seul long lancinant et douloureux “beeeeeeeeeeeeeeeep….” suivit d’un “tout a été mis en œuvre pour le sauver mais il y est resté” et d’un “Paix à son âme”. Et on ne pourra même pas dire : “il est mort au combat avec honneur en sauvant sa patrie”, une perte inutile. Il n’y aura qu’un simple : “Il aurait pour sûr fait un bon médecin”, un conditionnel tuant mais véridique que j’espère ne jamais avoir à entendre !

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Dur de s’y (re-)mettre mais pas le choix ! 11 juin 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 10:48

Le boulot va même te chercher dans tes vacances… (peut il y avoir du boulot dans les vacances ? n’est ce pas là la définition même des vacances, l’absence de boulot ?…)

J’ai essayé de commencer par la physiologie pulmonaire les pieds dans l’eau sur les bords de ma piscine, agréable certes mais un peu ambigüe en efficacité alors c’est dans un de ses bureaux que mon généreux père m’a offert pour la semaine une salle de travail : 30 m2, un bureau, une lampe et c’est tout !

Des conditions idéales mais quand même assez dur de s’y remettre, c’était il y a seulement deux semaines, absolument rien n’est parti mais tout c’est un petit peu atténué !

Et dire qu’à l’heure ou j’écris ce message je devrais être dans l’avion pour partir à l’autre bout du monde,

“Allez Laënnec, Allez Allez !!! “
triste pathétique rengaine,
entonnée dans le passé,
dans d’autres conditions,
sans aucune ironie

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Triste nouvelle (encore) 30 mai 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 22:42

J’étais sur le point d’écrire un article tout différent mais au matin de ce 28 mai j’ai appris une nouvelle bien cruelle. Je pense qu’ aucun terme n’était assez dur et sérieux pour expliquer ce complet dégoût d’une déception trop immense.

Alors bien sûr, ce n’est rien comparé au fait de rater sa première année de médecine car dans ce cas on se place en aval du travail accompli. La nouvelle tombe aux suites de choses préparées.
En revanche ici cette nouvelle bouscule mon futur, futur qui s’avérait se dessiner majestueusement. Le fait que l’on m’apprenne qu’il faille recommencer l’épreuve de physiologie pour une erreur administrative cela m’a profondément embêté. (pour rester poli et courtois) Car c’est en amont que cette nouvelle vient bloquer est miner des vacances de rêve qui aurait dû se passer en Afrique du sud. Elles auraient dû se dérouler du 11 juin au 2 juillet et voilà que cette récidivante épreuve se trouve le 16 juillet. Je dois donc renoncer et choisir l’impératif de l’épreuve qui malgré qu’elle ne soit pas éliminatoire, ne me laisse pas le luxe de ne pas y assister.
Le tourisme dont je me faisais tant de bons projets, l’humanitaire qui était un de mes rêves, et tant de choses que j’avais prévues, tout tombe à l’eau pour une singulière épreuve de physiologie, 15 points sur 250. Les mots du doyen dans cette lettre de convocation furent «cette promo et maudite» après avoir déjà refait l’épreuve de physique de janvier nous voilà reparti pour la physiologie.

Au 25 au soir le concours était fini, nous le pensions terminé, mais hélas il ne l’est point.
Je suis relativement déçu, 100 fois plus déçu de ne pouvoir partir en Afrique du Sud que d’avoir à refaire une épreuve. Cette épreuve était pratiquement la seule où je pouvais espérer avoir réellement une excellente note. Car c’est la plus petite et plus facile matière et de plus comme je l’avais noté dans mon dernier message aucune sélection ne se fait ici. Alors ce sera de 10 heures sur la physiologie pulmonaire, 10 heures sur la physiologie digestive et enfin 10 heures sur les TD et les annales. 30 heures largement suffisantes pour 45 minutes d’épreuve. J’avais eu le temps de finir deux fois l’épreuve et de me trouver trois petites fautes à la seconde revue, ainsi que je pense avoir sérieusement bien réussi, cette fois je finirai trois l’épreuve dans le temps imparti et j’aurai 20/20 !

Mais au-delà de cela. Prenons deux scénario opposé. Le 24 juin, mes résultats tombent, je passe en deuxième année, génial, je suis trop heureux, mais étant très bien classé je n’aurais pas eu besoin de ces 15 points pour passer en deuxième année. J’ai annulé mon voyage (sans me faire rembourser les billets) mais peu importe je passe.
Le second scénario est différent mais je l’ai quand même imaginé, le 24 juin, les résultats tombent, je suis recalé, à cause de la physiologie !!! J’ai annulé un voyage de rêve, changé mes vacances, perdu 1000€, tout s’écroule autour de moi, je ne sais pas ce que je vais devenir, je n’ai plus d’avenir, et me voilà tout seul en France bien mal loti…

Bref plus embêtant qu’autre chose d’avoir une épreuve à refaire d’autant plus que ce n’est point à cause d’une tricherie ou de quelque chose dans le genre auquel cas on referait l’épreuve pour l’équité de chacun. Ici ce n’est que erreurs administratives, sur l’énoncé des tiers temps la dernière question de l’épreuve n’était pas présente, cinq items, sur 250 points cela représente environ 0,5 points soit 0.04 points sur 20 !!! Et de plus ce ne sont que trois personnes qui en pénalisent 700 autres. Alors vous me direz il faut garder l’équité de chacun. Mais neutraliser la question, la retirer du concours serait bien plus simple. Il s’avère qu’à Laennec, malgré que pédagogiquement cette faculté ne soit pas mauvaise, administrativement elle est exécrable, incompétente mais avant tout et par dessus tout peureuse et fébrile face à quelques petites lettres d’avocat bien tournées.
Mais en même temps le fait que cette question ne soit pas présente est raison suffisante pour annuler l’épreuve et par la même à falsifier le concours. Ainsi facilement une personne mauvaise, mal classée, attend les résultats du 24 juin se trouve logiquement mal classée, et fait une requête pour annuler dans ce cas l’épreuve de physiologie, et dans ce cas précis il nous faudrait refaire tout le concours et cette personne aurait tout gagné car si elle était plus de 600ème sur 700 elle aurait beaucoup de chance de voir son classement améliorer, et dites-vous bien que sur 700 étudiants il y a n’a toujours qui n’ont absolument rien à penser du reste de la promotion.
Et si j’imagine que cette décision a dû être difficile à prendre, cela n’excuse en rien le fait de l’énorme incompétence administrative de la faculté !!!

Ainsi mes vacances, malgré que je profite largement de mon temps libre, sont relativement troublées par cet insoutenable critiquable !!!

Et mon optimise hors du commun, duquel et auquel je n’ai jamais encore atteint les limite, je crois que l’histoire de l’instant, lorsqu’on m’a appris que je devais refaire une épreuve, je crois que j’étais tout proche d’atteindre les limites de cet optimisme. Il n’a fallu que quelques minutes pour que qu’il reprenne le dessus et qu’ainsi que je sois encore et encore dans une logique positive de réussite malgré tout ce que cela chamboule !!!

Alors pour revenir à cet optimisme, je m’efforce de trouver des points positifs dans les choses les plus négatives et ici je dois avouer que j’ai du chercher vraiment fort pour trouver quelque chose de positif mais je l’ai trouvée ! L’attente des résultats est insoutenable (c’est d’ailleurs sur ce particulier sujet que je voulais écrire un message), mais cette attente ne se fera plus que du 16 au 24 juin, 10 jours au lieu d’un mois, je ne sais si ces 10 jours vont être encore plus intenses et combler en intensité la vingtaine d’autres jours actuellement où j’ai plus à me soucier de la physiologie que de mes résultats, quoi qu’il en soit c’est je crois le seul point positif que j’ai pu trouver à cette nouvelle on ne peut plus négative, fatalité d’une administration féconde et magistralement fertile en calamités !!!

Le message que j’avais l’intention de poster portait sur l’attente des résultats. Un message riche en métaphores, très poétique, véridique et mécanique de réalités qui par une simple illustration médical paraissent limpides et étonnement compréhensibles alors que ce bizarre sentiment d’attente est pour le moins assez trouble, et tout est dans l’attente et le flou car on ne sait à quoi s’attendre… et j’ajouterai ce message au blog surement vers le 20 juin…

Juste une bonne nouvelle : j’ai en juillet, si je réussit un stage en cardiologie dans le meilleur hopital du Var, à quelques minutes de la plage…

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J+2, deuxième jour de concours et fin… 25 mai 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 14:25

Ainsi se sont écoulés déjà deux années post bac.
Deux années particulières en tant de choses que je ne saurais les résumer courtement.

S’achève ici l’histoire de l’enchaînement interminable de tant de journée qui au final sont passées aussi rapidement que deux claquements de doigts, qu’un clignement d’œil. Autrement dit tout est passé vite, très vite.

Mon second jour de concours ne s’est pas trop “mal” déroulé.
Biologie cellulaire, dur, mais je ne pense pas avoir trop raté. Ce n’est que du 5/0, tout juste ou tout faux… On peut croire avoir tout compris et magistralement se louper.
La physiologie quant à elle fut d’une excessive simplicité et d’une agréable rapidité, j’ai eu le temps de finir deux fois l’épreuve. La sélection ne se fera sûrement pas ici.
Il ne reste qu’une seule matière, depuis un jour et demi je donne tout mais je peux passer au redoubler sur l’épreuve de biochimie, tout est encore incertain et indécis. Il me faut m’appliquer du mieux et au mieux.

Autant l’année passée le temps de la distribution des grilles et des sujets étaient pour moi le summum d’un flip intense, d’un stress insoutenable avant de se lancer dans l’incroyable concentration que demande une épreuve de concours et dans laquelle le stress est mis de côté au profit d’une énorme dose d’adrénaline. Autant cette année, ce pathétique temps d’attente ne m’a point trop posé problème, j’attendais serein avec qu’une seule et unique pensée, je vais tout donner, faire de mon mieux.
Et l’épreuve commençait, dictée par la sarcastico-monstrueuse voix d’une maniaco-furieuse directrice qui s’excitait à chaque tentative d’écart d’un protocole drastico-indéviable… Serein donc, les épreuves se sont enchaînées les unes après les autres et voilà qu’il ne me reste plus que la biomol. Je commence, question après question, fini une bonne quinzaine de minutes plus tôt que la fin définie… Mais les questions de chimie sont assez difficiles. Mais difficile pourquoi ? Hélas j’ai beau avoir vu et revu des entiers classeurs, des TD, des annales des dizaines de fois je m’en veux de ne pas avoir appris cet item. Il me reste 10 minutes pour hésiter sur quelques questions dont je me représente et situe parfaitement les réponses géographiquement sur cette petite page de cours en bas à droite… Mais dont je suis incapable de me souvenir. Tant pis, je suis mon intuition, on verra bien. Et si tout le reste n’est pas trop mal espérons que cela sera suffisant.

16 heures 15, l’épreuve est terminée ! L’année est terminée ! Et quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne, la première année de médecine est finie définitivement pour moi !
Beaucoup d’amis nous attendent dehors. Quels moments !!! Quels soulagements !!! Fini, fini, fini…

Alors certes réjouissances et euphories sont de mise pour fêter tout ça et commencer à profiter des vacances… Savez-vous quelle est la différence entre le bonheur le plaisir ? le plaisir c’est l’instant, le bonheur quant à lui c’est la durée, il implique d’essence une période, un temps. Disons donc qu’à la fin de ce concours je suis dans un complet plaisir d’avoir fini mon année, mes années, mais ce n’est que provisoire et mitigé car je n’ai pas encore les résultats qui tomberont le 24 juin… Et là, là seulement, plaisir mais surtout bonheur on malheur pourront prendre toutes leurs significations !

Je goûte comme un met exquis aux premiers jours de mes vacances… Avec parcimonie ou de façon gloutonne peu importe, les vacances c’est bon, très bon, excellent !!!

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FINI !!! 23 mai 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 18:23

enfin… je raconterai tout ce qu’il y a à raconter plus tard…. mais pour l’instant de bons sentiments m’accompagnent!!!

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J+1 22 mai 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 17:52

Il y a un an j’écrivais presque la même chose….

SHS pas mal du tout, plutôt content de moi, la moyenne assuré j’espère, c’est ce que j’attendais…

Histologie, une petite formalité, facile pour moi mais facile pour tout le monde… (à part que j’ai mal lu entre IgA et IgE sur les réactions allergènes, une faute bête d’étourderie mais ce qui est fait est fait!)

La biophysique, difficile, point trop en “difficulté intellectuelle” mais en temps, il m’aurait fallu un bon quart d’heure de plus pour finir convenablement. Mais difficile pour tout le monde donc… ce n’est pas là que je gagnerai des points mais je ne pense pas en perdre non plus. Et ce soir, en rentrant chez moi, voir noté cette merveilleuse phrase “L’osmolarité totale du plasma est d’environ 300 mosm/l, mesuré sur une membrane STRICTEMENT SEMIPERMEABLE” m’a rassuré car m’étant repentit et encore trompé (pour ceux qui connaissent cette fameuse case de “repentir”) je suis allé en personne demander un procès verbal rédigé et signé par professeur Itti comme quoi je me repentais encore une fois… et j’ai eu raison de me bouger un peu, quoi que j’hesitais vraiment à embêter le monde… car ce n’était pas une membrane dialysante… (si je dois passer à une place près, ça se jour à LA question, au centième de point…)

Résultat des courses, si la nuit entre les deux jours de concours avait été une des pires de toute ma petite vie il y a un an, ce soir je pense ne pas avoir trop de mal à m’endormir, journée pas satisfaisante (au point de majorer quelconque épreuve)mais pas non plus désastreuse ni catastrophique. Encore une fois c’est un concours, je ne peut donc absolument rien pronostiquer, ce ne sont que sentiments pris à chaud sur le vif des fins d’épreuves…

PS : ah oui j’ai appris aujourd’hui que je dois être à lyon le 2 juillet, le problème c’est que mon billet d’avion est non échangeable non remboursable (et revenir d’Afrique du Sud ce n’est pas comme prendre le TGV pour venir de Paris…), 500€ à la poubelle ou être absent le jour de mes choix de fillière que je croiyais être le 7 juillet… (sachant que si je réussit ma présense est obligatoire…) pas simple donc ! Mais restons concentré sur le concours, encore la biocell, la physio et la bioch… de la matière et surtout des points…

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J-1, H-24 et à l’heure qu’il est… je suis un peu… pas normal… 21 mai 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 10:13

Je suis allé chercher le code de la wifi de l’hotel d’en face pour la troisième fois, quelle aventure, l’hotesse d’acceuil est adorable. Quand enfreindre ses droit pour faire un bonne action la contraint à mimer une commande de chambre… et sur la fin elle me glisse ce code marqué sur un petit bout de papier avec un discret “je ne vous ai rien donné…” accompagné d’un complice sourir… Personne n’a fait de mal à personne, elle a été sympas et moi j’ai internet pour poster ce dernier message !!!

C’est fini – enfin !

Trop tard – tant mieux !

Plus que deux jours – mais quels jours !

Je stress – c’est normal !

Je vais jouer ma vie – c’est spécial !

Je connais tout pas coeur – il était temps !

Mes révisions se sont bien passées – ouf !!!

J’ai quand même un peu peur – encore un fois, c’est normal !

Je me repose – c’est ce qu’il y a de mieux à faire !

J’éspère – ça ne sert à rien !

Je suis en excellente forme – heureusement !

Je vais tout déchirer – j’en attends pas moins…

9 heures de concours en cumulé – c’est tellement peu !

Une semaine de plus m’aurait convenu – non – c’est pareil pour tout le monde !

Je relis quelques fiches – ça me réconforte !

Je cherche quelque chose que je ne sais pas – je n’en trouve pas !

Tout est joué – mon coeur se serre !

Je dois réussir, je n’ai pas le choix -ma gorge et mon ventre se serrent aussi !!!

Je suis confiant – tout mon travail m’offre ce joli cadeau !

Tout peut arriver – je le sais !

Je ne suis pas très “fluide” – c’est le terme qui corespont le mieux !

Le soleil brille – euhhh… c’est cool !

Chacun son tour – c’est le jeu de la vie ! (là je manquais d’inspiration!)

Dans 50 heures je suis en vacances – arrête d’y penser !

Grêve des transport en commun demain – ont-ils une petite idée de tout ce qu’ils provoquent ???

La SHS me fait trembler – j’aimerai tant savoir le sujet !

Dire que tout est déjà prêt sous coffre dans le bureau du doyen – un petit hold-up ?

En revanche je suis terriblement serein – le serai-je ce soir ?

A la même heure demain je serai en SHS et après demain en physiologie -je respire fort !

 

JE SUIS PRET – C’EST TOUT CE QUI COMPTE – SERA-CE SUFFISANT ?

 

L’avenir nous le dira…

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J-7, il est arrivé sans se presser… (Stress) 15 mai 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 20:22

Je l’attendais, le voilà !

Sur le coup de 17 heures, ce soir, sans raison aucune le voilà qu’il arrive, un bon stress, le premier d’une toute petite famille je l’éspère, sans prévenir, sans précédent, à mon insu.
En quelques secondes, le ventre se serre de l’estomac jusqu’à la gorge, les pensées s’enchaînent, le cœur bat la chamade et tu le sens comme compressé par une force étrange…
Je cherche la pensée «déclanchante», je ne la trouve pas, cela vient de loin, de mon subconscient, car mon conscient lui est concentré sur mes fiches de biophysique et n’a pas le temps de penser à tout ça…

Je viens d’enchaîner encore une excellente journée, cinq annales de biophysique (en comptant 1 h 30 par annale) avec partout d’excellentes notes… De bons augures à une semaine du concours, cela ne vient que, en plus de tout le reste, me confirmer et m’encourager.

Alors pourquoi ce soir ? Je ne sais. Car franchement je n’ai point réellement encore de vraies raisons.

On essaie tant bien que mal de rien faire et d’espérer que ça parte tout seul mais ça reste et même si c’est un temps très court c’est assez désagréable ! Alors on s’écarte de sa table, s’étire, souffle deux ou trois fois (mais ces respirations sont hachées et toutes retenues par un état encore une fois étrange), on inspire profondément, on prend quelques de gorgées d’eau et c’est reparti… Cela n’aura duré que quelques secondes, mais quelles secondes !!! On appelle ça : le stress ! (et dire que c’est que de la chimie, des petites méchantes molécules…)

La réponse de mon voisin à mon état fut un réconfortant «t’inquiète» alors c’est ce que j’ai fait est ainsi me voila de nouveau travaillant convenablement… C’etait reparti avec l’aide d’une ou deux petites chansons, histoire de forcer mon esprit à penser à autre chose. L’intellect concentré sur mes fiches de biophysique et l’inconscient occupé sur la chanson… (Provenant du magnifique soundtrack de Grey’s anatomy ! Sur un grandiose solo de guitare à 1:30 de Portions for foxes…).

Le temps de quelques minutes, j’ai penché douloureusement du côté du scepticisme, car après avoir accumulé pendant toute cette journée de parfaites excellentes notes sur les annales, je me suis dit, “la biophysique ce n’est pas si dur que cela, c’est même plutôt facile…” Mais est-ce facile parce que c’est vraiment et réellement facile ? Dans ce cas tout le monde peut réussir et même mieux que moi… Où est-ce facile parce que je suis bon, vraiment bon, et que j’ai beaucoup beaucoup travaillé cette matière ? Dans cet autre cas, j’ai mes chances de presque majorer et pourquoi pas le faire…

Et nous étions à J-7 donc presque à chaque vue de l’heure, je ne pouvais m’empêcher de penser que dans exactement 7 fois 24 heures je serai en SHS puis en histologie puis pour finir la première journée de concours en biophysique…
Ou alors… En train de me «pisser dessus» (pour reprendre une expression crue mais assez courante et véridique…), en train de stresser comme un fou… en train de réussir comme un roi tous les problèmes de biophysique, de cocher sans aucun doute chaque QCM d’histologie, de trouver une phrase parfaite pour mon intro de dissertation…

Quelles révisions !!!

PS : Heureusement que moral et stress sont parfaitement dissociés, du moins chez moi, donc ces 10 petites minutes de «stress» passagères n’ont en rien porté atteinte au moral et à la motivation. Motivation et espoirs certains qui restent quant à eux à tout jamais encore pour une petite semaine excellent et inébranlables!!!

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J-8 l’apogée de toutes ses semblables ! 14 mai 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 19:08

Tout va pour le mieux sauf que mon internet est cassé…

Je boss encore et encore.

Oscillant entre parfaite assurance de réussite et énormes doutes… un soir c’est l’un, un soir c’est l’autre… M’étant couché hier soir à 21 heures et endormis vers 23 heures je me suis logiquement reveillé ce matin à 5 heures 30, j’ai tenté de dormir mais ça n’était pas nécéssaire, j’étais en exellente forme… alors je me suis levé et j’ai commencé ma journée ainsi…

Et il est 20 heures 03, j’écris ce messages de la salle informatique du CHA, et je viens de passer la plus excellente et formidable journée de mes révisions… que de l’efficacité !!! donc ce soir disons que c’est plutôt sur le versant de la réussite que je fini ma journée.

Je pourrais tout mettre à la fin, mes examens terminés mais des articles en live c’est plus interactif, transcripteurs de réalités qui sont actuellement les miennes.

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J-9 dur dur 13 mai 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 19:05

Ce soir j’ai fait et terminé la journée sur un problème de biologie cellulaire.
C’était dur ! Très dur !
Je ne sais plus, j’ai beau me dire que je suis «bon», que j’ai bossé des centaines voire des milliers d’heures, et que ces centaines d’heures ne seront pas inutiles.
Je ne suis pas si bon que ça !,
peut-être la fatigue ?, après une journée de 12 heures de boulot, on a le cerveau moins frais. Mais quand on fait presque un jackpot sur un QCM. ACE au lieu de BCD, ça fait mal ! En carré de plus ! Et à la vue de la correction on se trop vraiment bête pour rester poli ! C’est dur ! (Heureusement que ce n’était pas sur une annale).
Mais se rassurer avec des 20/20 en série en physiologie n’a pas de sens, avec le temps qu’il me reste que je bosse matières les plus dures.
Et pour me réconforter, rien !, si peut être mon frère qui passait son concours de polytechnique bien plus dur que ce que je fais en ce moment !
Je me dis juste que si je suis nul, et je suis nul ! Je suis peut-être juste un peu moins nul que les autres et que là où j’ai du mal les autres doivent en avoir aussi ! Et comme c’est un concours je passerai devant…
Mais à 10 jours du concours avoir tant de mal sur des formuler l’hypothèse que, démontrer que, indique que, infirme ceci ou cela, suggère que, font penser sans l’affirmer réellement que, propose les mécanismes de… Tant de propositions qui cumulées à une petite fatigue me déstabilisent, rappelons que la biologie cellulaire est en 5/0, cinq items justes ou rien !
Même si c’est que deux ou ris questions qui m’ont vraiment posé problème sur une bonne vingtaine, c’est trois de trop et je m’en fais peut-être une montagne pour rien ? quoi qu’il en soit, c’est relativement point agréable de finir la journée sur un échec ! (même si je l’ai réellement fini en sachant réciter les 10 citations que j’avais appris la veille avant de me coucher…)

Autre chose, je revois à partir de maintenant des cours que je ne reverrai plus, déjà l’histologie ou je ne relierais que mes fiches, puis la chimie et une bonne partie de la biomol, la physiologie…
Si un détail m’a échappé, c’est trop tard !
Alors j’ai peur d’oublier…
Mais non !, j’ai tellement bossé que même si j’oublie, je n’ai moins oublié que tous les autres est encore une fois, c’est ce qui suffit !
Bref à J-10 c’est dur ! Arriverai-je à toucher le Top 50 ? Le top 20 ? Le top 10 ? À majorer au moins une matière ? L’avenir nous le dira.
Je sais que je vais passer, ça, personne ne me le fera douter.
Mais j’ai envie de «bien» passer. Y arriverai-je ?
Au tennis, lors d’un match en trois sets gagnants, à égalité deux sets partout, set décisif donc. Savez-vous quand est-ce que l’on commence à perdre ? Lorsqu’on arrête d’attaquer, de frapper la balle sur chaque retour et qu’on se contente simplement de renvoyer. Et là, c’est un cercle vicieux, on commence à perdre jusqu’à en perdre le match ! Alors il faut toujours renvoyer et toujours taper car au bout d’un si long match autant ton adversaire que toi sont épuisés…
Une journée de boulot, c’est un peu pareil, au bout de 10 à 12 heures de travail, on se relâche et là on commence à perdre, alors que c’est bien là qu’il faudrait attaquer, et donner le dernier coup final pour finir la journée sur une bonne note, alors qu’en se laissant aller, on fini la journée sur un terrible problème de biologie cellulaire qui était dur, très dur et qui aurait pu être un petit plus facile avec une légère motivation et une concentration remise à niveau, reboosté pour la soirée!
Bref, tout ça a posteriori !
Une dernière chose à laquelle je pense, une question qui m’a traversé l’esprit deux ou trois fois cette journée écoulée, «ai-je fait tout mon possible pour réussir mon année ?»

Enfin voilà, j’oscille entre parfait assurance d’une réussite toute proche et assurée et un doute immense et accablant, un soir c’est l’un, un soir c’est l’autre. Ou plutôt deux voire trois soirs c’est l’un, un soir c’est l’autre. Mais je bosse encore un encore en m’appliquant à refaire les annales sur huit ans encore et encore m’habituer, me préparer, ne pas laisser passer aucun détail, histoire de réussir ma première année. Voilà tout !

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J-12 no problemo, RAS, tout baigne… 11 mai 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 19:04

Il est 20 heures 52 et nous sommes le dimanche 11 mai à J-12 donc.

Je viens de finir de réviser définitivement mon histologie qui se résume en trois petites pages de dernières petites choses à relire, au dernier moment, derniers petits détails dans cette semaine qu’il me reste.
Et ce soir, je sais que je vais passer en deuxième année !
Sur mes lèvres un sourire incontestable se dessine.
Je m’imagine le 24 juin me sachant ma P1 réussit.
Quel immense plaisir !
Comment le sais-je ? Tout simplement parce que je suis facilement meilleur que 600 autres !
Je pense de plus en plus au concours, le soir entre 22 heures et 23 heures avant de m’endormir, inconsciemment. C’est normal vous me direz. Mais au jour d’aujourd’hui je ne stress pas trop, voire même pas du tout, aucun symptôme n’est décelable.
Car je perçois ces deux jours, le 22 et 23 mai comme une récompense. Deux jours où je vais pouvoir montrer tout ce que je sais, tout ce que j’ai appris, tout ce que j’ai travaillé !
Alors je suis conscient de l’enjeu, mais c’est d’une positive et optimiste appréhension que je m’y prépare.
Et en parlant avec quelques P2 passé carré l’année dernière et étant pratiquement dans les mêmes conditions que moi, ma question était : «à 15 jours du concours saviez-vous que vous l’auriez où non ?» leur réponse fut évidente «non !» on ne sait jamais mais on s’en doute plus ou moins, et c’est un doute plus proche de la certitude. La plupart m’ont dit en revanche, que c’était quand la dernière épreuve, la biochimie était terminée que là, ils savaient qu’ils l’auraient, et ils l’ont eu !
Mais c’est relativement spécial, car des cas comme ça il en existe pas beaucoup, peut être une petite vingtaine, peut être une quarantaine sur toute la promo mais c’est relativement confortant, dans ce temps de révision ou tout est centré sur ce concours.
À 10 jours du concours, en toutes les matières, j’ai un niveau largement supérieur à celui de l’année dernière. Il y a eu 17/20 ans biophysique par exemple je n’étais pas sûr cette année de pouvoir faire mieux, de pouvoir m’améliorer, mais aujourd’hui je sais que je ferais mieux, je suis plus prêt, plus rapide, plus entraîné… En histologie, c’est un classeur que je connais sur le bout des doigts. En physiologie, de même, j’annonce plus de 18/20… La biochimie est assimilée du premier cours de chimie au dernier cours de métabolisme… La méthode hypothéticodéductive de biologie cellulaire est aussi maîtrisée, je ne majorerai pas mais un plus de 15/20 est envisageable et largement plausible. Et pour finir la SHS, à peu près comme l’année dernière mais beaucoup plus à l’aise et plus entraînée donc… 112 suffira, plus ?, pourquoi pas ?
Voilà quelques pronostics.
Je suis prêt pour ce concours que j’attends avec impatience.
Car ce n’est pas un examen mais c’est un concours. Alors pour certains c’est dommage, ils auraient peut-être le niveau d’avoir 10 n’est pas le niveau d’être dans les 100 premiers. Moi je trouve cela plutôt pas mal, en doublant, il suffit d’être un peu plus fort que les autres et ça passe sans pour autant être vraiment excellent, ce que je ne suis pas.
Et relativisons, je passe mes révisions avec beaucoup D4, eux ont un concours sur six ans d’études… L’accomplissement d’une longue évolution qui déterminera leur vie de médecin, leur avenir, leur devenir. Eux donc, on 1000 fois plus de raison de stresser…*

Mais je boss pour ne pas me laisser si ce n’est qu’il seule petite chance de ne pas réussir…

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J-16 révisions planifiantes… 6 mai 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 20:29

Encore une journée de ce 7h30 à 21 heures avec une petite heure de 12 à 13 et une petite demi-heure de 19h30 à 20 heures.
Sans une seule seconde de temps mort
Sans une seule seconde d’ennuis
Je regrette de ne pas avoir bossé ainsi toute l’année mais la pression du concours n’était pas encore là, et ce qui est fait est fait !

C’est décidé, je n’irai pas voir mes résultats…

Non je vous rassure, ce n’est pas que je n’irai pas les voir, enfin si, enfin non, on ira les voir à ma place. Car le 24 juin je serai à des milliers de kilomètres de Lyon, en Afrique du Sud, invité chez des amis de mes parents. Amis qui habitent tout proche d’un hôpital de brousse dans lequel j’espère passer le maximum de mon temps entre safari, chasse aux singes et petites balades sur le bord de l’océan…
Mais j’ai longtemps (l’histoire de quelques jours) hésité, car même si le billet m’est offert par mon aimable papa, c’est quand même difficile de ne pas être là le jour de mes résultats, psychologiquement.
Soit pour ne pas pouvoir assister à un des plus beaux jours de ma vie soit pour ne pas pouvoir pleurer (ce que je n’ai pas fait depuis longtemps…)
Et au final je me suis dit, je réussis, super ! je pourrais sauter de joie dans la savane entre deux baobabs… Et si je loupe, ma dépouille se fera bien vite bouffée par quelques lions et l’on n’entendra plus jamais parler de moi…
Après le Maroc du 2 au 9 juin, l’Afrique du Sud du 10 ou 11 juin au 5 juillet pour être de retour pour le choix de ma filière et de mon stage (dans la seule et unique mesure où je réussis)
Mon tout premier voyage humanitaire donc !!!
C’est un peu tout à l’envers, à la base je voulais partir en août après avoir accompli pendant un mois mon stage infirmier, après avoir appris à faire quelques piqûres ou quelques gestes techniques pour ensuite partir en brousse et connaître deux ou trois trucs de médecins, quelques gestes rudimentaires…
Mais il se trouve qu’en août je n’aurai pas trop le temps, mon stage se finissant le 15 puis un grand voyage en famille puis quelques petites choses et c’est déjà la rentrée…
Alors me voilà parti en juin !
J’ai désigné un de mes plus proches collègues pour ne pas le nommer, le fameux Geoffroy, qui aura l’immense et sacrée tâche de m’annoncer le meilleur ou le pire (encore faut-il que je trouve une connexion Internet là-bas…).
Bref un super voyage humanitaire en perspective.
Je pars seul, hélas, mais je n’ai pas trouvé de compagnons ou de compagnes. C’est vrai que ça c’est vite organisé (et peut-être aussi pour des questions de budget). Mais seul, c’est l’aventure et qui dit aventure dit flopées de mésaventures et donc de souvenirs…
Et de plus pour mon anglais, ce sera excellent. Je me suis efforcé de le pratiquer en lisant, en parlant régulièrement malgré que pendant ces deux années de P1 je n’ai plus eu de cours. Je sais tenir une discussion sur tout et n’importe quoi mais de là à travailler en anglais… Je crois que je vais emprunter quelques cours de P2 (histoire d’apprendre un peu de vocabulaire médical) et potasser et tout ça pendant les 11 heures de vol…

Que dire encore, mes révisions se déroulent sur un tapis rouge.

Ah oui, rester un mois à Lyon à crever de chaud, ça ne me disait trop rien, je me suis donc encore organisé pour trouver un stage à Toulon, au bord de la mer. Étant aux 35 heures, ce qui fait sept heures par jour, je crois que ce mois, au-delà d’être médical va aussi être farniente, vacancier, nautique et sportif…car étant à quelques minutes de la mer je ne vais pas me priver d’en profiter.

Juste une petite remarque :
Comment trouver un séjour d’un mois nourri et logé blanchi à l’autre bout du monde ?
Comment s’adresser à un ministre qui est aussi maire de Toulon et patron des hôpitaux du Sud pour trouver le meilleur stage possible ?

Les relations ça ne fait pas tout mais ça aide beaucoup !!!

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J-17 Tout va bien 5 mai 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 20:07

Je devrais dire tout va même très bien !!! À J-17

Je boss encore et encore… serein, optimiste, tranquille, paisible, détendu, olympien, confiant, assuré, crédule en moi-même, efficace…

Et on pourrait en rajouter encore et encore…

J’ai, au jour d’aujourd’hui, un niveau largement supérieur à celui de l’année dernière à l’exacte même époque, niveau qui n’était déjà pas mauvais…

Tout concourt à penser que j’aurai mon concours… Mais l’aurai-je 100ème ou 10ème?

Il ne faut qu’en rien je ne fasse de bêtises et c’est dans la poche…

Comment puis-je être si sûr de moi ? je ne le suis pas, voilà tout… Mais il y arrive un moment où il faut arrêter de se voiler la face, si on a un bon niveau, juste répercutions et récompense de notre travail accompli, il faut assumer…

Mais tout peut encore arriver !

Je manque de temps pour tout raconter mais là je suis… disons… un peu pris… et je place avec plaisir mes priorités la où je les conçois les plus fructueuses… Donc en ces jours-cis, devant ma table de travail !

(J’ai enregistré déjà un paquet de petites vidéos, hé oui, il faut bien, entre autres, enregistrer mes accessoires petits pétages de câble, d’overdose de QCM ou simplement de fatigue mentale qui vous pousse à raconter un peu n’importe quoi…)

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Tragique alternative et reflexions parallèles 27 avril 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 10:40

Quel titre donner à ces trois fois 15 minutes écoulées pour écrire cette missive? difficile…

La semaine dernière, j’ai pendant mon court trajet en TGV écouté un podcast du collège de France, d’Antoine Compagnon, qui y tient une chaire et est aussi professeur à la Sorbonne…
Au-delà du contenu de ces podcast que j’apprécie particulièrement, c’est le français, la langue qui y est d’une qualité excellente, des propos soutenus et sensés avec les bons termes pour les transmettre. C’est aussi une ouverture d’esprit, une diversité culturelle ou simplement une culture. Mais c’est plus une curiosité qu’une réelle assiduité.
Le titre de ce podcast était : Proust, mémoire de la littérature. L’auteur commence sa conférence (qui durera 16 épisodes d’une heure bouclée par un séminaire…) En faisant un simple bilan : tout et tant a déjà été écrit sur Marcel Proust, sur lui, sur ces œuvres. Alors, faut-il encore en parler ? Ne faudrait-il pas instaurer un moratoire pendant une dizaine d’années ? Se contenter des écrits, des études et des recherches déjà exécutés, se concentrer sur d’autres auteurs moins connus ? Au bout duquel moratoire on trouverait des choses nouvelles et innovantes sur ce fameux Marcel Proust ! Il se tâte donc avec une sincère réticence à récidiver.
Mais il en arrive à la conclusion que malgré cela, c’est bien parce que tout a été dit, qu’il reste justement de nouvelles choses à dire et propose à son auditoire de redécouvrir une nouvelle fois les œuvres de Proust, certains détails seraient peut-être toujours occultés…

Bref,
Tout ça pour quoi ?
J’aurai envie d’en faire autant car écrire un article à quelques jours du concours, c’est relativement délicat.
Tout a déjà été dit !
Je redouble, j’ai maintes fois décrit ce concours, ses conditions, son stress, sa pression …
Et le plus souvent dans une complète précision.
Je trouverais tout à dire dans ce que j’ai déjà écrit !
Des articles à J-10, J-5 puis J-1, j’en ai déjà écrit plusieurs, je sais ce que c’est.
Alors faut-il m’instaurer un moratoire, passer une petite heure à redécouvrir ce que j’ai écrit par le passé ? Moratoire qui me conduirait peut-être à passer à côté de choses qui seraient nouvelles, jamais encore mentionnées.
J’en doute !

En un an je n’ai que peu changé, certes je me sens plus prêt mais je reste définitivement le même.
J’ai hier voyagé dans le temps l’histoire de quelques minutes sur mon parchemin de P1. Il est vrai que j’ai déjà vraiment beaucoup dit, beaucoup décrit, beaucoup raconté. Je suis tombé sur un article nommé «J-30, rythme de vie» ou encore sur un autre intitulé «je redouble» qui m’a relativement serré le cœur tellement cette peur, cette appréhension de récidiver me hante, me guette au moindre faux pas.
La peur s’exerce contre quelque chose de physique, de palpable, l’angoisse, contre l’abstrait. On a peur du noir mais on devrait avoir en fait l’angoisse de l’obscurité. Ici, pour moi, dans cette situation, nommons-le échec car il n’est plus question de redoublement, cet échec est en même temps une angoisse et une peur, un complet amalgame.

Petite aparté sans rapports aucuns : vous savez quand on vous disait «la P1, c’est à t’aide à mieux te connaître !». Je dénigrais partiellement ce raisonnement car je pensais bien assez me connaître et de plus les gens qui me le disaient n’avait vraiment pas bien l’air de vraiment se connaître… Et oui, car se connaître est une notion très abstrait voire même un concept très difficilement mesurable par des valeurs objectives, des seuils et des taux rationnels. Je pense, même plus, j’écrirai sûrement un message sur ce sujet ma P2 en poche. (Durant l’été)

Enfin…
J’ai certes beaucoup écrit et je pense avoir déjà, en plus de 50 000 mots, mentionné l’essentiel. Une petite recherche m’a conduit à voir que le mot “examen” par exemple apparaît que 12 fois, le mot “stress” 42 fois, les mots “réussir ou réussite” 32 fois, le mot “échec” seulement 6 fois, le mot “boulot” 36 fois, le mot “travail” 104 fois, le mot “peur” 12 fois, les mots “dodo ou repos” 41 fois…
Ainsi, je ne supporte pas me répéter mais ces quelques statistiques me montrent que malgré moi je le fais.
Alors, il faut trouver des nouveautés.
Certes tout est identique à l’année dernière. Tout a été décrit mais est-ce que tout est vraiment identique ? J’espère que non et je sais que non ! J’ai changé. En mieux et malgré que j’en sois conscient, je ne peux pas prédire si cela sera suffisant…

C’est en même temps très ambigu de rédiger un message à quelques jours des examens terminaux, tout peut arriver, tout et n’importe quoi.

Je me rappelle de l’année dernière dire «j’ai tout donné, j’ai fait mon maximum, alors, on verra…». Mais aujourd’hui, c’est bien différent. Identique dans le «j’ai donné mon maximum» mais radicalement divergent dans le «on verra» car la chance de pouvoir redoubler ne m’appartient plus !
Si l’année dernière l’immense majorité de mes amis sont passés «du premier coup», aujourd’hui je suis seul à tenter ma seconde chance.

Et ce soir je ne sais pas bien quoi penser de ce concours. J’ai écris un article récemment sur ceux qui n’espère point pour ne pas être déçu, je ne m’y associe pas mais il est vraiment difficile de trouver une position claire.
Tout est mitigé entre la chose qui me ferait le plus plaisir au monde et dans son miroir, la chose qui me démolirait, qui briserait ces milliers d’heures de travail.

Au début de l’année ayant bien bossé et manqué de peu les statistiques me prévoyaient 99 % de réussite si je ne faisais pas n’importe quoi cette année écoulée (déjà). Et je n’ai pas fait «n’importe quoi», j’ai même bien et mieux bossé. Alors si tout se passe bien, je «devrais» réussir. Mais je ne veux que et seulement ne point que me le faire entendre, du moins, j’ai tenté de l’oublier toute cette année pour me maintenir une pression constante qui m’a aidé à bosser pour quelque chose d’absolument point acquis mais parallèlement à travailler pour réussir ce quelque chose, ma P1 que j’aurai mérité…

Je dois dire que je me sens prêt, autant en bizuth tu ne sais pas bien où tu vas. Moi, «j’y suis déjà allé» je connais le chemin, j’ai prévu tout dans les moindres détails pour cette expédition mais ne vais-je pas m’égarer ? Le risque est là, présent.
Je sais où je vais donc et le stress qui aujourd’hui ne m’a pas encore rattrapé ne va pas tarder je l’imagine. Car comment préparer ces deux jours au je vais jouer ma vie entière sans avoir une légère énorme appréhension amplement justifiée ? Si ce n’est demain ce sera après-demain et au mieux, l’avant-veille du concours.

Écrire ces quelques mots pour mettre en phrase ce qui pourrait perturber mon esprit. Car toutes ces pensées qui s’interfèrent nous troublent la réflexion, nous troublent aussi parfois le sommeil.
(Il m’arrive de réfléchir à m’en empêcher de dormir, sitôt l’idée innovante, la juste et belle phrase noté, l’esprit s’endort)
Ainsi, noter ces possibilités de scénarios que je ne serai occulter de mes pensées car au moindre temps mort, à quelques jours du concours, nos pensées y sont rivées et aliénées.

Alors peut être à l’écrire, (même si je ne le vais pas) : «je peux louper ! Je peux manquer cet examen ! Je peux ruiner deux ans d’investissement ! Je peux casser comme je l’ai déjà dit ce rêve que j’ai construit entre autre par mon travail…»
Car j’ai construit mon rêve de toute pièce, l’inaugurer ou le faire exploser, l’accomplir ou le démolir, il dépendra de ma performance.
Mettre en phrase c’est peut-être m’ôter des soucis qui n’ont lieu d’être que dans la mesure où ce concours m’angoisse et ça n’est point le cas car je suis plus que prêt, mieux préparé…

Je me rappelle avoir dit aussi que quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne je ne regretterai pas ces deux années. Mais au fond, honnêtement c’est un demi mensonge, une partielle vérité car dans le cas que je n’ose imaginer, une déception immense comblera cet optimisme infaillible et le déstabilisera malgré lui peut-être beaucoup.
Si les choses étaient simples, on n’aurait pas à penser, mais les choses sont complexes alors mieux vaut se préparer.

«Et si je loupe, ET ENSUITE ?». Autre pensée inextinguible, inassouvissable, inextricable, inexpiable, inexpugnable, inextirpable, atone et excessive…

Je ne me vois pas, moi, dans deux mois, sans rien, bredouille d’une quête futile !
Ce coup m’avait fait tellement mal ! (that’s hurt really deep inside!) Je ne me vois pas bredouille car je cauchemardise en pensée sur cet impénétrable mal de l’échec qui t’harcèle jusqu’à ce que raison soit faite ! Car on n’est jamais bredouille, on peut emporter un rien et ce rien peut faire mal, très mal. Rien que de l’écrire, j’en frissonne, et dire que ce mal va toucher une bonne centaine de carrés dans ma seule faculté ! Alors il est point inutile de mentionner cette autre alternative ! Sort terrible, tragique évolution mais réelle atteinte d’un moral qui n’en demandait pas tant ! Qui n’en demandait pas du tout d’ailleurs !

Mais tout est pour l’instant encore de mon côté.
Je suis détenteur de mon destin, je l’écris, je me le dicte, je me le devine…

Ce terme est très vrai mais largement insuffisant :
«Je vais tout donner»
Sans fausse prétention, ou partielle vérité que serait obligé de se donner quelqu’un qui ne l’aurait pas déjà fait ou simplement qui n’auraient rien à donner !
J’ai la chance de pouvoir le dire et le faire, sur le «je vais», sur le «tout» et sur le «donner». Et ce n’est point kamikaze ou aveugle, un saut dans le vide comme en primant ! Non, un geste réfléchit, conscient, coordonné dans les moindres détails.

Il me semble que je n’avais jamais mentionné tant sur ce sujet.

Je n’ai pas à redire sur le travail, je bosse comme un fou, en me reposant largement, je cravache comme un dingue en bridant mon étalon pour pouvoir parfaitement être prêt. Mais les journées se ressemblent, toutes identiques, tout passe très très vite ! Soit dit en passant, les vacances arrivent, l’été revient et ça fait du bien !

Je me dois d’arrêter ce message, il faut encore une fois que j’aille me reposer.

J’adore écrire, j’adore transposer en phrase tout ce qui est transposable, j’adore raconter et pourtant, triste ironie du sort, j’ai redoublé pour un hors sujet en sciences humaines et sociales, un 16/50 apparemment mérité et justifié… Que me réserve l’avenir ?

Trêve de doutes, je suis optimiste, serein et confiant plus que jamais, ce fut juste un message dans lequel il m’apparut nécessaire de mentionner deux ou trois petites choses. Rassurez vous, si je réussis, jamais vous n’entendrez plus parler à ce sujet, en revanche si je rate cette année, un très long article portant justement sur ce précis sujet, digne d’une prouesse herculéenne, viendra fermer définitivement ce blog…

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A juste un mois du concours, inspiration d’un dimanche soir. 20 avril 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 21:57

C’est un peu difficile à expliquer mais j’ai créé un autre blog qui est en fait le même, la base de donnée de stockage des messages est la même mais l’interface qui parait aussi la même mais est gérée par deux programmes différents, deux interfaces de gestion séparées… Si je publie un message de la nouvelle adresse, il apparait aussi sur l’ancien car on modifie la même base alors on pourrait croire qu’il est toujours mis à jour en fait non… si je modifie le graphisme ou je ne sais quelle autre code html ou widget quelconque ce ne sera que sur le nouveau qu’il apparaîtra…

En gros veuillez ne plus vous connecter sur http://www.wayben.com/blog mais sur :

http://www.wayben.com/blog

Car ensuite l’adresse de “wayben.com/wp” je vais la supprimer pour ne laisser que “www.wayben.com/blog”!!!

Donc merci de bien vouloir noter ou ne pas noter ce changement !!

A part ça tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes… j’ai pris le weekend de repos sans aucun cours après une semaine de boulot exemplaire. Histoire d’être en parfait état, en parfaites conditions pour attaquer (et c’est le terme parfait), oui donc attaquer cette dernière ligne droite et là, gagner la guerre. J’ai déjà perdu une bataille mais je n’ai pas perdu la guerre, allégorie métaphorique que j’avais utilisée après mon redoublement… Aujourd’hui tout se joue pour gagner la guerre et ce n’est pas en termes kekemphatonés qu’il faut comprendre cette bataille mais en termes précis et guerriers, il s’agit de préparation, d’entrainement, de parcours du combattant, une mise en condition pour un conflit sans merci, un campagne au long cours qui conduit à une lutte à mort pour la victoire, mourir ou gagner ! pas d’autre alternative!

Benoit versus son concours, Benoit vs sa P2 !

On parle ici d’une énorme contre offensive, les troupes surchauffées à bloc, le goût du sang aux lames d’épées affutées pour tuer avec netteté et précision, sans fautes ni erreurs chaque QCM qui s’offriront à elles, l’arme est chargée, dégainée, pointée, l’index droit sur la gachette… et ici, plus question de pitié, de grâce, remporter ou mourir ! (le second est au sens figuré, le premier est l’antipode de l’être!!!).Stratégie, tactique sont les mots maîtres mais avant tout préparation et qui dit préparation dit boulot et qui dit boulot dit dévouement sans compromis pendant le mois qu’il reste, complète dévotion à cette noble cause qui bien au delà d’être noble, elle est utile, bénéfique, nécessaire mais surtout vitale!!! Car encore une fois, gagner ou mourir !!!

Mais je ne suis pas un Roi Arthur qui de ses prouesses en sont devenus de légendes ou peut être ces mêmes légendes ont inspirées ses actes… Je veux signifier, il n’existe pas de livre comme pour le beau grand, fort et brave Lancelot, chevalier de la table ronde. Son destin était écrit, il devrait sauver la belle Marianne ou je ne sais quelle Cunégonde, princesse du donjon au dragon crachant du feu aidé par le bon enchanteur Merlin qui lui donnerai de quoi surmonter les maintes épreuves et péripéties pour parvenir à ses fins… (ah et j’oublie aussi l’épée magique…)
Rien n’est prédis je vais écrire mon futur par mes propres moyens…
Ou encore un Attila, un Gengis Khan, un Napoléon, mon combat est différents mais tout aussi louable… du moins pour moi !!!
Mais au delà, and beyond this little war, c’est un véritable, unique et singulier duel, singulier mais tout particulier car je me bats seul contre une armée ! Pour un seul et unique but, gagner.

Un mois donc pour fignoler ce duels, apprendre les petits coups mortels, les astuces de mentors, pour frapper là où ça fait mal, gagner en rapidité, en efficacité… fignoler car tout est déjà prêt, le combat serait demain, je gagnerai, pour sûr. Mais encore un mois de préparation, de concentrations (au pluriel), focalisé sur ce jour où je jouerai ma vie !

Car se battre pour l’honneur c’est bien, se battre pour l’orgueil ça peut aider, se battre pour affronter son destin c’est noble, contrer l’inévitable c’est futile, transformer l’inévitable and make all the things happen to you in the way you want, turn the things for your success, for making your life becoming as you plan in all the special and tiny details… That’s such a different thing, you know for example, i can say “i hope to be successful” but there are thousand miles between saying that and saying “i will success” or better “i succeed”. All is in the words but the whole story takes its bases and its roots deep inside your way of living your live, of preparing yourself for fighting with elements you’re going to face and confront and then brave…
So i’m gonna work hard, really hard till this particularly day. What is a month in two years and what is a month in a life? i ask you and i answer you, a month in nothing if it can give the thing you want, the thing you have already dream of it hundred times… A month of sacrifices for your life, for becoming what you want, for becoming what i want to be…

Il s’agit donc bien de ma vie… et pour rien au monde je perdrai cette seconde bataille, pour rien au monde je quitterai cette voie tracée d’un succès préparé ! Un mois de folie pour résoudre l’équation de mon futur qui présente deux solution littéralement distinctes une dichotomie idyllique ou désastreuse : tout ou rien !!!

Je ne vais point dire réalisation d’un rêve car j’ai déjà rêvé les deux situations…

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Revision et ses petites maximes… 13 avril 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 17:34

Ça avance! je passe une semaine de vacance excellente j’ai presque envie de dire idéal car mon idéal ces jours-ci est de travailler «idéalement» !

(Il nous faut nous rassurer et nous consoler comme nous le pouvons, même si ça passe par une auto-persuation dérisoire d’un bonheur lointain et occulté…)

Des journées de 12 heures qui passent très vite et qui se ressemblent étrangement, de 7 h 30 à 19 h 30 (puis une à deux heures chez moi, relire les fiches de la journée). Avec une heure pour déjeuner et disons une demi heure de pauses en cumulé. Si mon planning me l’accorde, le soir, c’est repos, détente, sport, couché tôt (sauf quand je dois gagner une enchère sur eBay…) pour être au top de l’efficacité le lendemain et apparemment ça fonctionne.
Et 10 à 12 heures concentré c’est déjà bien long, je me dois d’arrêter non car mon esprit et mon intellect me lâchent, point pour ça, mais car rester 10 heures concentré sur ta chaise tête baissé, dos droit, stylo dans la main droite, en gardant toujours un brouillon le plus propre possible (témoin direct de mon attention…) avec un enchainement incessant des cours qui défilent à la suite des autres…
Ainsi le soir venu, je ne pète point de câble (faute de cobayes qui se laisseraient démolir, même si j’en mourrai d’envie. Car si l’on ne peut se défouler sur ses cours on le fait en faisant du sport par exemple, des jogging à t’en casser les jambes, des altères à t’en exploser les bras. Mais le faire sur quelque chose qui répond c’est tout de même plus attrayant)
Pas intellectuel donc, mais c’est ma condition physique qui demande et sonne l’arrêt de la journée ! Point la fatigue mentale mais la constante stabilité, l’mmobilité devant ta table de travail et l’absence de mouvement permanent que traduit bien mieux l’anglais par «i can’t stand» au sens figuré bien sûr….
Et fier et fort de l’excellente efficacité qu’il m’a procuré la journée durant, je lui dois bien ça ! Bref, encore une fois, je me comprends…

En fin de journée j’en arrive tout de même à rechercher des moyens mnémotechniques et cette recherche me prend parfois plus de temps que l’apprentissage des choses que ces derniers étaient sensés me rappeler… Comme “sclécor cococilir rénerop”, parce que “corumak puis criuvi” pour sclérotique se prolonge par la cornée, choroïde par les corps ciliaires et l’iris, rétine par le nerf optique, et dans l’ordre, cornée, humeur aqueuse, cristallin, humeur vitrée…

Sur mon planning les petit «OK» au stylo rouge en haut de chaque case s’accumulent et ça fait plaisir !

C’est très très très paradoxal mais c’est relativement «agréable» d’être carré ! (avec d’énormes guillemets) :
– Un luxe dans une belle fatalité !
– Un confort dans une instable réussite ! (réussite toute dépendante d’une percévérance infaillible qui se terminera dans un petit mois et demi)
– Un bien-être tangible mais inévitablement bancal!
– À l’aise dans une furieuse mais incertaine euphorie de boulot !

Je n’apprends plus mes cours, je les récite, sacrée différence ! Il en faut alors 50 minutes là où il fallait trois ou quartes heures pour les apprendre mot à mot… Je me sais et me sens plus fort que l’année dernière, c’est motivant tout en gardant toujours dans un coin de mon esprit que rien n’est joué donc rien n’est gagné ! (ni perdu).

Le tout au Cha dans une atmosphère bien au-delà du sérieux :
– Un condensé d’esprits en ébullition,
– Une sensationnelle manifestation de travailleurs acharnés,
– Un concentré de concentrés,
– Une formidable maison de détention volontaire pour apprentis médecin, alliénés et prisonniers de leurs bouquins!

Et moi dans tout ça, bercé et porté par cette merveilleuse et fantastique émulation positive, je ne peux en être qu’encore plus efficace ! (ils me mettent la pression ou simplement ils m’aident à la garder bien que je sois en ce moment, bien plus entouré d’années sup’ que de petits P1 comme moi…)

Et les maximes donc :

Prends ton temps, tu as le temps!

Approfondis chaque détails!

Fais et saches refaire!

Couches-toi tôt quoi qu’il arrive!

Il y en a bien assez et tu n’en fais jamais trop!

 

Et sans faire de prétéritions rappel toi que :

Si tu ne voulais pas travailler tu ne serais pas ici !!!

(Et par la même que si tu ne travaille pas tu ne seras jamais là-bas…)

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Nuit tourmentée… 12 avril 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 20:54

Vous êtes vous déjà posé les questions suivantes : “si dans l’urgence je ne devais n’emmener qu’une seule chose, que serait-ce?”, “en cas d’incendie, toutes mes affaire brûlent, je garde quoi?”, “quelle est la chose qui compte le plus au monde pour moi?”…

J’en ai partiellement eu la réponse : en cas d’urgence : ON OUBLIE DE SE POSER CES QUESTIONS !!!

Pour moi cette nuit du 11 au 12 avril 2008 fut relativement unique (ce n’est pas tous les jours que l’on vit et fait des choses pour la première fois de sa vie, et on a tort…). Vers minuit et demi quand l’alarme incendie de ma résidence sonne, à moitié réveillé, je me lève, m’habille et je sors en tongues T-shirt dans la nuit noire et froide avec comme seul et unique objet : ma caméra !!! En constant et omniscient petit reporter, à la recherche de bons souvenirs, pour filmer le spectacle au cas où il y en aurait… (Mes affaires qui brûlent… non ça je n’y pensais absolument pas ou encore je ne sait quelle explosion ou catastrophe, toujours avide de séquences inédites…). Après coup j’y ai sérieusement repensé (cela m’a même valu d’écrire un article de trois copies doubles, donc douze pages… pour raconter dans les moindres détails ma naïveté et mon inconscience hors du commun dans cette expérience atypique avec quelques réflexions existentielles parallèles bien sûr (domages collatéraux et suite logique d’une reflexion poussée) ou encore le script d’un cours métrage fantastique, où je suis le héro d’une nuit et où tout se passe bien différement, scénario imaginé pendant la longue attente du retour du sommeil!).
J’ai pas mal repensé donc à ces quelques 5 minutes écoulées entre le temps où j’ai entendu l’alarme et jusqu’à ce que je sois sain et sauf dehors en compagnie des autres «réveillés». J’ai ainsi minutieusement analysé mon action dans l’urgence (détails par détails, un genre de débriefing très très complet) et figurez vous que l’on apprend beaucoup et surtout, on s’étonne beaucoup !!!!
J’ai par exemple répondu à mon voisin que venait me chercher : «descends voir ce qu’il y a et remonte me chercher si c’est grave !» C’est fou ce qu’on peut dire comme âneries à demi réveillé en situation d’urgence… (Voisin qui paraissait lui par contre hyper en stress, hé oui il est aussi en P1 et il y a les cours de P1, la chose la plus importante, devant les papiers, le pc, le fric…enfin bon moi j’ai tout ça oublié sauf ma camera). Des réactions donc à des années lumière de toute responsabilité, de tout bon sens. Mes priorités étaient au antipodes de ce qu’elles auraient dues être! (mais quelles sont mes priorités ? telle est la question).

Comme dans 98% des cas il ne s’est rien passé ! Mais bon, j’aurais pu tout perdre, je n’aurais gardé qu’un caleçon et un bon film ! À propos de ce petit film il est bien marrant, on me voit décrire la situation et dire n’importe quoi tout en attendant l’ascenseur sur fond d’alarme incendie… (ascenseur que je n’aurai pas du prendre… des centaines d’erreurs !)
En fait je ne savais même pas ce que j’allais filmer et c’est bizarre car si j’ai pris ma camera c’est bien sûr «au cas où» mais je m’attendais bien à quelque chose et si je m’y attendais, n’aurais-je pas du prendre quelque chose de plus sérieux… enfin bref !

L’urgence, un corps médical porte ce nom : les urgentistes… pour sûr je n’en suis pas encore un, en tous les cas pas en pleine nuit, coupé en plein rêve…

Je me souviendrai de cette petite mésaventure nocturne !

(PS : au fait, 50 000 mots dépassé sur ce blog)

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100 pensées notées (I) 10 avril 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 21:37

Article bien spécial qui n’a absolument rien à faire sur le blog de mes études de médecine mais qui peut seulement prétendre à être une forme d’art. Et nul ne peut juger l’art objectivement car c’est justement tout là une histoire de sens, l’art est là pour former la sensibilité, l’art peut aussi façonner l’individu.

Si vous n’avez jamais écrit un livre, en voilà une recette. Des 100 phrases qui vont suivre, de chacune, je pourrais en développer le contenu, en extirper les significations, evidentes ou incertaines, pour en écrire une ou deux pages. Parfois même d’une de ces phrases on pourrait en écrire un roman ou en réaliser un film.

Les voilà donc :

100 pensées notées.

Rêver c’est un peu mieux s’en aller ! Très abstrait !
Penser c’est un peu mieux s’évader ! Abstrait !
Réfléchir c’est un peu mieux vivre ! Concret !
Écrire c’est un peu mieux se comprendre ! Très concret !

Il n’y a pas d’horaires pour être galant.

Il y a bien longtemps : «c’est l’heure de la sieste, mais maman ! je ne suis pas fatigué !»
Aujourd’hui : «je veux faire la sieste, non, ce n’est plus de ton âge !»

Certains textes influencent des civilisations entières, d’autres des peuples, des populations, d’autres influencent l’histoire, d’autres encore seulement une génération. Un des textes inspirateurs du mouvement hippie ne fait qu’une seule et simple page ! Pourrai-je écrire un texte avec une telle portée ? Un discours avec de telles conséquences ?

Si chaque personne que j’ai saluée cette semaine m’avait donné 1€, la semaine prochaine je partirai à Tahiti. Si pendant 30 ans j’économisais et 50 centimes par jour je pourrais m’en acheter une Twingo ou encore 5000 cafés !

Pourquoi faut-il fronçer les sourcils pour paraître sérieux ?

Il suffit d’une pitoyable secrétaire pour ralentir toute une administration.

L’inertie disparait seulement quand la masse est nulle, en gros, fais-toi bien petit et léger pour pouvoir t’arrêter rapidement quand il le faut !

Combien faudra-t-il de fous pour que l’on comprenne qu’il ne faut pas l’être ?

Si la terre était une goutte qui serait la pluie ?
Si elle était un flocon ferait-elle une avalanche ?

Le violet et le orange ne sont pas de belles couleurs.

Peut-il exister une amitié objective fondée sur des critères indépendants de toute subjectivité ?

À l’unanimité certaine personne sont bizarres, suis-je bizarre à la vue des autres ?

L’extincteur est rouge, le panneau de sortie et vert, l’extincteur ne devrait-il pas être vert ?

Le ridicule n’a jamais tué personne mais en a démoli plus d’un !

Une voiture? noire — un pirate? noir — la Suède? blonde — l’Afrique? noir — un trou? noir — une étoile? ça dépend — un corbeau? noir — la nuit? noire — un bolide? rouge — un cœur? rouge — le ciel? bleu (au sud) — une fusée? blanche — la paix? blanche — le médecin? blanc (la blouse…) — le pôle Nord? blanc — et le Sud? blanc — l’honnêteté? blanche — la vérité? blanche — la propreté? blanche — la virginité? la stérilité? blanche — l’absence? le blanc — les dents? blanche — l’écume? blanche — la vieillesse? blanche — un tableau? ça dépend, craie ou Velléda? —– La mort ? rouge, blanche, noir, grise, sombre…

Le silence est comme le bruit ! Quand il y en a trop ça rend fou !

Le fruit a donné son nom à la couleur ou est-ce l’inverse ?

Le luxe c’est le temps, le luxe c’est l’argent, l’argent c’est le temps !

Et d’une manière générale tout ce qui est en trop rend fou. Sauf le luxe l’argent et le temps !

L’absence de couleur est-ce une couleur ?
L’absence de caractère est-ce un caractère ?
L’absence de style est-ce un style ? (encore faut-il en avoir un)
L’absence de cheveux est-ce une coiffure ?
L’absence de commerce est-ce une économie
L’absence d’habits est-ce une tenue ?

Le ciel s’oppose à la terre, le beau au laid, la tristesse à la joie, l’inculte au cultivé, le riche au pauvre, l’optimiste au pessimiste, la lumière à l’obscurité, la grossièreté à la délicatesse, le pithiatisme au flegme, la folie à la sagesse, l’altérité au semblable, la politesse, l’accortise, l’amabilité, la civilité, la complaisance, la convenance, la courtoisie, la décence, la distinction, l’éducation, la gracieuseté, le savoir-vivre, le tact et l’usage s’opposent quant à eux à leurs contraires. Et moi ? À quoi m’oppose-t-on ?

Peut-on mettre fin à ses jours en y ayant réfléchi lucidement ?

Pourquoi les blondes aux yeux bleus et les brunes aux yeux verts sont elles si rares ?

Et qui a construit notre vision du beau ?

Le sens figuré «avoir mal aux yeux à la vue de…», est-il réellement figuré ?

Qui a inventé les chaussures à talons ? J’aurai deux mots à lui dire.

La plus simple des politesses est de dire bonjour, et pourquoi pas au revoir ?

Pourquoi parfois donne-t-on un prénom sans penser à l’enfant qui devra le porter ?
Et d’ailleurs pourquoi certains grossiers prénoms ont-ils été inventés ?

Quand quelqu’un est gentil, ça se sent !
Quand quelqu’un est beau, ça se sait !
Quand quelqu’un est stupide, ça se remarque !
Quand quelqu’un est discret, ça simplifie les choses !
Quand quelqu’un est intelligent, ça s’entend (ou pas) !

Haït-on pour mieux aimer où aimons-nous pour mieux haïr ?
On ne doit pas haïr pour aimer en revanche on se doit d’avoir des choses, des plats, des gens qui nous repoussent pour mieux en apprécier d’autres…

Je me rappelle un slogan pour le porte-avions Charles-de-Gaulle «100 000 tonnes de matière grise». Mieux vaut briller de culture comme une perle rare ou être mat d’intelligence comme ce métal poli de matière grise ?

Pourquoi n’existe-t-il pas de perles de diamant ou de rubis d’or ?

Qui place la différence entre grand et géant, petit et nain, gros et obèse ? (j’ai envie de rajouter le quatrième mais il est évident.)

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100 pensées notées (II)

Classé dans : Non classé — admin @ 21:37

Personne ne peut s’imaginer tout ce à quoi je pense quand je le regarde. À la manière que tu ne peux savoir ce qu’un bébé est en train de penser quand il te regarde avec ses grands yeux si mignons !

Ce qui différencie le plus un visage d’un autre c’est avant tout les yeux (forme, au sens plastique du terme, mais aussi forme révélée par un regard…)

Notre cerveau est ainsi organisé, chaque mot en associe un autre. D’un prénom à un pays, d’une recette à une couleur, d’une personne a une odeur, d’une chose à une forme…

«Dites-moi ce que vous aimez et je vous dirai qui vous êtes». Non ! Répondez-moi juste par vrai ou faux, c’est plus simple.

L’espace d’un instant j’ai cru m’être trompé !

Certaines personnes ont peur d’oublier leur prénom, elles le porte à leur poignet.

Il n’y a rien de plus facile que d’énoncer des évidences. La plus simple des réflexions, parfois utile mais souvent futile !

Ce qui est simple et faux, ce qui est compliqué est inutilisable (ce n’est pas de moi).

Selon moi il faut vivre pour ne pas avoir à regretter, vivre dans le but de ne rien avoir à regretter, mais aussi ne pas regretter de vivre !

Une mère à son enfant : «le feu ça brûle, l’eau ça mouille, la boue ça salit, un couteau ça coupe…» Et moi je quoi ? que dirait une mère à son fils sur moi en un seul verbe ?

La façon dont tu installes ta veste sur ta chaise en dit beaucoup sur toi.

Pourquoi y a-t-il un ordre, tout serait plus simple sans, ou plutôt si tous les autres en avaient un sauf moi…

J’ai une imagination débordante mais de quoi et sur quoi le déborde-t-elle ?

Le rose n’est pas attaché à un sexe mais ça dépend quel rose…
Sur un homme, un violet ne peut paraître bien plus féminin qu’un rose masculin.

Pourquoi quand on fait les choses mal ou que l’on a de mauvaises habitudes c’est toujours «à cause de» et jamais «grâce à» ?

À quoi discerne-t-on que le printemps revient ? Les feuilles aux arbres ? Le temps de soleil par jour ? Les nombrils à l’air ? Le climat estival ?

Si nous étions tous sourds ferions-nous de cette terre un monde de muets ?

La taille du cerveau ne fait pas l’intelligence, la taille des mains ne fait pas la dextérité, la taille des jambes ne fait pas l’endurance. Mais on peut avoir un petit cerveau, de petites mains et de petites jambes et être bête, peu habile et pas endurant !

Après avoir lâchés leurs cours des yeux, cours qu’ils regardaient depuis trois heures, les gens se relèvent et contemplent, mais que contemplent-ils ? Le vide 99 fois sur 100 !

Pourquoi ne trouve-t-on pas le double menton mignon ? Certains adorent bien la moustache.

Chaque langue et belle, chaque langue a son charme et pourtant :
L’anglais parlé par un Français, c’est moche.
Le français parlé par un Allemand, c’est moche.
L’anglais parlé par un russe, c’est moche
Le français parlé par des nordiques, c’est original.
Le français parlé par un chinois, c’est drôle.
Le français parlé par un Belge, c’est moche.
Le français parlé par un Italien, c’est chantant.
le français parlé par un Français, ça dépend énormément, des régions, des classes sociales, des volontés… (Je me comprends car on peut aussi se donner un genre oral mais l’honnêteté c’est le naturel).
Le français parlé par un arabophone, ça se remarque.
L’anglais parlé par un Américain, c’est différent,
Par un Indien, un Australien, un sud-africain, ça l’est encore autrement.
L’animal parlé par l’humain, c’est faux.
Le français parlé par un anglais, c’est à la mode (quelle mode !).
Le français compris par un anglais est différent de celui compris par un Allemand.
Les civilisations, les traditions, les populations sont éparses et ne se ressemblent pas !
Hélas la vie et la communication ne sont pas de constant play-back !

Si l’on commençait à compter tout ce qui est vient de notre mère, en termes d’héritage maternel, on s’étonnerait d’y passer un temps bien long. Langue, vision du monde, goûts, appréhensions de ce qui nous entoure…

Toutes les choses qui ne servent à rien ne sont-elles pas là justement pour nous distraire ?

«On a tous notre petit coin de paradis» mais Proust a dit : «est paradis ce qui a disparu», alors où est notre coin de paradis ?

L’herbe est toujours plus verte dans le champ du voisin mais sommes-nous des vaches des chèvres ou des moutons ?

On a toujours dit «qu’il est beau ce bébé» à sa naissance mais ils ne sont beaux que pour les mères, soyons honnêtes, à leurs premiers jours tous les bébés sont moches. En revanche l’apogée de la mignonité se trouve vers deux ou trois ans…

La solitude n’est pas une condition vitale.

Les oreilles décollées, ça a son charme, mais recollées, c’est mieux !

À ma naissance on a planté un amandier en mon honneur et pourtant je n’ai rien d’une amande, ni mes yeux ni mon esprit ! Vous me direz, on plante bien aussi des pêchers des abricotiers… Ah, si, peut-être, que je ne suis «l’amant de» personne !

Si l’on avait mieux évolué, le torse ne se recouvrirait pas de poils !

Il faut apprendre à faire abstraction de ses préjugés.

C’est l’absence des choses qui nous fait remarquer leurs utilités !

Quand on croise un groupe de filles, à partir de combien décide-t-on de ne plus faire la bise ? 2,3,4,5,15,30 ? y a-t-il une limite ?

On parle de familles nucléaires, de réactions et de bombes nucléaires. Nucléaire au sens étymologique de noyau. Le noyau comme unité irréductible qui s’oppose au terme de pépins, pluriels d’essence. Une famille recomposée n’est-elle pas pépinéaire ?

Les symboles et les signes sont purement construits et il faudrait des générations pour les modifier. Prenez l’exemple du «doigt d’honneur», il ne fait plus trop honneur, le refera-t-il un jour ?

Ce qui est dur se casse, ce qui est mou se tord et moi on me tord puis on me casse !

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100 pensées notées (III)

Classé dans : Non classé — admin @ 21:36

On critique les stéréotypes mais s’ils existent c’est qu’ils sont en partie justifiés, et s’ils perdurent c’est que rien ne les contredit !

Les gens fermés tentent artificiellement de s’ouvrir, les gens ouverts n’en ont point besoin.

Rares sont les citations flagrantes mais celle-là l’est par-dessus tout : «la culture c’est comme la confiture, moins tu en as plus tu l’étales !».

La mode est passagère et périodique en revanche, ce qui est agréable à la vue est trop peu récurent !

On lit trop souvent sans chercher à se souvenir de ce qu’on lit et on a tort !

Tous les drapeaux se ressemblent, certaines nations ont vraiment manqué d’originalité ! Où est-ce volontaire ?

J’aurais tellement envie de faire des descriptions détaillées de chaque et toutes les personnes atypiques que je croise mais je ne suis pas là pour ça. Aujourd’hui, trois personnages m’auraient sollicité, auraient décroché la palme : un grand-père pyjama chaussons dans le métro, un rider-cowboy-motard-disco-retro, une affreusement pseudo-élégante, monstrueusement pseudo-svelte jeune demoiselle, le tout moulé dans un débardeur-jogging de gym taille 5 ans…

Quand on a raison, on n’a pas besoin de se justifier. Si je suis beau ou belle je n’ai pas besoin de me maquiller ! Mais ça peut se compliquer, car certaines ne peuvent devenir belles que et seulement grâce au maquillage…

J’économise sept McDo et je pars à Rome !
Il est aussi cher d’aller à Paris en train qu’à Stockholm en avion, un agréable paradoxe.

Seul est fort celui qui maîtrise sa volonté et ce pas pour ne pas faire, pour se retenir, non, maîtriser sa volonté pour faire, pour accomplir !

Prévoir c’est à moitié faire,
Planifier c’est à moitié réaliser,
Mais faire et réaliser sans prévoir et sans planifier ça n’est pas à moitié faire !

Le sport c’est la santé des courageux même si ça peut être un loisir et un plaisir.

«Il n’y a que la vérité qui blesse» c’est faux, le mensonge peut faire bien plus mal !

Repousser à demain c’est l’outil des faibles.

Les bons amis sont ceux qui nous comprennent. Et l’on aime les gens qui nous ressemblent, c’est pour cela que l’on a peu d’amis, ou plutôt que n’importe qui n’est pas notre ami…

Pourquoi poser des questions quand on se persuade d’avoir raison ?

C’est de plus en plus philosophique : «nous n’avons qu’une seule vie alors vivons la correctement !».

Rien n’est inutile, il faut seulement savoir rendre tout utile !

Si l’on sait compter jusqu’à trois, dire bonjour, au revoir, pardon, s’il te plaît, merci dans plus de cinq langues, c’est déjà un bon début !

Les prisonniers sont rayés et rasés, aujourd’hui, je suis en uni et avec les cheveux longs mais suis-je libre ?

Ce que j’ai transpiré, je n’en avais pas besoin. Et pourtant je dois me réhydrater.

L’originalité et ce n’est pas l’art de faire autrement, c’est bien différent !

Si l’on considérait chaque chose comme un gain alors nous serions trop riche !

On ne peut changer que les choses que l’on a choisies !

Il existe des liaisons dangereuses, des liaisons douteuses, des liaisons datives, et si les liaisons covalentes existaient quelle forme revêtiraient-telle ?

Suis-je la substance dissoute ou le solvant ?

L’ironie peut être belle ! N’est-ce pas ?
L’hypocrisie en revanche ne le peut pas !

“!” Est différent de “!!!” — “?” Est différent de “???” — “.” Est différent de “…”

Si l’on compte avec les avancées de la médecine de la science nous vivrons (ma génération) tous 100 ans.
Il reste encore beaucoup à penser “!!!???…”

Ainsi en voilà 100, fruits d’une mise phrase des pensées qui me passèrent par la tête cette après-midi du 10 avril 2008. (Il y a mes droits d’auteurs, aucun de ces propos ne pourra être tiré hors de ce blog sans autorisations. Alors certes c’est de moi, mais l’art a-t-il un propriétaire? donc, jugez de vos droits en vous souvenant des miens…)

Encore que quelques dernières pour bien finir :

On se dit toujours que c’est encore loin mais arrive un moment où c’est proche !

Les gens nous disent quelques petites choses mais on apprend bien plus en les observant !

TOTA MEDICINA IN OBSERVATIONIBUS

Les cacahouètes sont bien plus aisées à déguster avec une cuillère à soupe!

Comment juger objectivement des choses terribles que l’on n’a jamais vécues ? : guerre, décès, divorce…

Comment avoir le coeur net quand on a l’esprit troublé ?

La qualité ne se trouve pas dans la quantité mais il peut y avoir une quantité en qualité!

Il n’y a rien de nouveau sous le soleil mais en 19 ans d’existence, je n’ai vu ni entendu pareil exercice, telle distraction. Car ce n’est pas un exercice de psychiatrie où l’on devrait noter tout ce qui nous passe par la tête pour ensuite en tirer quelques informations… Non, une simple selection de 100 propositions qui m’ont traversées l’esprit parmis les miliers d’autres que je n’ai point notées…

(Un article de tout de même plus de 2800 mots et 180 paragraphes.)

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Espérer… 9 avril 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 18:07

“為了希-望 為了取得成功”, “على الامل لكى تكون ناجحه”, “為了希望-為了取得成功”

Pratiquement après chaque déjeuner vient s’accabler cette petite vague alcaline postprandiale, fardeau qui vous pousse irrémédiablement dans la somnolence malgré le petit expresso Carte Noire, qui etait sensé contrecarrer tout éventualité d’endormissement…
Mais c’est physiologique. On ne peut ne point se nourrir. On ne peut non plus se permettre de se gaver en glouton gastronome car il faudrait ensuite compter avec la terrible aspiration que demande l’interminable digestion qui en suit.
Mais il faut pouvoir travailler, et pour cela tout dois être sacrifié …
(La P1 prend part et martèle ton quotidien jusque dans les petits détails, enfin bon…)

Ainsi aujourd’hui, le temps d’une pause cigarette que je ne fais pas, entre un cours de biophysique et un cours de biochimie j’ai questionné une mini réflexion et il en suit un message sombre mais désastreusement réaliste.
Car l’inspiration suit le courant du «way of thinking», vogue et lévite sur les conditions mentales, senties, sentimentales. (Mon esprit vadrouille sympatiquement… première fois que j’utilise le verbe “vadrouiller” de ma vie, existe-t-il ?)

Voilà ma constatation :

Beaucoup de gens n’osent espérer pour ne point être déçu !

Compréhensible.
Purement rationnel.
Lié de cause à effet. (un “A” en QCM)
J’allais dire attitude naturelle.
Mais les animaux possèdent-ils la dimension de l’espérance ?
La conception de déception ou de reconnaissance ? (ça rime deux fois!)
Ce n’est donc point bestial.
Ce n’est pas non plus un instinct.
Une construction réellement humaine, au sens de l’espèce.
Un raisonnement inhérent à une classe «d’êtres supérieurs».
Supérieurs et détenteurs du droit à l’immobilisme, au nihilisme du rêve.

Mais n’est-ce pas un manque de courage ?
La peur de l’échec.
La réticence de la dévaluation.
L’inconscient refus du tragique. (c’est celui-ci que je préfère!)
L’anéantisation de ses capacités propres.
L’auto-éradication de ses chances de réussite. (encore la chance…, il n’y a pas de chance!)

N’est-ce pas aussi une marque de lâcheté ?
Le recul face à l’épreuve.
La timidité du tempérament.
La fausse modestie la persévérance.
Attitude cohérente mais profondément noire. ”

(tel que je l’avais noté sur un petit brouillon)

Sujet sur lequel je porte assez d’importance étant malgré moi contraint de m’en questionner, d’opérer la réflexion, diagnostic de forme mais aussi de fond.

Et le stress n’est-il pas là aussi pour nous pousser à cette infernale voie, ce cercle vicieux des damnés de la réussite ?
Car si nous serions sûr de réussir, stresserions-nous ? Espérerions-nous ?

Mais il y a quand même une allumette de bon.
Pourquoi l’allumette ? Car elle est transitoire, infime et ridicule face à cet autre incendie qu’est un tel raisonnement !
Bon pourquoi ? Car oui, je n’espère pas….Je loupe….Je ne suis pas déçu….Tout va bien….La vie suit son cours….
Et si je réussis….génial….je ne m’y attendais pas du tout !!!
Mais c’est à nuancer car «s’attendre à» et «espérer de» sont bien différents.
Et “ne pas espérer réussir” n’était-ce pas un peu “s’attendre à louper” et par conséquent “espérer ne pas réussir” ? L’ordre des mots change une signification mais change-t-elle vraiment ?

La où ça se complique drôlement, c’est que je n’ai plus et pas le choix de réussir, je le dois. C’est un impératif.
Alors, dois-je j’espérer ? ne le dois-je pas à ? dois-je m’attendre à ? je ne le dois-je pas ?

De plus, même si je n’espère pas volontairement il y aura toujours une lueur d’espoir de mon inconscient.

Et pour finir je serais tellement déçu de rater que je n’ose espérer ou m’attendre à m’en assécher mes pauvres glandes lacrymales…

Alors quitte à être contre l’espérance pour contrer la déception, mettons toutes nos chances de notre côté même si la chance n’a rien à voir là-dedans. Si l’on ne peut espérer sur une réussite faute de sa certitude (celle de la réussite bien sûr) rabattons-nous lâchement sur la chance. (Attitude que je condamne, rejette, répugne, crache et vomit profondément, les deux derniers termes sont peut-être un peu forts !)

Selon moi : 70% de forme intellectuelle, 29% de forme physique et 1% d’aléas.

Mais on peut très bien s’en sortir (heum… disons juste “s’en sortir”) avec 50% de forme physique 40% de forme intellectuelle et 10% du reste et a fortiori avec 10% de forme physique et intellectuelle et 90% de chance !!! Encore faut-il en avoir….

Mais le parfait idéal est d’avoir 100% de forme intellectuelle, 100% de forme physique et 100% de chance et d’aléas de notre coté pour aborder le concours à 300% !!!

Alors, ne pas espérer pour ne pas être déçu mais faut-il tout de même espérer ? je n’ai pas encore la réponse mais ça ne serait tarder…

Diagnostic d’un étrange constat dont je ne connais le traitement mais en revanche, c’est une des rares maladies (encore que ça n’en est pas une) où le pronostic influence gravement et incontestablement le diagnostic et influer sur l’un c’est modifier l’autre ! Et le cercle vicieux peut encore tourner, un disque en boucle, une étrange anomalie de la “technologie humaine” !

Voilà encore une petite missive.

Je me suis par ailleurs amusé sur un autre article qui se nomme «43 comparaisons entre code génétique, population humaine et société.» Réflexion sociologique et anthropologique, article trop cru et cruel pour être publié.
Ou encore «il y a un an j’étais ici dans les mêmes conditions, tout est identique, sauf moi !»

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Conditions de concours, capacités décuplées. 6 avril 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 15:29

Nous sommes constitués de réseaux : interconnectés de la tête aux pieds.
Quelques interactions sont conscientes et contrôlables. Des milliers, des millions s’effectuent sans la moindre direction volontaire mais paradoxalement tout à fait normalement.
Si nous voulions tout contrôler, peut-être serions-nous surpassés ?

Autant l’adrénaline et d’autres drogues peuvent inhiber la sensation de douleur ou encore augmenter la force et l’endurance autant un concours place notre corps dans une situation paranormale, voire supranormale.

Un étrange amalgame entre stress et efficacité.
Une pression lointaine mais présente et mieux omniprésente.
Une épée de Damoclès en forme de couronne.
L’expérience d’une obligation motivatrice.
La constante conscience d’une échéance proche et inévitable, couplée au permanent souci de réussite et parfois curieusement associé à une profonde naïveté.

Dans cette optique, je parle de capacités décuplées : attention, concentration, assiduité, résistance… Le reste de l’année vous faisiez des pauses, normal, qui s’étendaient toutes seules, là, l’appel du travail est plus fort que l’attirance de la pause et cinq minutes suffisent amplement, la petite heure du déjeuner est bien trop longue. Avant, le temps de concentration à la reprise d’un cours était relativement long, aujourd’hui elle est pratiquement instantané. Vous remettre au boulot le soir était parfois chose impossible, aujourd’hui le temps passe trop vite et vous vous devez d’écourter vous journée car vous bosseriez toute la nuit s’il le fallait…

  • Rétroaction positive, plus tu en veux plus tu en as (ce qui n’est absolument pas le cas le reste de l’année !). Fatigues, somnolences, blancs, inefficacités sont largement réduits.
  • En revanche, vie sociale, communication peuvent être partiellement et transitoirement anéanties au profit d’une légère otisation dans une sphère bornée et noyée dans par ces cours et ses horaires.
  • Car inconsciemment, la conception, l’intériorisation puis l’appropriation de ce concours qui approche vous conduit à revoir vos priorités, à réorganiser l’emploi du temps de votre vie.

Selon les personnes cette période est plus ou moins longue, elle commence 10 jours, 1 mois 2 mois voire plus avant le jour J. L’essentiel est de profiter au maximum de cette période. Au jour d’aujourd’hui je suis donc bien préoccupé et conscient, à un mois et demi du concours, de baigner dans ce temps décuplé.

  • Mais pour cela il faut comme je l’ai dit plus haut conceptualiser ce concours, se le représenter de façon mesurable et tout à fait plausible, évaluer ses capacités face à cette montagne, ses chances face à ce monstre, cet adversaire irréel, lointain et en même temps tout proche qu’est la réussite !
  • Une fois ces étapes acquises avec plus ou moins d’acuité (car l’inconnu est certes difficile à évaluer). Une fois et seulement ensuite donc il faut se l’approprier, faire sien ce concours, transformer, métamorphoser cet indicible tabou en une suite logique de notre travail accompli.
  • À partir de là on peut commencer pour soi-même à faire la différence entre espérer et rêver !
    Et donc quitter la naïveté et l’inconscience du travail acharné sans but et de l’obstination déraisonnée…
  • Et dans ces conditions précises, cette exacte évolution le titre de l’article prend tout son essor et devient logiquement compréhensible.

Là ne sont que théories et belles phrases mais la réalité est bien plus dure, bien plus difficile mais surtout bien plus cruelle ! (Ce message est court mais chaque mot a son importance.)

Et croyez-moi ou non cette pression montante offerte par un concours se rapprochant à vitesse grand V vous rendra capable de réaliser vos exploits je l’espère…

Nous sommes aujourd’hui dimanche 6 avril, le 22 mai est bien proche et je me dois jusqu’à ce jour de bosser comme un dingue sans m’en tuer au boulot bien sûr !
Tout ça pour dire que je pense que c’est un des derniers messages que je posterai avant la fin de cette formidable année.

J’écrirai sûrement un dernier article sur les boîtes à colle ou boîtes privées ou encore écuries parallèles dont j’ai ma propre, sérieuse et réfléchie opinion.

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Bonne ou mauvaise journée, et comment?

Classé dans : Non classé — admin @ 14:34

“Bonne ou mauvaise ?”

Un jour vous vous levez et la forme est là, la bonne humeur, l’optimiste (en général le soleil brille !) Le sourire à l’excès, l’humour, la happy life, la vita è bella…
Et parfois c’est tout l’inverse, rien ne va ! Et ça, depuis le levé au coucher, pas besoin d’en faire de longues descriptions, ces jours sont bien trop fréquents pour que chacun y trouve sa propre définition. Parlons simplement d’une “mauvaise journée” qui s’oppose radicalement à une “bonne journée” et entre les deux appelons ça la banalité.
Mais rien n’est plus répugnant et repoussant que la banalité alors il reste à choisir entre la bonne et la mauvaise journée et le choix est simple et s’oriente tout naturellement vers la bonne et agréable journée.

Et plus précisément pour un étudiant en médecine qu’est-ce que la “bonne journée” ?

  • Celle où l’on n’aura senti à aucun moment de la journée la fatigue.
  • Celle où les cours seront rentrés et resteront.
  • Celle où la capacité de concentration est constante et supérieure à la normale.
  • Celle où tu es simplement bon !
  • Celle où tout s’enchaîne, tout cool, pas de blanc, pas de vide, court après cours tu bosses la manière d’un ermite mais le plus sage et le plus consciencieux des ermites au fond de ta tanière qui n’est autre que de table de travail.
  • Celles où travailler et travailler dur n’est pas une corvée comme le reste du temps.
  • Celle en résumé ou tout est parfait !

Et qui refuserait une telle journée ? en tous les cas pas moi.
Le but est donc de récidiver autant que possible de telle journée mais le problème est que ce n’est pas sur commande que l’on se procure ces quelques 12 à 15 heures que constitue une telle journée étudiant !

Oui, on ne peut prévoir ce genre de «choses», appelons cela les “aléas de la vie”, aléas de l’existence ! En bon ou en mauvais.

Mais il doit bien y avoir des facteurs déterminants…
Tout cela est du domaine de la psychologie et de la psychanalyse, une étude du comportement humain, des relations, des humeurs et sans lire Kant ou Lacan, je me suis donc posé la question :

Comment favoriser les conditions d’apparition de ces bonnes journées ?
Question primordiale !

Car je peux avoir la motivation, l’envie, la bonne volonté, cela ne suffit pas si ces qualités n’ont pas d’atmosphère pour s’épanouir ou si elles sont confinées profondément sans aucune expression, faute de conditions favorables.

- Alors tout d’abord un “pas le choix”, une obligation positive, une force obscure qui nous pousse à nous mettre en de bonnes conditions pour favoriser notre travail !
- Sur cela vient se greffer un tempérament, un caractère qui nous conduit selon nos appréhensions de la vie à se plaindre de tout ou à considérer chaque chose comme bonne et se mettre donc en disposition, en attitude, en position, en résolution, en conjoncture en circonstances où l’on ouvre toutes les portes, pour placer notre cerveau dans les conditions idéales à un apprentissage optimal. (De la théorie…)

Ces deux aspects l’obligation et le tempérament s’attaque au problème en aval de celui-ci., Et la question ne porte pas sur le pourquoi mais sur le comment.
Il m’incombait donc, pour étudier ce phénomène de rechercher des facteurs qui agiraient en amont sur l’établissement dès le lever d’une bonne journée.

- Nous sommes constitués du corps, de l’esprit et de l’âme. On va laisser l’âme de côté, il reste le corps et l’esprit.
Et selon moi, pour que ça “fonctionne” il faut qu’il y ait une complémentarité, une convergence, une association nécessaire est positive.
- L’un sans l’autre ou l’autre sans l’un sont voués désastreux célibat mais leur union en décuple au centuple la répercussion!

- Il y a vraisemblablement des conditions nécessaires… — État physique, psychique et mental ! —

- Être en super en forme, reposé, physiquement au top mais avec des pensées troublées, ailleurs, tourmentées ou à l’inverse un esprit frais et dispos mais une condition physique lamentable, une fatigue, un mal de dos de tête de ventre…Il faut donc être en tout au top et là on peut avoir des chances de se lever le matin et d’avoir le plaisir de vivre une journée comme je la décris plus haut!
Au top physique, au top psychique, au top mental. Et c’est bien ce que l’OMS a énoncé par le terme de santé : état de complet bien-être physique, psychique, mental et social et ne constitue pas seulement en l’absence de maladies», une vision idyllique et utopique mais quoi qu’il en soit il me faut cette santé pour avoir de bonnes journées.

Comme l’a dit Albert Jacquard «être conscient que demain existe et que je peux agir sur lui c’est le propre de l’homme» je trouve cela très vrai et même véridique ! Je m’arrêterai sur le “être conscient”, le “demain existe” et le “je peux agir sur lui”, trois propositions qui associées forment une maxime voire même un commandement, un fort intense conseil !

Et pour revenir au titre de ce paragraphe. «Une bonne journée se prépare la veille» j’en suis venu à cette constatation malgré moi par la complémentation d’états de bonnes journées et la recherche de leurs conditions d’apparition.
Une simple attention, un nouveau regard, regard critique et curieux sur ce qui m’arrivait !

Ce n’est pas un jeu de pile ou face, pied droit, pied gauche.
C’est une convergence de conditions avec le petit plus de cet aléas de la vie qui va faire réellement pencher la balance du côté de la bonne journée !
Nous gérons les conditions et nous attendons la suite… Certains nomment cela à l’ergonomie du travail moi je préférerais parler “d’optimiste de rythme de vie” ou “rythme optimiste de vie” ou encore “rythme de vie optimiste”.
(Nota bene : ça n’est pas très intéressant mais je me comprends !)

C’est donc à toi de réunir ces conditions physiques et mentales !
Le physique, c’est au long court, une continuité, faire du sport, bien dormir, bien manger, s’aérer, garder une vie sociale… Le mental c’est au jour le jour et j’en viens à ma déduction, au-delà du jour le jour le mental s’exerce plus précisément de la veille au lendemain et il se travail ainsi.

Préparer son état d’esprit et le disposer pour une bonne et efficace journée se fait la veille, le matin pour le jour même c’est trop tard.

Autant il est possible de planifier ses cours, son travail, ses pause, ses distractions autant il est possible, je ne dis pas facile mais réalisable, de préparer sa condition psychique pour optimiser l’apparition d’une bonne journée, excellente et fructueuse…

Astuce de l’amélioration de mon insignifiante existence, mais faites l’essai!, préparez-vous le soir avant le sommeil à une nuit réparatrice et la journée qui suivra sera à la hauteur bizarrement de vos souhaits, de vos exigences…

Rien n’est inventé, tout est déduit, et ce tout à mon insu!
Excès d’optimisme ou légitime état d’esprit?

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Vous êtes en première année de médecine et donc… 4 avril 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 18:37

Brouillon de petites phrases, rédigées entre 2 heures et 3 heures du matin la nuit du 3 au 4 avril 2008… manque de continuité, anarchie totale, fouillis d’idées.

Vous êtes en première année de médecine et donc :

  • Vous connaissez les mots gastrulation et neurulations.
  • Vous savez que le turnover de l’ATP est de 40 kilos par jour au repos, impressionnant !!!
  • Vous savez que pour l’étude de la synthèse de l’albumine, avec un rythme circadien on effectue des sacrifices de rats toutes les quatre heures sur deux jours.
  • Contrairement à beaucoup, vous savez faire la différence entre myopes, hypermétrope, astigmates, presbyte…
  • Vous connaissez des chansons que vous ne répéteriez pas en toutes situations.
  • Vous disiez des moments dont vous vous souviendrez toute votre vie (demandez à n’importe quel médecin de vous raconter sa première année de médecine et vous verrez)
  • Apprendre par cœur n’est plus un problème.
  • Vous êtes au moins une fois resté 16 heures assis en cumulé.
  • Vous connaissez des centaines de choses qui ne servent à rien.
  • Vous avez connu le stress, le gros stress.
  • Vous connaissez des centaines de molécules de substances qui ne sont pas palpables mais qui sont là et vous le savez.
    90 % des choses que vous apprenez, vous ne les avez jamais vu, avez-vous vu un épithélium alvéolaire, avez-vous vu une pyruvate kinase, avez-vous dit un atome de mercure, avez-vous vu un axone de calamar.
    La physiologie et anatomie parlent plus mais avez-vous déjà vu un rhomboïde, une mésentérique, une hypophyse, avez-vous vu lipase gastrique, un ECG farfelu ou un shunt pulmonaire… Vous savez que derrière une personne il y a une histoire, un vécu.
  • Vous êtes dans l’une des rares filières où l’on fait de la censure en racontant ses études à ses parents. (Sauf s’ils sont médecins bien entendu).
  • Vous savez que l’on peut facilement mourir.
  • Vous savez qu’une cirrhose c’est très mauvais.
  • Vous savez comment se passe une grossesse de zéro à neuf mois.
  • Vous connaissez votre anatomie est celle du genre opposé.
  • Quand vous buvez c’est pour faire baisser votre taux d’ADH.
  • Vous connaissez l’origine des gaz intestinaux.
  • Vous savez vous situer vos organes intérieurs, cœur foie pancréas rate rein (facile) et toutes les parties de l’intestin dans l’ordre. (et vous ne dites plus “j’ai mal au ventre” mais, “j’ai mal ici, là précisément, c’est donc le…”)
  • Vous savez que le muscle de la vessie porte le nom d’un dinosaure, le detrusor.
  • Vous connaissez un tas de noms tirés par les cheveux jargon qui énerve les incultes.
  • Maintenant, quand vous avez mal, vous savez presque ce que c’est et vous avez envie de dire votre généraliste «Hé, ho ! Ne me prennez pas pour un abruti, je suis en médecine».
  • Vous savez ce que veut dire oméga 3.
  • Vous savez reconnaître ceux qui racontent n’importe quoi, y compris vous.
  • Vous aimez le stetho.
  • Vous aimez regarder d’anciennes radiographies.
  • Vous savez que vous n’avez pas choisi la bonne voie pour avoir un jour une Lamborghini.
  • Vous voulez sauver le monde ce sera pour plus tard.
  • MEC ne veut pas dire maison en carton comme LEC, LIC ou LCR ou AVC ou EEG ou SEP ou ACTH ou…
    Vous trouvez ça drôle que des gens aiment les maths.
  • On vous prend pour un médecin mais vous ne savez rien : «tiens mon cher petit-fils, mon docteur, j’ai mal à l’épaule, dis-moi ce que j’ai ! Ou encore ce produit n’est pas bon pour la peau tu es d’accord, toi, le médecin ?» (Propos familiaux…).
  • Quand on vous dit que pour aller au cœur pour une coronarographie on passe par la veine saphène dans la cuisse et qu’on remonte, c’est tout à fait logique, ça ne l’est pas pour beaucoup !
  • Quand on parle de maladie, vous ne les connaissez pas encore mais vous cernez de quoi ça parle, que ce soit néphrologie, pulmonaire, gastrique ou encore gynécologique…
  • Vous savez que c’est votre voie (ou pas).
  • Vous aimez ou vous détestez une matière il y a rarement d’intermédiaire.
  • Vos brouillons se ressemblent tous.
  • Vous rêveriez de sauver la vie de quelqu’un mais vous ne savez pas encore le faire.
  • Vous savez que vous voulez votre place dans le numerus clausus et c’est tout ce qui compte.
  • De l’ADN à la protéine tout est limpide.
  • Vous inventez des moyens mnémotechniques aussi farfelus les uns que les autres : SaLuT Pierre, Tires Ton Chien Hystérique donne : Scaphoïde, Lunatum, Pissiforme, Trapèze, Trapézoïde, Capitatum, Hamatum et Hamulus de l’hamatum.
  • Il vous reste cinq ans d’études devant vos bouquins mais peu importe.
  • Vous avez quelques excellents collègues.
  • Vous avez au moins une fois vécu une réelle ambiance d’amphi.
    Et cette ambiance n’est plus un mythe ou une légende.
  • Vous savez qu’il faut plus de trois heures pour savoir un cours d’une heure.
  • Chaque matière à son classeur et sa couleur : anatomie bleue, biochimie vert, biophysique rouge…
  • Vous possédez (ou pas) un stylo fétiche pour les grilles de QCM.
  • Vous savait qu’il ne faut pas arriver en retard en cours
  • Vous savez qu’il ne faut pas chercher trop loin des explications à tout, l’humain est trop compliqué.
  • Quand on vous dit “graisse” vous pensez à un million de trucs, “sucre” à des millions choses et “enzyme” ??? Non, le commun des mortels n’utilise pas ce mot.
  • Avant vous saviez que lors d’une appendicite on a mal à droite entre la hanche et le nombril vous saviez aussi que pour écouter le cœur il faut poser son oreille à gauche sur le thorax. Aujourd’hui vous savez précisément où est l’appendice et ce qu’est une appendicite, vous connaissez l’axe du cœur et toutes les anomalies de l’électrocardiogramme.
  • Vous connaissez un tas de reflexes, le rotulien, facile, mais encore le cochléo-palpébral, le psycho-galvanique ou le gastro-colique…

À compléter…

(ajoutez vos propositions en commentaire)

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Pourquoi tout ce que l’on est incapable de faire nous fascine ?(et reflexions diverses, medecins…) 3 avril 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 20:53

C’est une question que je me pose parmi tant d’autres, car je me pose beaucoup de questions !
J’ai trouvé que celle-ci calquait particulièrement à un certain désir de savoir, une interrogation justifiée.

Dans tant de domaines divers et variés, cette incapacité à faire certaines choses me procure une fascination pour ces mêmes choses et par la suite pour les personnes qui en sont capables.
L’espoir fait vivre et l’on vivra toujours car il aura toujours des choses que nous seront incapables de faire.

Prenons la musique, nous sommes emportés par la musique d’un virtuose qui nous berce où nous réveille… Mais bien plus encore par cet homme, cette femme qui interprète ce morceau ; sa dextérité, ses émotions, sa capacité à gérer son instrument (qu’il possède comme un de ses membres à la manière dont nous habitons notre main par exemple) et tout à la fois la façon dont il s’en sert pour jouer ce qui nous enchante…
Ou encore le sportif de haut niveau, au-delà du spectacle, ces athlètes ont une capacité que nous ne possédons pas, le nous ne courons pas le 100 mètres en 10 secondes. Ne ne savons pas surfer sur une vague de 7 mètres à Hawaï, droper avec tant de précision, manier notre corps comme ces gymnastes, nous n’avons pas la force d’un bodybuilder ni la dextérité d’un joueur de polo et encore moins la force, la capacité (et la possibilité) d’un pilote de formule 1 !
Ou encore ces explorateurs qui parcourent le monde aux limites des limites de la survie sur la crête entre vie et mort… Ces bouquins qu’ils écrivent nous passionnent et comme je l’intitule dans mon interrogation ils nous fascinent et je le constate tout simplement, ce ne sont là que des choses, des exploits que nous sommes incapables de réaliser.
Pour prendre un exemple plus divers, les peoples, les gens du showbiz, nous sommes incapables de vivre comme eux. Un train de vie, des soirées, un milieu de millionnaire qui est le gagne-pain de tant de magazines «people» qui relatent ces histoires, qui relate les vies de ces personnes auxquelles nous sommes incapables de ressembler, d’imiter et qui nous façonne donc… (Pas moi bien sûr, quoi que…)
Ou encore le cinéma qui nous exalte d’exemples imaginaires et souvent inventés de toutes pièces, idylliques, utopiques et irréalistes et donc fascinant !
(Et on pourrait encore continuer avec les chanteurs, les grands politiques, le Top 50 des fortunes mondiales…)

Enfin voilà, des plus petites et banales actions du quotidien, aux plus incroyables exploits, ce que je suis incapable de faire me fascine!

Tout ça pour quoi ? Car que fait cette réflexion sur le blog de mes études de médecine ?

Vous l’avez deviné, oui, c’est à propos donc du métier, de la fonction, du rôle et des devoirs d’un médecin. Une emblématique idéale, une symbolique entière, un métier qui a traversé les âges sans aucunes rayures…
On peut se contenter dans la petite enfance de s’en déguiser et de «jouer au docteur», on peut ensuite en rester là, au stade de rêves, de théâtre mais nous restons toujours incapables de faire ce que fait et ce que font ces médecins, portant atteinte positivement, changeant le cours des vie, des santés altérées…

Médecins, docteurs ou chirurgiens, des professions élevées dans l’échelle de valeurs de reconnaissance de notre société, un statut respectable et que je pense tout à fait justifié.

(Tiens, la neige qui tenait au début de mon écriture, à 6 h 30 à toute fondue… La journée commence, le soleil réchauffe tout ça même s’il est encore voilé derrière une immense masse de nuages…Un facteur lointain peut agir sur notre atmosphère et modifier nos conditions d’existence… Waow!!! Mais où part mon cerveau???)

Comme je le disais le métier de médecin, ses techniques, ses gestes, ce savoir encyclopédique, cette capacité à gérer des situations impossibles, cette carrure, ce bon sens, ce jugement partial et qui se doit toujours juste entre bénéfice et risque, cette communication : un accord parfait entre chaque variété de contact, d’états physiques et mentaux de ses interlocuteurs…
Et on pourrait continuer ainsi encore bien longtemps. On en est incapable, ou partiellement dans la possibilité et cela nous fascine donc…Et j’en arrive à ma deuxième partie.

Médecin, un des métiers les plus nobles et les plus respectables. Médecin est un terme tellement faible, c’est une vocation, un service, une activité…
Sans dénigrer toute autre profession. Comme on nous l’apprend, une des plus grandes différences voire la différence principale est que notre objet de travail est un sujet, une personne consciente, sensible, émotive qui peut aimer ou haïr, rire ou pleurer, enfanter ou mourir.
Tant de situations, et je le répète, sans dénigrer les autres professions, qu’un plombier, un commercial, un ingénieur, un vendeur, un barman et n’importe quel autre métier qui n’a pas attrait à la santé ne connaîtront pas !
Dans cette optique la mesure des choses est bien orientée : un plombier aurait-il besoin du don de soi ? Un comptable aurait-il besoin d’altruisme ? Un salarié aux 35 heures n’a-t-il rien compris à la générosité ? ou encore, chaque personne qui se contente du médiocre du minimum n’a-t-elle rien saisi à la capacité de se surpasser…
Pour le moment je le fais dans mon boulot avec mes cours et mes études mais j’espère un jour me surpasser au chevet d’un malade ou sur un champ de bataille, bataille pour la permanente amélioration de la santé de tous ! Je pense qu’il est non seulement possible mais surtout nécessaire et bénéfique d’entretenir cette vision fantastique du médecin ! Une figure idyllique et véridique du soignant !

Beaucoup rejettent cette profession par de fausses excuses «je ne supporte pas le sang». Un jour, un de nos professeurs nous a rétorqué “si c’est votre cas, ne vous inquiétez pas vous aurez 10 ans pour vous y habituez !” Je trouve cette réponse formidable et perspicace !

On a chacun des choses que l’on ne comprend pas !
Par exemple j’ai du mal à concevoir que les gens préfèrent s’occuper de chevaux que d’humains, d’animaux que de personnes…
Ou encore qu’on se tue à pleurer sur le sort de nos plantations mortes, de nos petites peccadilles, nos problèmes, nos déboires pendant que des enfants meurent de malnutrition, de maladies bénignes, fébriles, boucs émissaires, touchés de plein fouet, vulnérables à toutes les attaques que cette lamentable planète sait si bien sournoisement réaliser, pendant que des guerres déchirent déciment ce pauvre monde! N’est-ce pas le paroxysme de l’égoïsme ?
Nous y sommes malgré nos noyés, habitués par les médias qui nous bercent de nouvelles accablantes révoltantes chaque jour, encore à encore, guerres meurtres violes torture, non respect des droits de l’homme…

Autant beaucoup de choses me fascinent autant beaucoup d’autres (je le crie d’une voix calme) me révoltent mais je suis le premier à rester dans un troublant immobilisme. Et c’est peut être inconsciemment que ce métier de médecin m’en paraît 100 fois plus encore une vocation, un devenir utile au sein d’une existence trop et malgré nous égoïstes !

Mais au fond, selon moi, le facteur déterminant de faire ou de ne pas faire sa médecine, au-delà du caractère et de la vocation, c’est la longueur et la difficulté des études qui en a repoussé plus d’un. Et qui en rejette chaque année beaucoup non admis dans le numerus clausus ! Refusé faute de capacités !

La vie est cruelle mais c’est ainsi et j’espère ne jamais goûter à cette cruauté.

Si vous proposiez à n’importe qui de devenir médecins du jour au lendemain, seulement peu le refuseraient !

Être médecin ça se mérite, d’ailleurs je crois que tout se mérite, sauf la vie qui n’a pas de droits elle doit rester à tout prix. Disons juste que certaines choses se méritent plus que d’autres…
Voilà pour ce qui est du médecin ! Je suis un médecin en devenir est un jour je serai chirurgien !

 

Comprenez la difficulté que j’aurai à changer de profession.

Médecin, une présente utopie, un présent rêve dont je suis au jour d’aujourd’hui incapable d’en jouer le rôle ou même encore en faire semblant, médecin donc une profession qui me fascine !

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Le 24 mars 2008, physique-bis

Classé dans : Non classé — admin @ 20:50

Je ne le répéterai jamais assez mais le temps passe vite, très vite.

Je me revois encore au début de l’année puis en octobre, novembre, décembre, Noël, mes 19 ans, janvier, les partielles… Tout file très vite !

Ce n’est pas une impression mais un rude constat.

Je ne compte pas encore les jours (encore quelques semaines et je vais m’y mettre) mais depuis le début de l’année à chaque 22, 23 du mois, je ne peux m’empêcher de dire «plus que huit mois, sept, cinq, quatre, trois mois» et au jour d’aujourd’hui nous en sommes à de deux, plus que deux mois.

J’ai un concours dans quatre jours, l’épreuve de physique a été annulée pour des problèmes de forme mais peu importe, la n’est pas la question, question qui a déjà été débattue, revendiquée, rejetée, réacceptée de force…
Il est vrai que j’avais particulièrement réussi cette épreuve aux partielles de janvier mais je sais que je n’avais pas touché le 20/20 ce sera pour vendredi prochain (hélas et j’ai écrit cet article avant le concours et je le dicte aujourd’hui en sachant que je n’aurai pas non plus 20/20 à cette deuxième épreuve, j’ai fait de malheureuses et pauvres erreures, que je n’aurai jamais du commetre! Rien que de l’écrire, j’en pleure!).
Concours donc qui sera je l’espère qu’une formalité, qu’une lettre à la poste comme les autres lettres que je posterai aux terminaux…
Mais ça reste un concours donc, préparation, travail puis repos. On revoit le cours, on refait les annales que l’on connaît par coeur. Oui, c’est déjà la troisième fois que je les refais plusieurs fois et sur huit ans cette fois…
Au final les plus sceptiques n’y voyaient que du mal, moi j’y voyais beaucoup de mal mais point que du mal.
Il faut savoir en chaque chose rechercher le positif, le trouver et le découvrir, le dévoiler à ton grand jour pour l’exploiter, pour en faire une PCR. Une amplification d’un milliard en 30 cycles que ici est non pas la polymerase mais la Positive Chain Reaction ou réaction en chaîne de Positivité…(pure création personnelle)

- Primo nous avions deux semaines et demi pour réviser. C’est plus qu’en janvier. Et de surcroît, en janvier nous avions d’autres matières de concours, la, bien sûr nous avons les autres matières à bosser pour ne pas prendre aucun retard mais on peut se permettre de les mettre un minimum de coté, un temps donc largement suffisant pour une préparation proche de l’idéal (car rien n’est parfait)!.
- Secundo, malgré que je l’espère, tout le monde s’est retourné, c’est fait une raison et a su passer cette «crise».
Je pense qu’un sacré avantage jouera pour ceux qui auront su gérer cet aléa douloureux de la vie d’étudiant en médecine qui est déjà assez difficile comme ça !
- Et tertio, comme je le dis souvent, no choice, on a pas le choix alors allons-y.

Se soumettre à une dictature, accepter des atrocités, le fait que des centaines de personnes souffrent, sont exploitées, ne faire aucun effort pour la société, pour autrui, pour la nature. Tant d’aspects où on a le choix.
Mais la on n’a pas le choix et : qui serait assez fou pour boycotter l’épreuve au risque de manquer son concours, de manquer son année!

Je poste ce message le 3 avril et j’ajouterai une petite anecdote :
Au soir de ce vendredi épreuve de physique je ne sais pas trop, c’est un concours, difficile pour moi et je l’espère donc difficile pour tout le monde, je ne sais si j’ai réussit, mais cette question que je n’ai pas su faire me focalise et m’harcelle. Je m’endors paisiblement. Et sur le coup de trois heures du matin je suis réveillé en sursaut avec le fameux résultat d’un des calculs, je m’en veux, j’ai rêvé le calcul, trouver inconsciemment la solution et me voilà la, assis sur mon lit, en pleine nuit, voulant me tirer une balle pour me punir de mon étourderie mais ce qui est fait est fait! Difficile de se rendormir mais j’y suis tant bien que mal arrivé. Je me rassure par le fait que l’épreuve de physique est gaussée et que malgré la question que je n’ai su trouver je pourrais m’en sortir tout de même avec une bonne note et avec le classement qui l’accompagne…

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Partiel-bis de physique 28 mars 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 9:29

“Si tu t’inquiètes, tu meurs.

Si tu ne t’inquiètes pas tu meurs aussi.

Alors, à quoi bon s’inquiéter ?”

–Mike Horn–

 

(Le concours c’est comme le pôle nord! Explorateur ou étudiant, c’est du pareil au même…)

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Vous avez dit vacances ? boulot, boulot, boulot. (les matières) 24 février 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 20:36

La vie d’un P1 est trop courte pour prendre des vacances…

Nous sommes le 23 février, à trois mois jour pour jour des examens finaux !

Je viens donc de passer une semaine de vacances formidable ! 12 à 15 heures de boulot par jour, 7 heures 30, 22 heures 30…
Fois 8 jours, on compte facilement les 90 heures de boulot, voire plus, ce qui tombait parfaitement bien car vendredi dernier j’avais pris une petite heure pour élaborer un emploi du temps convenable pour cette semaine de vacances qui s’annonçait très chargée.
Après avoir noté sur une feuille chaque matière et chaque chapitre avec le temps précis correspondant (déjà évalué suite au travail de chaque cours. Au bout du compte on arrive à prévoir à peu de chose près et assez justement le bon temps. Un quart d’heure près pour un chapitre qui va nous prendre 3 à 4 heures). Je fais le compte et j’en ai pour 87 heures de travail !!! C’est ensuite relativement facile de caser convenablement toutes ces heures dans un petit croquis d’emploi du temps composé en paysage sur un feuille grand carreau (comme d’habitude). Emploi du temps qui compte au bas mot 95 heures, je me compte petite dizaine d’heure de rab.

Je suis d’un tempérament plutôt entreprenant mais je sais pertinemment et je me connais assez pour me voir dans la situation courante où j’ai bossé une journée intense et fatigante et arrive le soir, la motivation n’est plus là, la pression a disparut et je me contente d’une simple journée efficace et supère mais insuffisante si je veux réussir à tout caser, à tout voir !
Autrement dit j’ai assez de fois maqué de force pour me remettre sur un cours difficile en fin de journée ou tout simplement lorsque je suis un peu fatigué, ce qui m’arrive assez régulièrement !

(D’habitude je prévois le soir. C’est la dernière chose que je fais avant de boucler mes affaires, planifier les cours que je vais travailler le lendemain. Comme ça, pas besoin de réfléchir le lendemain matin, direct au boulot…)

Donc pour éviter de me prendre à mon piège et de récidiver une erreur classique (et d’autant plus que là j’ai 87 heures à caser) c’était un peu difficile de la jouer au jour le jour donc j’ai fait cet emploi du temps!
Et je savais donc exactement ce que chaque journée me préparait, dans l’ordre…
Et avec plus ou moins de facilité j’ai réussit à suivre ce stricte et rigoureux planning !

J’ai donc eu une bonne et grosse semaine qui malgré qu’elle comporte 7 jours comme toutes ses compagnes est passée particulièrement vite, tous les jours se ressemblaient, à peu de chose près parfaitement identiques entre eux. A la fin d’un cours, quel plaisir de cocher un petit «ok» en haut à droite de ma grande feuille qui restait constamment en vue sur mon bureau !
J’ai bien travaillé chaque matière, consolidé mon absence de retard sans prendre trop d’avance, retravaillé chaque cours. L’histologie n’a plus de secret pour moi, la biophy et la bioch sont correctes, la biocell et la shs sont à travailler encore et encore!

Parfois j’ai pas mal de mal à m’évaluer. Savoir si l’année dernière je bossais mieux ou moins bien, et comment je bossais, on oublie tellement vite… Mais pour sur j’étais bien moins fort que cette année la preuve en ai qu’à la reprise de colles ou d’annales, je me demande parfois sincèrement comment je faisais pour être aussi mauvais, pour ne pas comprendre, même si à l’époque je n’étais pas si bête. Je disais donc l’histologie n’a plus de secret, pour être honnête nous avons que de très bons professeurs, en biologie cellulaire, en physiologie… Mais la prof que je apprécie le moins est la prof d’histologie, malgré qu’elle soit, adorable, dévouée, douée pédagogiquement, et donc très maternelle et particulièrement pédagogue, j’ai beaucoup de mal avec son pseudo-«prétentionisme», son «je sais tout sur tout et sur chaque matière, je vais vous enseigner la bioch, la physio, la biocell… en plus de mon histologie, la reine des matières».
Des remarques qui n’on lieu d’être que dans la mesure où je trouve son enseignement formidable, sa dextérité à tenir plus d’une demi-heure sans crier et ses mot d’encouragement sur la réorientation précoce et sur la démoralisation généralisée des douteux et des incertains !

On pourrait passer en revue chaque professeur. Et quoi qu’il en soit, c’est le contraire du moins pire, le juste en dessous du mieux, c’est une très bonne enseignante autant que tous les autres, je l’apprécie énormément mais juste un peu moins que ses confrères (car elle n’a pas de consœur !).

Tout ça pour en revenir à l’histologie, matière et cours à apprendre.
Je sais que le fait de ne pas aimer un prof peut créer in inhibition pour la matière. (Quelque chose de très connu et de généralisable à beaucoup de domaine). Inhibition qui peut rendre l’apprentissage d’un cours bien plus difficile voire même impossible. (J’en ai fait la douloureuse expérience avec l’allemand tout au long de mon lycée et je le regrette !). Il y a toujours une part du prof pour faire aimer sa matière, le facteur affectif joue pour beaucoup. Si cette part n’est pas là il ne reste plus que celle de l’élève pour se forcer à aimer la matière. Je m’efforce donc d’aimer l’histologie, matière que je trouvais la plus difficile à aimer.

Un autre facteur prépondérant est celui, ensuite, de notre «score» nos notes, si l’on est fort ou nul. En générale, la plupart du temps on aime les matières où l’on est fort et logiquement on apprécie très peu les autres matières où l’on est mauvais ! (C’est d’ailleurs bien la même chose dans la vie…). Or il se trouve qu’en tant que redoublant je suis relativement bon partout donc logiquement je devrais tout aimer. Résonnement logique ! Et je crois que oui, j’apprécie plus mon année, ou plutôt plus mes classements cette année que l’année dernière. Même si encore une fois je la sais et je le répète, un seul classement comptera et c’est le final !
Donc je m’efforçais tant bien que mal d’aimer l’histologie, je l’ai bien bossé et j’arrive à un stade (c’est la seule matière pour l’instant) où l’épreuve pourrait être demain je suis sûr que j’aurai un excellent classement ! Le cours, je le connais sur le bout des doigts, à 3 mois du concours il me reste encore bien 80 jours pour affiner tout ça. J’ai fait les annales sur 7 ans ce que représente environ 1300 items ! Autant en bizuth cette matière n’était pas évidente pour moi autant en carré j’ai de très bons espoirs !

Pour ce qui est de la biophysique, j’ai aussi envi de dire génial. Ça demande beaucoup de boulot certes, revoir les polycopiés de cours, les apprendre encore et encore, refaire les td d’exercices, l’hémodynamique, l’audition, la vision, les transfert membranaires…mais quel plaisir ! Oui, un plaisir ! L’année dernière tu l’as tellement travaillé que rien qu’à la relecture tu te souviens des résultat, sans connaître les calculs bien compliqués qui y conduisent. Plaisir donc au commencement d’un exercice sacrément compliqué, tu ressort ta fiche de méthode qui hibernait dans la pochette rouge et grâce à cette impromptu solution expiquée et detaillée avec des méthodes de simplifiaction tu passes 5 minutes sur cet exercice pour être capable de le refaire indéfiniment jusqu’au concours alors qu’autrement tu y aurait passé une bonne demi heure pour avoir ensuite tout oublié dès la semaine suivante ou voire même dès le lendemain !!!

En biologie cellulaire, on dit que le cours ne sert à rien ! Certes il ne pas à grand-chose étant donné que l’épreuve est un grand problème, truffé d’hypothèses, de déductions, de démarches, de protocoles et que connaître des milliers de protéines et de mécanismes cellulaire, si ils ne sont pas en rapport ne servent pas à grand chose… Mais savoir de quoi on parle, de quel sujet ou quelle maladie traite ce problème peut beaucoup beaucoup aider, et je parle en connaissance de cause, là où l’année dernière je faisais 6 ou 7 réponses de juste sur 30, j’en fais aujourd’hui 23 ou 24, et croyez-moi pour de la biocell c’est excellent et j’en suis plus que cotent. Qu’est ce qui a changé, je suis toujours le même mais j’ai six mois d’entrainement de plus, des problèmes et encore des problèmes, à la fin c’est toujours la même chose. Le résonnement scientifique, cette démarche structurée s’apprend !! Et c’est presque magique !!! J’ai eu 11,3 l’année dernière, ma deuxième moins bonne note après la SHS bien sur, si j’avais eu 16 ou 17 je serais peut être en deuxième année aujourd’hui !

Bonne semaine donc dans laquelle j’ai aussi entre autre bien rigolé et j’ai même eu le temps de me reposer pour rentrer en grande forme et continuer le second semestre !!!!

Enfin voilà, à part ça pendant ce temps tout le monde était au ski, normal dirons nous ! Mais la normalité des choses est bouleversée, chamboulée dans une première année de médecine!

Ou du moins, d’autres normes sont élaborées qui découlent d’un mixe, un bizarre amalgame entre un «je veux mon concours, je boss pour» et un «pas le choix constant» !

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Semaine difficile et rythme d’enfer… 5 février 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 16:17

Je boss encore et encore mais parfois c’est plus difficile!

Manque de motivation, non.
Fatigue, oui, je pense que c’est ça!
L’absence de pression…

Je suis fatigué, je boss mais à la fin d’un cours, le passage au suivant est lent et lourd, la routine!
Vous voyez, lors d’une semaine de révision, l’échéance est là, le concours approche, une énorme pression nous pousse inconsciemment et de façon presque “normal” à bosser comme un vrai fou!
Mais à la reprise de janvier, juste après les partielles j’étais au taquet, hyper motivé, à 100%, je bossais très bien, très efficacement, j’ai pris une belle avance, je majore la première colle de biologie cellulaire, tout va bien !!!
Mais la troisième semaine après la rentré est dure, j’ai passé un excellent week-end à Toulon (samedi soir 2 heures du mat, dimanche soir un bon minuit), et le lundi soir, motivé je me pose à ma table je potasse un sujet de SHS de 18 heures à 22 heures 30, un élan de bon boulot! je m’endors encore aux alentours de minuit, faute de pouvoir m’endormir facilement j’ai relu encore quelques fiches de biochimie! (après une journée de boulot qui a commencé à 7 heures!). Un bn début de semaine…

Mes nuits sont courtes mes journées sont longues, très longues!
Je tiens encore ce rythme le mardi, le mercredi… Et le jeudi je boss comme toujours mais c’est dur très dur!
Comme je l’ai appris, le premier signe de fatigue est le doute ! Je ne doute pas mais c’est une forme plus subtile :
je me déstabilise et m’auto-stress sur des choses qui me sont normalement acquises mais qui me paraissent vraiment compliquées!
Je suis fatigué mais je ne le sens pas trop, je boss simplement mes cours mais de façon, disons, plus “passive” et automatique…

Les jours s’enchaînent, se ressemblent…

Selon moi nous avons besoin de cycles. Pour qu’à chaque début de cycle nous puissions le recommencer de façon toujours mieux et plus optimale! Et pour moi, faute de prendre la journée comme cycle (quoi que chaque matin je me dis “allez, cette journée va être fructueuse, plaisante et efficace!”) non, pour moi ce cycle c’est la semaine! Et j’attends donc patiemment le lundi pour repartir à fond et avec une motivation hors du commun!
Ce lundi je suis en super forme, d’autant plus que chaque dimanche je refais le plein de dodo! En état idéal pour une efficacité mental et physique parfaite! (à part ce gros rhume qui perturbe, toute les 5 minutes, un boulot trop concentré!)
Une semaine dernière très difficile donc, floue, lente, fatigante, morose, rabâchant, nulle!!!

Mais une autre semaine captivante et passionnante en perspective!

En fait je pense que très peu de personnes peuvent comprendre cette bizarre sensation…

Je boss 10 à 12 heures par jours (voire 15, j’arrête à 22 heures tous les soirs), ça va très très vite, les heures s’enchainent. Les études de médecine sont une des seules filières où on ne peut jamais dire j’ai fini! Il y a toujours quelque chose à faire, à apprendre, à revoir! Car c’est un concours et il faut être le meilleur, il faut y mettre le prix. Tu sais ton cours, apprends le encore et encore pour le savoir mieux que les autres….
Je disais donc 13 heures de boulot par jour en moyenne, enfin 13 heures devant ma table de travail mais plutôt 10 heures de boulot bien concentré…
Le fait est que je suis carré, que je connais mes cours, que je vais à chaque cours de physio pour le mot qui va changer d’une année sur l’autre et à chaque cours rien ne change, quel prof magnifique, du mot à mot exact d’une année à l’autre!!!! je ne vais jamais en cours de biophysique, le prof lit le polycopié, en une heure il aura fait 4 pages. Chez toi en une heure tu en auras fait 10 et en plus tu les sauras par cœur, c’est l’avantage d’être carré et ainsi tu as les temps pour faire une masse d’exercices…
Tout ça pour dire que j’ai beaucoup de temps. Je ne vais pas à tous les cours et à très peu de td, j’ai déjà validé l’histologie, la bioch ne change pas, la physio et la physique non plus…

Avec trois matinées de trois heures de cours magistraux ça me fait à tout cassé dix heures de cours par semaine! en comptant en moyenne 2 à 4 heures de TP et TD par semaine ça fait au final de toutes petites semaines d’ un grand maximum 20 heures de cours en comptant vraiment très large!!!
Dans une semaine qui dure six jours de 15 heures donc 90 heures, on a vite calculé que la médecine c’est beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail personnel ! 50 à 70 heures par semaine! Ça parait énorme mais ça se fait très vite! Et deplus nous n’avons aucun devoir, pas de dm pas de DS…, aucunes échéances à part LE concours et quelques petites colles une fois par semaine!

C’est là que l’organisation personnelle est très importante et qu’il faut savoir bien gérer son temps… Préparer, prévoir, étaler, organiser…

Enfin voilà, parfois on le gère plus ou moins bien, parfois c’est dur comme pour moi la semaine dernière!!!!

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Février 2008 et partielles… 1 février 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 21:20

Nous voilà déjà en février ! je ne cesserai de le répéter, le temps passe très vite, trop vite!

Les jours passent, les semaines se ressemble. Avant hier nous passions de bonne fêtes de Noël, hier j’étais en plein partielle, aujourd’hui, je suis en plein second semestre et demain l’année est finie, je suis en P2…

Commençons par mes partielles.
Après de grosses révisions, efficaces et suffisantes, je ne m’attendais pas à avoir énormément de difficultés pour ces partielles et cela se traduisait par une relative absence de stress. Même si parfois durant mes révisions je n’ai pas été toujours à 100% de mes capacité, j’en étais satisfait et j’abordais ces partielles avec une certaine sérénité!

Le jour J arrive, fort de mes 2 bonnes semaine de révision je compte bien faire un carton ou tenter de faire de mon mieux possible! c’es ma dernière chance et même si ce n’est que moins de 21% de la note finale, je dois tout donner pour gratter, grappiller le plus de points possible!
Mais voilà, je suis carré, je sais comment ça va se passer, comment ça va se dérouler, les façons, les manières, les protocoles…
Je gère mon stress, qui est présent certes ce matin de 8 janvier 2008, plein de huit! Petite attente devant ce hagard-gymnase, comble de table d’examen qui sert d’abattoir pour certain ou de terrain de jeu pour d’autres (mais il n’y en a pas beaucoup). Je dis abattoir ou terrain de jeu en faisant référence à cette attente, longue et intense. On voit de tout mais surtout il fait froid! (j’aurai du prendre un petit pull de plus, tant pis je tomberai malade demain mais mes partielles seront passées).

Chacun se prépare à sa manière, Les santars entonnent une de leurs chansons, d’autres plaisantent entre amis, d’autres sont tellement stressés que tu aurais envi d’aller les voir et leur dire de se relâcher un peu mais non crispé du bout des orteils à la pointe de cheveux… (en même temps ça peut se comprendre… il y a des explications à cela!)
D’autres, faute de ne pouvoir pleurer ou se faire pipi dessus (pour rester poli), ceux qui ont une réputation de mec, de “caïds”, blaguent et tourne en dérision cette journée de concours qui apparemment ne leur fait rien du tout, quoi du plus banal que de jouer sa vie ou tout du moins une année dans quatre épreuves, facile, tranquille, take it easy! S’entremêlent ici stress et appréhensions…

La tension est forte et on parle de tout et de rien durant ces quelques minutes qui précèdent l’entrée dans cette immense salle! Bien sur de révision, se sont-elles bien passées? Tu réponds oui mais au fond, cette question ne sert à rien car il est trop tard! Et seul l’avenir nous le dira ! et un avenir tout proche!
Mais au sein de cette euphorie de bêtise et de vanité de propos une seul chose compte pour moi, je vais entrer dans cette salle, je la connais, je vais faire de mon mieux, je me suis entrainé dur pour arriver jusqu’ici!

Je jette un regard à ma gauche, à ma droite, en face… aille! quand je pense que moi je vais passer et que 85% des gens qui m’entoure vont louper, manquer leur année… le monde est cruel, et c’est ainsi, galant au dehors, cruel au dedans, mais ce n’est l’histoire que d’une seul journée ou le paroxysme de l’égoïsme se dévoile par le biais de pensée machiavéliques… si l’amphi pouvait s’écraser sur ces étudiants… si un camion pouvait emporter cette bonne cinquantaine d’étudiant qui attendent sur la route… je plaisante mais ça n’en ai pas loin, rien que le fait de l’avoir écrit ici dévoile un triste sort que ce concours nous ordonne !
Ne compter que sur soit, espérer pour soit, gagner pour soit!
Mais résultat des courses tu entends tout ce qui se dit autour de toi mais tu ne l’écoute pas, tu es concentré sur ton concours est c’est ce qu’il faut plus que tout autre chose!!!

Je le sais et tout le monde le sait que la seule chose qui importe est le travail personnel ! mis à part les tricheurs, l’honnête étudiant studieux et assidu ne peut se reposer que sur son propre travail.
Et c’est là que parfois les choses deviennent difficiles, si je ne puis me reposer sur mon travail et ma préparation accomplie pour réaliser cette épreuve, j’ai toutes les raisons de tomber, le sol, mon sol, mes fondements ne sont pas solides et c’est une raison majeure de stress !! Comme je l’avais dit, le stress est une réponse excessive non adapté a une situations non commune. Mais dans le cas d’un tel stress où l’on aurai une peur du concours justifié par notre absence de travail, cela selon moi n’est pas une réponse excessive, c’est une réponse tout à fait adapté, rationnelle, et très déstabilisante !!!
Mais encore un élan de mauvaise compassion, il en faut des gens comme cela ! Je suis d’un caractère généreux mais dans ce cas là je dois admettre que mon absence totale de pitié pour ce genre de personnes qui ont peur de cette journée faute de l’avoir bien préparé ne me dérange en rien!!

Je vais tout donner!

Les portes s’ouvre, c’est à l’étage, 700 étudiants se dirigent d’un même pas vers ces 2 grosses portes qui se tiennent à bout d’une longue passerelle qui monte jusqu’à l’entrée! Paradoxale comparaison avec l’arche de Noé mais on peut y voir dans la forme quelques ressemblances mis à par que nous ne sommes pas des animaux (quoi que?) et que cette arche n’est pas l’arche de la rédemption mais peut être celles des difficultés, des mauvaises surprises, des erreurs, des fautes d’étourderies, et d’une immensité de sensations fortes… en tous les cas un bâtiment stérile de fioritures, épuré jusqu’à l’estrade de fortune…
Je rentre, encore une attende pour checker les papiers, carte d’identité, carte d’étudiant, histoire de dire j’étais là et c’était bien moi! (je veux valider mes acquis…)

Rebelote pendant l’attente… tu as bien dormis, olala la belle tête sur ta carte d’identité… une amie qui a d’habitude la peau matte est plus blanche que jamais, un étudiant voisin au “fort caractère” ne fais pas son malin… certain discutent pour oublier, d’autres plaisantes pour se voiler la face!!!… mais au fond tout le monde ne pense qu’à son concours, en tous les cas moi je ne pense qu’à ça!! Peut-être dans ces moments là je ne suis pas très “social” mais peu importe…
Je suis “valide”, je trouve ma place, la 195, je m’assois, et la tête entre mes bras je me prépare mentalement.
Ca rie fort autour, tu as envi de leur dire “Et OH! Les nanas, il serait plutôt temps de penser à l’épreuve qui approche, elle arrive dans 5 minutes…” mais non chacun fait ce qu’il veut et aussi bien elles ont une capacité de concentration rapide, 100 fois plus décuplé que la mienne ou encore peut être qu’elles n’ont même pas besoin d’être concentré pour pouvoir effectuer leur histologie… je ne sais et encore une fois peu importe, ce qui compte c’est moi, moi et encore moi!

Ah oui, le porte bonheur, les portes chances et les superstitions. Je n’y crois pas, seul le travail compte mais bon pourquoi pas, ça ne peut faire de mal à personne et c’est un plus! Alors… moi j’ai juste mis un de mes meilleurs calçons! Un étudiant assez atypique avait sur sa table une statuette d’Hippocrate ! Une à ma gauche avait sept colliers posés sur sa table à sa droite ! Faute de parler je regarde et, défaut ou qualité je suis malgré moi très observateur!

Pour connaitre le protocole du déroulement des épreuves relisez l’article des partielles de mon année de bizuth, en de nombreux points identique, mais très différent, juste une question d’interprétation, peut être un regard plus évolué, plus mature, et oui j’en avais 18 aujourd’hui j’en ai 19…
Levez vous!, distribution des grilles puis des copies des énoncés… “Vous pouvez commencer, vous avez une heure!” et te voilà parti, lancé dans ta première épreuve, l’histologie.
L’aération fait un boucan du tonnerre, ils la coupe au bout de quelques minutes après le début de l’épreuve. On entend les mouches voler même si aucune mouche n’est présente pour perturber cet excès de concentration qui est à ce moment même est présent de mon cerveau au bout de mon feutre noir fétiche qui repli au fur et à mesure cette grille de QCM item après item!
Je ne dirais pas que tout ce passe pour le mieux mais ça avance et plutôt bien, quelques questions me posent difficulté mais c’est plus une question de compréhension de la formulation qu’une question de connaissance acquises ou non car ce jour du 8 janvier l’embryologie histologie cellulaire n’a pour moi aucun secret, j’ai refais la veille les 6 ans d’annales, pas trop long justes 10 à 30 questions par ans… je connais la formulation, les subtilités, les pièges et je connais mon cours ! Donc point de surprise pour cette moitié d’histologie embryologie (l’autre moitié sera effectuée aux terminaux.). Je termine, l’épreuve se termine.
Quelques minutes de pause et nous voilà reparti pour la physique. Comme je m’y attendais, c’est la seul matière sur les quatre de la journée qui me fait peur! je suis autant prêt que l’année dernière, et c’est ce “autant” qui ne me laisse point indifférent et si serein à la manière que je l’étais pour les autre matières.
Difficile, c’est tout ce que j’aurai à dire pour cette physique, mais je suis conscient que cette difficulté est la même pour tout le monde, c’est un concours, mais disons que je ne toucherai pas le 20… De plus c’est au plus et seulement 5 items sur 125 qui m’ont laissé, disons, insatisfait de cette épreuve. Mais c’est trop!!!
Me voilà en courte pause entre midi et deux, car tout a été décalé d’une petite heure suite à la langueur des contrôles à l’entrée. Quelques centaine de mètre à marche puis nous voilà traversant le parc de la tête d’or en diagonale. Une journée magnifique quelle agréable sensation, s’aérer et parler d’autre choses. Un repas léger chez un amis, croque monsieur et carottes râpées, juste le temps de s’assoir et il faut déjà repartir! La physio et la physique nous attendent!
La physiologie donc, c’est une formalité, ou ça doit l’être, un matière de mécanismes de fonctionnement des organes, facile en soit! Mais le problème c’est le temps et oui, le temps, 35 questions en 40 minutes sachant qu’il faudrait une bonne heure pour finir l’épreuve correctement! Mais cette physiologie j’ai bossé dur, comme dans toutes les matières et de plus j’aime assez. L’épreuve commence, facile, facile, encore facile et oulala !!! Quelle est cette question énorme !!! un problème de physio musculaire ???!?? Mais ça n’existe pas ça dans les annales, ça n’existe pas ça dans mon cours, dans mes exercices.

Et c’est dans ces instant que l’expérience de carré, de doublant prend tout son essor ! Pour lire l’énoncé il faut au moins 2 minutes, pour répondre à la question en réfléchissant et de façon juste disons, 3 bonnes minutes. Il y a 2 problèmes avec 4 questions, vous compter ça fait 10 petites minutes pour ces 4 question, alors que l’on est sensé passer seulement 1 à 2 minutes par question. J’évalue, en physio les questions ont toutes le même coefficient, je choisis de sauter ces question et à mon avis j’ai fais le bon choix, le seconde partie est comme d’habitude avec le petit stress en plus. Pas le temps de réfléchir sur la physiologie cardiaque et de la circulation, j’enchaine question après question, le temps passe, il me reste deux minutes pour faire ces fameuses 2 question qui en aurait besoin de 10! Je lis en travers l’énoncé, je réponds de la façon la plus plausible et voilà, l’épreuve est terminé, j’ai bâclé 2 ou 3 questions pour réussir au mieux toutes les autres, bon calcul?, bonne stratégie? Seul l’avenir nous le dira!

La fin de cette épreuve est mythique, pleurs, tristesse, déception, dépits, regrets… Moi je ne dis rien, je n’ai pas tant que ça loupé et dans ces cas là, dans un concours ça veut plutôt dire réussir! Je le saurai au moment des résultats!

Puis l’anatomie, ils se moquent de nous ces professeurs, la matière à par cœur par excellence, le gros classeur que tu sais sur le bout des doigts, la matière où tu espère creuser un petit écart en carré… pour les 18 premières questions, même professeur mais nouveau programme, épreuve abusément facile, il n’y aura aucune sélection !!! 4 question sur le cœur, des grandes classiques… puis pour finir 18 question du troisième professeur 10 sont des copiés collés d’annales précédentes avec un ou deux mots changées… je connaissais en plus de mon cours toutes les annales par cœur et ce professeur a encore une nouvelle fois point failli à sa réputation !!! Je m’attends donc à une bonne note!
En tous les cas content de finir sur une “bonne note”, sur une réussite relative… car dans un concours aucune note compte réellement, c’est ton classement qui compte avant tout!
Dernière épreuve et c’est fini, les partielles sont finies, une longue journée!

Le premier semestre est fini, j’attaque le second!

Quatre bonnes journées de ski pour se sortir complètement, se libérer provisoirement, se dépayser, se dépaysager, ou se paysager autrement ou peut-être encore et tout simplement se paysager, car tes cours ne sont pas de paysages, on ne les contemple pas, on les apprend!!! Un break pour marquer une transition bien méritée (ou non!).

Ce qui va changer par rapport à l’année dernière, un énorme changement qui au final ne change pas grand chose : je vais avoir les notes de mes partielles fin février début mars, encore un petit mois… Un grand changement car c’est tout nouveau! Mais un changement ambigüe, et dichotomisant malgré lui!
J’ai commencé mon second semestre et je boss dure et à fond pour mes terminaux, jusque là tout va bien. Comprenez la difficulté à la vue des résultats. Pour commencer simple, je suis disons 50 sur 700 tout va bien je continue à bosser à fond et dans 4 mois la P2 est à moi! Un autre scénario possible est que je sois 100 ème sur 700 en carré, wao!!, ça va faire mal, ça va me mettre un bon coup de barre. Pourtant, je sais que ce n’est que 30% du concours, je sais aussi que pour moi tout va plutôt se jouer à la fin, sur les matières à gros coef, biochimie, biologie cellulaire, biophysique… Je sais qu’en carré ce n’est pas là que je comptais gratter le plus d’avance mais tout de même! Et en scénario catastrophe, 300 voire 400 ème sur 700, je n’y pense même pas. J’espère que je n’aurai pas à constater un si pitoyable et médiocre résultat, il faut dire les choses telles qu’elles sont!!!
Difficile donc! je peux aussi ne pas aller voir mes résultat, qui seront affichés pas numéro d’étudiant et donc anonyme. Mais passer chaque matin devant ces grilles où seront affichés mes résultats sans aller les voir sera trop difficile. Peut-être que je suis 10 ème, nul ne le sais mais je pense que non, je n’ai pas été au top du top que j’aurai du être mais c’est ainsi, je me “rattraperai” aux terminaux pour arriver au moins dans le top 50 voire le top 20 et pourquoi pas le top 10!
Mais je n’annonce solennellement, je suis plus de 300 ème sur 700 à ces partielles j’arrête médecine tout de suite ! enfin non peut être pas disons supérieur à 500 j’arrête sur mais supérieur à 300 je pleure pour commencer et ensuite je me pose de sérieuses questions…

J’espère ne pas être déçu. Une fois ça suffit déjà amplement !!!*

Des résultats tout à fait inutiles, je continuerai à bosser à fond quoi qu’il arrive !!! Et au pire ces résultat serviront à en réorienter quelques uns (ce ne sont que des chiffres mais quelles significations…), est-ce que ces quelques uns n’était ils pas voués à louper! (je suis 680 ème sur 700, même si c’est 30% du concours je suis dans une très mauvaise posture!).

Je m’attends au pire, je m’attends au mieux, je ne m’attends à rien!

Un classement provisoire dans l’attente du véritable classement!

PS : j’eu fini 28ème sur 700 au partielles mais ce résultat fut annulé suite à l’annulation de l’épreuve de physique…

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Making of (part 1) 20 janvier 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 11:54

Le petit message de l’explication de la mise au courant…

Bienvenue sur mon blog !

Comme il est écrit dans l’intitulé du blog, «nos capacités mnésique sont limitées», nous, mortels ne pouvons nous souvenir de tout ! «Bloger, archiver»

J’ai donc créé ce blog qui s’appelle blog faute de pouvoir le nommer “archives ordonnées”…

Car oui, à la base c’est pour archiver, conserver les expériences que j’allais vivre pendant toutes mes années de médecine que j’ai commencé à écrire.

Quel plaisir j’ai parfois à relire d’anciens messages !
Ce n’est pas facile d’écrire et de surcroit de bien écrire ! Mais se remémorer les anecdotes, des moments du passé qui s’altèrent avec le temps, quand ces derniers sont bien écrits et avec plein de détails, quelle agréable sensation de les revivre à la première personne…

Ecrire ce n’est pas inné. Autant parler ça “coule”, on peut parler de tout et de rien, de la pluie comme du beau temps mais formuler des phrases pour exprimer ce que l’on désire conserver est une autre affaire.
Il faut réfléchir, noter, mettre en forme, ajuster…
Pour qu’à la relecture, ce que nous avions voulu faire passer, ce que nous avions voulu transmettre soit intact, indemne, pas erroné par des fautes d’interprétations, même des années après…

Ecrire pour des vanités ne sert pas à grand-chose, peut être à divertir ou à partager, mais écrire dans un but précis, celui de conserver les mots, les phrases, les paragraphes, les articles, les histoires qu’ils forment, écrire ainsi métamorphose la façon de rédiger, et incarne le texte d’une signification.

“Relire, se souvenir”

Tout commence souvent le soir, à mon couché.
Dans le noir total, en position de repos complet et bizarrement les yeux grands ouverts. Le sommeil n’étant pas encore présent j’ai le temps de penser, de réfléchir, de songer éveillé.
Il suffit d’une idée déclenchante pour que dans mon esprit fusent de tout part des échantillons de réflexions, des ébauches de concept, des nouvelles façons de percevoir les choses, les évènements…
Ou parfois simplement des illustrations, des allégories adaptées, des images.

Et je me laisse aller au gré de ces réflexions tantôt tiré d’un coté, tantôt de l’autre…
J’aime cet exercice de l’esprit, pas forcément reposant mais tellement plus utile que de chercher, d’attendre buté, entêté et obstiné un sommeil qui ne se montre pas !

Sur les dizaines de bonnes idées que j’ai, très peu sont retenues

Si par malheur, cet envi qui me ronge, le désire qui m’harcelle devient trop fort et me pousse à me lever, à prendre un stylo et du papier et à noter ces bribes de pensées, je peux partir pour une heure voir deux heures à gratter, raturer, énumérer ce qui me passe par l’esprit.

Ainsi, depuis bien longtemps bientôt, une bonne pile de feuilles de notes (bien conservée) s’entasse petit à petit dans une certaine pochète rouge… Et qu’une petite partie que se trouve ici ne concerne mes études…

Avoir une bonne idée c’est génial, la noter c’est formidable. Mais quelle déception quand au matin, faute de motivation vous n’aviez pas rédigé, même si c’était l’histoire de trois lignes, cette idée que vous trouviez inédite la veille !
Vous vous souvenez de l’avoir eu, de l’avoir développer, approfondie mais au matin, un vide total, comme si la nuit avait gommé tout le crayon à papier que vous aviez noté… car le soir on n’utilise pas le burin et le marbre… L’esprit a déjà tant fonctionné la journée pour se souvenir d’un tas de cours que le soir il se contente simplement d’écrire dans le sable et il suffit de quelques vagues de rêves pour effacer ces traces…
Quelle frustration dans au matin de ne pas l’avoir gravé sur de la pierre…

Passons à autre chose,

A 19 ans dites que vous écrivez… ne le dite pas… un “mec viril” avec un journal intime ??? Bizarre, étrange, curieux, intrigant, encore que ça n’est en rien un journal intime mais on pourra le nommer ainsi dans la mesure où certain articles sont plus ou moins “intimes”.
Disons qu’à leurs relectures le commun des lecteurs pourrait me prendre pour un éberlué voire même pour un drogué ! En revanche d’autres sont tout à fait sérieux, de mes philosophies à ma conception d’un monde parfait, au système idéaliste en passant par les grands projet de mon avenir proche ou lointain… Ou encore de vagues concepts d’associations, d’activités, d’initiatives, à la multitude de petites réflexions ou histoires d’un jour dont la plupart des textes ne dépassent pas une page !

Je chante relativement bien, je suis sportif (c’est plus qu’un état, une mentalité…la vie est un sport !), un minimum cultivé, curieux, intéressé par pratiquement tout, d’une recette de cuisine à un remède de grand-mère, d’une astuce ménagère à une technique de billard, de pèche, de chasse ou encore de conduite automobile, de cerf-volant planche à voile…
J’adore l’histoire, j’aime la politique, l’économie. En fait je crois que j’aime tout ce qui tout au vivant et à l’homme en général et ça n’est pas un hasard que j’étudie la médecine, vous conviendrez qu’étudier l’anatomie est un minimum plus concret qu’un théorème de Gödel ou que la multitude des théorème de représentation de Riesz…
Mais je dessine très très mal (et je ne sais pas faire guitare à part peut-être “au clair de la lune” !) C’est peut-être pour cette raison, pour palier à un déficit majeur que j’écris, mes textes sont des croquis d’œuvre d’art bien écrits !

Passons à encore autre chose,

Il y a deux types d’articles, ceux qui s’écrivent d’une traite sur un coup instantané d’inspiration.
Vous voudriez écrire plus vite encore pour tout noter ce qui vous passe par la tête… d’une traite il en sort quelques lignes ou plusieurs pages, souvent brut de forme, sans intro ni conclusion, un bazarre de phrases. Intéressantes certes mais désordonnées, anarchiques, une débandade, un fourbi, une salade de paragraphes confus et décousus…

Ces textes là sont géniaux, amusants à relire, on voit l’évolution de notre esprit et souvent il s’éloigne, loin, loin de l’idée initiale.

Mais parfois utile à reprendre en sélectionnant les meilleurs idées pour faire de articles de “première classe”, ceux où tu as réfléchi déjà depuis quelques jours voire quelques semaines à ce qui tu va écrire. Quand ta réflexion est mûre, un premier jet en sort avec de belles phrases, sensées, ordonnées qui s’enchaînent, qui sont fluides et agréables à écrire…
Puis le lendemain tu relies, ton esprit à eu le temps pour trouver de nouvelles idées, des points à approfondir, à mieux expliquer. Remplacer un terme par un autre plus approprié, rajouter une phrase, retirer un paragraphe de trop… Chercher le mot parfait pour l’idée que tu veux transmettre, communiquer, exprimer…
Ces articles, ces textes, ces nouvelles, ces histoires là sont bien plus gratifiantes et captivantes à leur relecture ! Se laisser le temps d’oublier puis… “Tient ?, mais ce texte est vraiment construit et intéressant !!, je voyais les choses ainsi ?! ”
Enfin, peu de gens peuvent le comprendre…

Sur ce blog, la plupart des messages ne sont ni l’un ni l’autre des types mais un mixte des deux, les idées arrivent, je les note, je les ajuste…

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Making of (part 2)

Classé dans : Non classé — admin @ 11:49

Exemple : rédaction d’un article en live

Par exemple il me vient à l’esprit une phrase qui arrive de nulle part, un concours de circonstances, le résultat peut être de l’accumulation de situations ou encore le pur hasard !
Cette phrase, une hypothèse, un postula enclenche ensuite une avalanche…

“La P1 (première année de médecine) est une croisière !”

(Pourquoi ça ? je ne sais pas…)
Mais de suite des dizaines de comparaisons, de liens s’accumulent aux portes ou à la porte de mon esprit…
-Tout d’abord le type de croisière : sur un petit gréement, un yacht ou encore un paquebot, une régate, une course, du sport ou du repos…
-Puis vient le lieu : dans les eaux turquoises d’un atoll du pacifique, sur le paisible et reposant fleuve Nil ou Amazone, de fjord en fjord sur les côtes de Norvège ou alors au pays des icebergs et des manchots (tout ça en rapport avec la P1)… aux Baléares aux Caraïbes, en terre de feu… tant de destinations fabuleuses…
-Puis ensuite les conditions de ma croisière de P1 : sur une mer d’huile, en pleine tempête, noyé dans le brouillard j’avance au radar. Les conditions idéales, le vent en poupe, le spi affalé, je suis en “vitesse de croisière”, je double tout le monde ou au contraire, vent de face je peine, je remonte au pré, c’est dure…
-Puis ensuite de joies de la croisière, je bronze au soleil, j’aperçois une baleine au loin, quel plaisir on arrive bientôt au bout, terre en vue… Et les déboires, j’ai traversé une petite tempête, mon bateau a pris l’eau, je constante les dégâts tout en écopant, la houle me donne le mal de mer (tant de relations en rapport avec cette première année de médecine encore faut-il avoir un peut d’imagination !) ou encore je ne supporte plus mes collègues, mes équipiers mais je dois rester sur le bateau, je ne veux pas me perdre, pas couler…
-Et les collatéraux pour une croisière : on a un stock, on part à l’aventure, parfois il faut faire des escales, se ravitailler, reprendre des forces…
-Et des centaines de choses encore…
-Puis les jeux de mots : crois’hier, crois aujourd’hui, crois en demain, en ton concours… puis les rébus (un tas de truc te traverse l’esprit)

D’une idée en jaillissent d’autres et encore et encore…
C’est souvent ainsi, tout part d’un titre !
Et toujours une petite phrase pour conclure :
J’aurai pu dire la P1 est un parcours de golf, une partie de cricket, mais non, ce soir la P1 est une croisière !!!

(Voilà, ce n’est pas bien compliqué…)

Mon blog m’est donc réservé, dédié (celui de MES études de médecine).

Et un jour j’ai appris que j’étais lu, jusqu’à lors seul mon papa était tenu au courant de l’évolution de ma vie d’étudiant qui commençait juste. J’étais alors assez surpris ou étonné mais en même temps quoi de plus normal puisque mon blog était accessible à tous.
Je n’avais à l’époque donné l’adresse nulle part donc…
(Paradoxalement vous taper mon nom et mon prénom sur google et si vous chercher un minimum vous pouvez le trouver. Une camarade de primaire, plus vu depuis 9 ans m’a d’ailleurs retrouvé comme ça…)

Et quitte à partager autant partager… laissons donc mon blog public et continuons à écrire. C’était tout de même embarrassant, j’avais écris des choses assez personnelles… (Je n’avais pas encore eu le “problème de changement de blog à la rédaction de cet article, qui me poussera plus tard à créer un nouveau blog pour plus de liberté!)

Ecrire sur la géopolitique et les combats ethniques des tribus centrafricaines n’est pas forcément aisé mais écrire ce que l’on vit au quotidien est vraiment inné, plus originel, plus naturel, plus instinctif !

Et comme à quelques variantes près chaque être humain au même âge et de la même filiaire vit pratiquement les mêmes choses, c’est facile de s’y retrouver…
“Et même de s’y retrouver soi-même d’une année à l’autre !”

J’ai alors cherché si tel que moi je le faisais d’autres étudiants “racontaient leur vie”, leurs difficultés, leur train-train quotidien.
Mais je n’en ai pas trouvé. Un article par ci par là noyé en général dans d’autres messages du genre “trop bien la soirée avec mes potes” ou encore “j’aime les macdo mais je préfère les quick” ou “j’aime mon nouvel i-phone” !
Aucun site ou aucun blog dédié aux études d’un étudiant qui aurait pris la peine ou même pas la peine, juste le temps pour raconter son parcours et dans lequel j’aurai pu peut être me retrouver un minimum…
Seulement deux sites d’étudiant américain, update one time by year! Dommage !

(Moi j’ai d’autres blog disons, plus divers mais je ne mélange pas les espèces ! Mes études ce sont mes études…)

Et ce qui est le plus fantastique c’est que voila bientôt deux ans que ce blog est alimenté et je ne me répète que très rarement, c’est toujours nouveau ! (à part peut être :le «je boss encore et encore» !!!). La vie est un eternel recommencement mais il faut s’efforcer de voir des choses nouvelles de les voir différemment, autrement !

Je m’imagine un jour dans bien longtemps, relire ces missives, me replonger dans un univers, dans ma première année de médecine (que j’aurai, je l’espère, passé avec succès…) dans cette atmosphère de travail omniprésent, dans la constance d’un boulot qui ne te laisse que très peu de distractions, dans un monde à part où mes quelques articles pourront me transporter dans les temps…

Longue vie à mon blog, longue vie à mon inspiration !

PS : le titre est «le blog des mes études de médecine», oui, ETUDES, quand je serai médecin il faudra en créer un nouveau mais d’ici là une dizaine d’année se seront écoulées…

(Un autre article intéressant dans le même genre à faire serait les 10 commandements du bon lecteur)

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Un petit examen, partiellement votre ! petite apologie du stress 6 janvier 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 22:42

Ou plutôt devrai-je dire partiellement mien ou encore : mes partielles!

Car la vérité est bien là et bien cruelle. Je passe un concours, mon concours. La terre tourne, le monde vit, un jour commun, banal comme tous les autres. Mais pour moi, en ce jour particulier, en ce 8 janvier 2008, le monde va vivre autrement, la terre va tourner d’une manière toute différente…
Juste l’histoire d’une journée, de quelques heures cruciales et déterminantes dans une vie qui en compte des centaines de milliers !

Mais au jour d’aujourd’hui, au soir de ce soir, cet “après-demain” qui se rapproche et dans lequel aboutiront, s’accompliront et se révéleront je l’espère les dizaines et les dizaines et encore les dizaines d’heure de boulot que j’ai depuis bientôt un an et demi accumulé !!!
Ce mardi de janvier ne me fait pas peur et m’attire plus qu’autre chose.

De 1,
Pus vite on le passe plus vite c’est fini !!

De 2,
Des journées comme celles-ci sont tellement intenses que j’ai hâte d’être le mardi au soir !

Et de 3,
Un athlète s’entraine une année pour une épreuve, pour la course. Et ben moi c’est pareil, je m’entraine et ensuite voilà l’épreuve, la suite logique des choses.

Et de 4,
De toute façon il faut y passer, pas le choix donc allons-y !!!!

“Peace in my thoughts and no stress”

Oui, aucun stress, aucune insomnie, aucun ventre serré, aucunes pensées qui s’avalanchent : et si ceci?!! et si cela?!?, et si jamais…

Hier en relisant pour la dernière fois mon cours d’embryologie, je me suis dit «et bien voilà c’est terminé, c’est la der des ders, tu ne pourras plus le revoir, trop tard !, si tu avais des blanc, des trous, des manques, des incompréhensions, c’est fini !! tampis pour toi…» (et de plus ça te le fait à chaque page que tu tournes) Le stress monte de plus en plus fort, waow !!, décharge d’adrénaline, contraction des sphincters, arrêt direct du transit digestif, vasodilatation, augmentation du tonus, sueurs, bouffée de chaleur, , les pensées s’enchainent…
Mais ça n’a duré que 2 ou 3 minutes, jusqu’à ce que je me reprenne «calmons-nous !, ton cours, tu le sais !, tu le connais !, tu as fait ton maximum !, en un temps compté et déterminé tu l’as bossé plus et mieux que les autres donc il n’y a aucune raison de se faire du mauvais sang…» Et me voilà reparti pour une matinée calme et sans encombres (mais j’imagine que pour un étudiant qui ne peut se rassurer de la sorte, il a toutes les raisons de stresser !!!).

Mais à part ça c’est complètement différent de l’année dernière, vraiment !!!(relis les anciens post…) et je le répète encore un fois, je suis prêt. Donc pas de stress.

Selon moi il faut donner des explications à tout ou tout du moins essayer ! (c’est bon pour l’intellect, on se couche moins soucieux et plus calme, car souvent pour moi c’est bien l’absence d’une explication qui m’empêche de dormir, et je me force à oublier, à mettre de côté un problème, une requête de mon esprit pour laisser la place au sommeil qui sans ça n’atteindrai jamais son paradoxe ! Le profond sommeil paradoxal, absent de tous soucis…).

A 4 ans ça se formule par des «pourquoi papa ?», mais à 19 ans on est bien obliger des répondre aux questions que le cours de la vie nous pose !

Donc je répondrai à mon absence de stress, en émettant l’hypothèse qui je l’espère sera confirmé :
«L’absence de stress de cet étudiant en médecine est due à sa condition, à son état. Cet étudiant a travaillé de son mieux, il connaît ses cours, il n’a donc aucune raison d’avoir une réponse non adapté à une situation pour le moins pas banale !»

Wikipedia nous dit : Au sens strict du terme la définition du stress ne comprend pas la réponse de l’organisme aux contraintes mais uniquement les contraintes elles même, par contre le terme “syndrome général d’adaptation” est approprié pour parler des réponses aux contraintes.
Biologiquement parlant le stress correspond aux contraintes et agressions subies par un organisme qui vont l’empêcher de vivre dans des conditions optimales et vont engendrer une réponse de cet organisme pour pouvoir vivre dans de meilleures conditions.
En psychologie, la notion de stress regroupe plusieurs notions :
le changement, la cause extérieure provoquant la réaction, l’agent stressant ; on peut désigner ceci par les termes de «contrainte» ou de «pression nerveuse» ;
la réaction d’adaptation à cette contrainte, que l’on peut désigner par le terme «tension nerveuse».
L’étude du stress fait intervenir la médecine, la psychologie et la sociologie.

La suite de l’article est sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Stress

Vraiment super intéressant, un peu long certes mais très instructif et disons que ça nous concerne tous alors…
On y trouve entre autre l’échelle de stress de “Holmes et Rahe” et adapté à mon échelle, je me placerai selon moi à 54 !!! J’aime pas mal aussi le modèle énergético-cognitif du stress et de la performance de Sanders.

Car la grande chose, le grand évènement est qu’au-delà d’une centaine d’items et de grilles de QCM cochées, je joue ma vie, je joue mon avenir, c’est du sérieux, solennel, on ne plaisante pas !!!

Je serai médecin, chirurgien ou je ne le serai pas !!!

Bizuth, tu tentes le tout pour le tout, parfois, coup de poker, parfois, tu relances pour un tour… mais là je “mets le tapis” !!
C’est tout ou rien ! (comme le potentiel d’action…)

Je différentie, appréhension, stress et angoisse ! (et je n’ai pas envi de développer ce point car il se trame à l’horizon des évènements beaucoup plus importants ! et il est de force majeur de les aborder…)

Je connais les lieux, le double-mixte, la Doua ssssssss, je connais les modalités, je me souviens du déroulement. Donc aucune appréhension à ce niveau là !
En revanche, c’est ce savoir qui pourrait paradoxalement me stresser mais non, je suis serein, très serein !

L’importance du jour, voilà une des raison qui mettrons la journée de mardi dans une situation particulière. Bien sur il y aura les examens terminaux où au pire je pourrai me rattraper mais ces partielles sont cruciales pour la suite de l’année, pour la suite de ma vie ! Si je suis, disons plus de 500ème au classement provisoire je quitte, j’abandonne, je démissionne, je me vire… (Taper cette phrase sur mon pauvre clavier m’a jeté un frisson, mes mains tremblent ! lol)
Ça c’est dit !

Le temps est unique comme chaque seconde que tu viens de vivre mais ce 8 janvier sera particulièrement unique, particulier et unique !
Un jour important, grandiose, chargé d’un fardeau ou d’un cadeau de mauvaise ou bonne continuation…

J’ai eu dans toutes les matières que je vais passer des bonne notes, cette année je ne peux que faire mieux, et elles seront donc toutes excellentes. Il n’y a pas de raisons.

Mais ça reste un coucours !!!!!

Je n’aime pas les «bonne chance», la chance n’a rien à voir là dedans, je préfère les «bon courage !» ou les «soit fort !» mais cette année, j’accepterai tout les encouragements, du «je pense bien à toi» au fameux «bonne chance» !!!

Donc je me souhaite le meilleur, le courage, la force, la sérénité, la concentration ! (et de même à tous les étudiant en médecine de France et de Navarre !)

Mais pour concourir (c’est marrant il y a même un verbe spécialement dédié !) oui, pour concourir ce concours je dois être dans des conditions optimales, idéales !
Reposé, calme et dopé lol (au GURONSAN® pour ceux qui connaissent depuis 5 jours, chaque matin c’est l’équivalent de 10 cafés blindés de vitamine C… il faut mettre toutes les chances de son coté pour être au top…)

Mais surtout du dodo, donner du repos à cet aimable cerveau qui m’accompagne tout le temps et me sert tant, et qui je le souhaite plus que tout au monde ne me fera pas défaut une seule seconde dans à l’heure qu’il est moins de 48 heures !!!
Et comme chaque fois j’aimerai continuer encore et encore ces messages mais il faut que j’aille dormir, mon oreiller m’appelle, mes trois nuits de pré-concours de plus de 9 heures et mon self-raisonnable m’obligent à arrêter là cette missive, “to end my update and aware article” ou encore mon article de mise à jour, de mise au courant, l’anglais dit les choses toujours d’une façon qui «coule plus» si vous voyez ce que je veux dire…

Bonne chance à tous et à bientôt !!

PS : pas de «message d’update en live» sauf exceptionnellement si j’en ai encore la force mardi soir avant de partir 4 longues et belles journées bien méritées au ski !!!!

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Aïe 2 janvier 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 0:05

Tout malade à J-6!!!

Mieux vaut maintenant que le jour du concours…

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HAPPY NEW YEAR !!!!!!!!!!! 1 janvier 2008

Classé dans : Non classé — admin @ 0:03

Et voilà nous somme en 2008, heureuse année à tous!!! je vous souhaite le meilleur, réussite, bonheur… plein de bonne choses!!!!!

et nous sommes aussi à J∞8 des partielles, ça fait plein de 8…

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A J-10 de mes secondes partielles!! 28 décembre 2007

Classé dans : Non classé — admin @ 0:02

J’ai passé d’excellentes fêtes de Noël,. 24 25 sans boulot, le complet repos du cerveau, l’appareil de la nutrition a pris le relais!!!

Tout va pour le mieux mais j’en ai assez de réviser, je ne sature pas et c’est une sacrée différence!

Le concours pourrait-être ce soir!

Je suis prêt, je reprends des cours que je sais déjà sincèrement sur le bout de la langue, sur le bout des doigts, prêt à cocher QCM après QCM sans aucune faute jusqu’au concours!!! Sans rire je suis soulé, à limite de l’overdose de ce poly de physique, de ces fiches d’embryo qui me sortent par tout les trous en fin de journée mais c’est bon signe je le maitrise plus que rien d’autre au monde… et bien plus que l’année dernière et ça c’est aussi essentiel. Je me les récite en me couchant puis la nuit puis au petit déjeuné…
Et paradoxalement je sais pertinemment que je ne vais pas majorer toutes les épreuves et c’est peut-être ce petit hic que me pousse encore et encore à refaire les annales sur 7 ans avec des questions que tu connais par cœur tout en cherchant une faille, la faille!!
Vraiment complètement différent de l’année de bizuth… l’année dernière j’aurai aimé avoir autant de temps que possible pour réviser, aujourd’hui je suis plus prêt que moi il y a un an, plus prêt que les autres aujourd’hui 10 jours avant le concours! Mais ils me rattrapent et je les aide à le faire en répondant à un paquet de questions… (Sans moi n’en poser aucune bien sur!!!) Dans ces cas là il ne faut pas trop réfléchir, on pourrai devenir méchant, on pourrait faire de la sélection sssssss. Je suis plus fort, je suis devant, je m’en persuade et c’est vrai, au moins largement devant plus que beaucoup. Et je boss dure pour le rester et espérer l’être le jour J, le 8 janvier, dans à l’heure qu’il est moins de 10 jours!!!

Mais il me reste encore 9 jours, à bosser à fond, assurer ma réussite (je m’en voudrai tellement de rater, je mets toutes les chances de mon coté, tout du moins j’essaye au mieux…)
Je vais bosser encore et encore même pour refaire encore et encore, revoir, relire, re-re-re-réciter… MOTIVATION

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